Russie - Assassinat de Boris Nemtsov

01 mars 2015 12:54; Act: 01.03.2015 18:58 Print

Des milliers de personnes dans le centre de Moscou

Plus de 70'000 personnes ont pris part dimanche à la marche organisée à Moscou en hommage à l'opposant Boris Nemtsov, assassiné vendredi près du Kremlin, selon l'un des organisateurs de la marche.

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12.05 Les proches de l'opposant russe, assassiné en février en plein centre de Moscou, ont rassemblé dans un rapport des «preuves exhaustives» de la présence de forces militaires russes en Ukraine. Une version que le Kremlin dément vigoureusement depuis des mois. 07.04 Plusieurs centaines de partisans de l'opposant russe Boris Nemtsov se sont recueillis mardi matin au pied du Kremlin, sur le pont où il a été assassiné il y a tout juste quarante jours. 31.03 Le Tribunal municipal de Moscou a inculpé de «meurtre commandité» les cinq suspects arrêtés après l'assassinat en février de l'opposant russe Boris Nemtsov. 11.03 Le principal suspect du meurtre de l'opposant russe Boris Nemtsov, Zaour Dadaïev (photo), a avoué, a déclaré mercredi un membre du Conseil consultatif pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin après l'avoir vu en prison. Mais il a manifestement été torturé. 09.03 La piste islamiste privilégiée par la police russe dans l'enquête sur le meurtre de l'opposant Boris Nemtsov est «absurde» et «répond à un ordre du Kremlin», a affirmé lundi à l'AFP son ami Ilia Iachine. 08.03 Zaour Dadaïev, qui était le chef adjoint d'un bataillon de police tchétchène selon les agences de presse russes, a été arrêté samedi en Ingouchie, république voisine de la Tchétchénie, dans l'instable Caucase russe. Il a reconnu avoir participé au meurtre de Boris Nemtsov. 06.03 Ganna Douritska, la compagne ukrainienne de Boris Nemtsov qui avait été témoin du meurtre à Moscou de cet opposant russe, a annoncé subir des menaces depuis son retour en Ukraine, a annoncé vendredi le Parquet général ukrainien, ajoutant avoir donné l'ordre de prendre des mesures pour «assurer sa sécurité». 04.03.2015 Plusieurs suspects ont été identifiés dans l'enquête sur l'assassinat de l'opposant Boris Nemtsov, a annoncé mercredi le directeur du FSB, les services de sécurité russes. 03.03 La dépouille mortelle de Boris Nemtsov doit être exposée de 10h à 14h pour un dernier hommage au Centre Sakharov, musée consacré aux droits de l'homme et à l'académicien dissident soviétique Andreï Sakharov. 02.03 Ganna Douritska, la compagne ukrainienne de Boris Nemtsov, qui avait été témoin du meurtre de cet opposant russe et s'était plainte d'être «retenue» en Russie, a pu quitter le pays lundi soir pour se rendre à Kiev. 02.03 L'opposant russe assassiné avait accumulé des «preuves» de la présence de soldats russes en Ukraine qu'il était sur le point de publier, a affirmé lundi son ami Ilia Iachine. 02.03 La compagne ukrainienne de l'opposant russe Boris Nemtsov, tué par balles à Moscou, s'est plainte lundi d'être retenue en Russie, sa mère ayant de son côté appelé à l'aide les autorités de Kiev craignant pour la sécurité de sa fille. 02.03 Les enquêteurs russes ne semblaient pas avoir beaucoup avancé lundi pour retrouver les auteurs du meurtre de l'opposant Boris Nemtsov, trois jours après les faits. Et cela malgré l'engagement du président Vladimir Poutine à «tout faire» pour châtier les tueurs. 02.03 Au lendemain de la marche en hommage à Boris Nemtsov, qui a réuni des dizaines de milliers de Moscovites, la presse russe se faisait l'écho lundi du choc causé par le meurtre de l'opposant et ancien vice-Premier ministre russe, assassiné vendredi près du Kremlin. 01.03 Plusieurs milliers de Russes se sont rassemblés dimanche en début d'après-midi dans le centre de Moscou pour participer à une marche dans Moscou en hommage à Boris Nemtsov, l'opposant et ancien vice-Premier ministre russe assassiné près du Kremlin. 28.02 Deux semaines avant son assassinat, Boris Nemtsov avouait craindre pour sa vie dans un entretien et le journaliste qui l'interrogeait lui avait souhaité bonne chance. L'opposant russe russe Boris Nemtsov a été tué par balle en plein centre de Moscou dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait 55 ans. Abattu par balle à 55 ans juste à côté du Kremlin, Boris Nemtsov avait notamment été l'un des chefs de file de la vague de contestation sans précédent qui avait marqué en 2011-2012 la campagne électorale de Vladimir Poutine, alors candidat pour un troisième mandat de président. Boris Nemtsov se promenait avec une jeune femme sur le Grand Pont de pierre, juste à côté du Kremlin, lorsqu'il a été abattu de quatre balles. Boris Nemtsov avait pris position dans la crise en Ukraine, critiquant notamment la politique menée par Vladimir Poutine dans le conflit, comme ici, lors d'un rassemblement, à Moscou. Il avait été vice-Premier ministre du président Boris Eltsine dans les années 1990. Dès l'annonce du drame, des centaines de Moscovites sont venus se recueillir et déposer des bouquets de fleurs.

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Des dizaines de milliers de Russes ont défilé dimanche à Moscou en brandissant des pancartes «Je n'ai pas peur» et aux cris de «la Russie sans Poutine». Ils ont rendu hommage à Boris Nemtsov, adversaire virulent du président russe dont l'assassinat a ravivé les inquiétudes concernant le sort de ceux qui critiquent le pouvoir.

Les manifestants - 70'000 selon les organisateurs, 21'000 d'après la police - ont défilé le long de la rivière Moskova. Leur nombre dépasse largement celui des manifestants ayant répondu aux appels de l'opposition ces derniers temps. Ce rassemblement rappelle par son ampleur les grandes manifestations organisées en 2011 et 2012 contre Vladimir Poutine.

Député ukrainien arrêté

Un député ukrainien qui s'était spécialement rendu à Moscou, Alexeï Gontcharenko, a été arrêté en marge de la marche par la police, qui le soupçonne d'avoir pris part à l'incendie meurtrier d'un bâtiment public à Odessa en mai. Plus de 40 personnes avaient péri brûlés vifs dans cette ville du sud de l'Ukraine, principalement des militants prorusses, après des affrontements avec des militants pro-ukrainiens.

«Les députés ukrainiens disposent de l'immunité diplomatique et cette arrestation est une infraction aux normes du droit international», a réagi le président du Parlement ukrainien Volodimir Groisman. Il a appelé à prendre des mesures immédiates pour sa libération.

Responsabilité claire

Les manifestants ont passé tout près du pont sur lequel l'opposant a été abattu vendredi soir de quatre balles dans le dos.

Vladimir Poutine a qualifié ce meurtre de «provocation» et promis de traquer les coupables. Les enquêteurs ont avancé plusieurs hypothèses, dont celle d'islamistes, Boris Nemtsov étant de confession juive, ou celle d'un assassinat politique perpétré par l'opposition elle-même pour ternir l'image du Kremlin.

Mais pour les opposants, la responsabilité de Vladimir Poutine ne fait aucun doute. «Si nous pouvons mettre fin à la campagne de haine dirigée contre l'opposition, alors nous aurons une chance de pouvoir changer la Russie. Sinon, nous allons au-devant d'un conflit civil de grande ampleur», a estimé Guénnadi Goudkov, un des chefs de file de l'opposition.

«Les autorités sont corrompues et ne tolèrent pas de voir émerger une quelconque menace pour leur pouvoir. Boris (Nemtsov) les dérangeait», a-t-il ajouté. Samedi, des milliers de Russes avaient déjà déposé des bouquets de fleurs sur le pont où il a été assassiné.

«Autorités criminelles»

Agé de 55 ans, l'ancien vice-Premier ministre de Boris Eltsine à la fin des années 1990 avait été l'une des figures de la contestation anti-Poutine en 2011-2012. Il avait fait de la dénonciation de l'implication de Moscou dans le conflit ukrainien son nouveau cheval de bataille.

«Il faisait du tort aux autorités mais les autorités sont elles-mêmes criminelles. Elles ont foulé aux pieds tous les droits internationaux, annexé la Crimée, entamé une guerre avec l'Ukraine», a déclaré Iouri Voinov, un ingénieur à la retraite qui participait à la marche.

Selon des proches de Boris Nemtsov, celui-ci était en train de préparer un rapport détaillé sur la présence de soldats russes dans l'est de l'Ukraine, alors que Moscou dément toute implication de ses troupes aux côtés des rebelles séparatistes.

«Poutine, démission!»

«Qu'un officier du KGB se proclame président à vie est une catastrophe géopolitique. Poutine, démission!», pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une femme.

Les opposants accusent le Kremlin d'attiser le nationalisme, la haine et un sentiment anti-occidental pour que la population soutienne sa politique en Ukraine et ne le tienne pas coupable de la crise économique.

La thèse du Kremlin convint certains Moscovites

Mais, signe que la propagande gouvernementale fonctionne, certains Moscovites se montrent convaincus par la thèse du complot évoqué par les autorités à propos de l'assassinat de Boris Nemtsov.

Ce dernier entendait participer à une manifestation dimanche pour remobiliser l'opposition. A Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, plus de 6000 personnes se sont rassemblées pour honorer sa mémoire. Des milliers de personnes lui ont également rendu hommage en province.

(afp)