Tel-Aviv

10 juin 2011 18:37; Act: 10.06.2011 19:10 Print

Des milliers de personnes à la Gay Pride

Des dizaines de milliers de participants ont défilé à Tel-Aviv, à l'occasion de la Gay Pride israélienne.

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Entre 30.000 et 70.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé vendredi sous une chaleur écrasante à la Gay Pride de Tel-Aviv en scandant dans une ambiance de kermesse: «c'est bon d'être gay».

Brandissant des bannières aux couleurs arc-en-ciel et des drapeaux israéliens, drag queens, militants des droits civiques, homosexuels des deux sexes aux tenues provocantes et hétérosexuels ont marché dans les rues.

Souvent torses nus, certains vêtus uniquement de bouquets de fleurs et agitant des guirlandes de ballons multicolores ou des éventails bariolés, les participants ont repris en choeur «nous exigeons l'égalité des droits».

Des couples se sont enlacés et d'autres se sont embrassés sous les vivats d'une foule bon enfant.

Depuis 1988, cet événement est marqué chaque année sous les auspices de la municipalité au rythme endiablé des tambours et de la dance music.

Quelque 5.000 touristes venus de l'étranger, notamment des Pays-bas, de France, de Grande-Bretagne, de Russie et des Etats-Unis se sont joints aux festivités, selon les organisateurs.

«Aucun incident n'a été signalé» durant ce défilé, a indiqué le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, qui a pour sa part fait état de 30.000 participants.

«Je suis à la fois religieuse, mère, femme et lesbienne, c'est ce que je suis», a déclaré à l'AFP Zehorit Sorek, 34 ans, jupe longue et fichu des juives traditionalistes.

«La religion peut être extrêmement tolérante. C'est la société qui ne m'accepte pas», a-t-elle soutenu.

Contrairement à Jérusalem, Tel-Aviv a la réputation d'être une cité très libérale du point de vue des moeurs.

Malgré l'hostilité que les homosexuels, surtout masculins, suscitent dans les cercles religieux juifs ultra-orthodoxes en Israël, l'homosexualité n'est plus pénalisée depuis 1988 et certains droits des couples gays ou lesbiens sont reconnus par les tribunaux.

(afp)