France

07 décembre 2011 08:52; Act: 07.12.2011 11:27 Print

Des parents retiennent une directrice en otage

Des parents d'élèves «inquiets» pour la scolarité de leurs enfants séquestrent depuis mardi soir la directrice et quatre collaborateurs d'une école privée catholique dans le sud de la France.

Voir le diaporama en grand »

Une faute?

Une quinzaine de parents d'élèves de CM1 de l'école privée catholique Notre-Dame-de-Caderot à Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) retiennent depuis mardi soir la directrice de l'école, une secrétaire et trois institutrices pour obtenir le renvoi du professeur de leurs enfants.

«Nous sommes très inquiets par rapport à l'avancée du programme de CM1 et nous pensons que nos enfants sont en danger. La situation est incontrôlable, ça hurle dans la classe, les enfants pleurent tous les jours, un élève ne veut plus aller à l'école, ils sont touchés psychologiquement», a indiqué par téléphone Christophe Planes, l'un de ces parents d'élèves.

«Nous séquestrons la directrice et une partie des enseignants dans l'école jusqu'à ce que les choses bougent», a ajouté M. Planes. «Nous avions une réunion avec ces parents d'élèves de CM1 et je reconnais qu'il y a des problèmes, ils ne sont pas entendus par les autorités académiques, donc ils ont décidé de me séquestrer avec trois enseignantes», a confirmé Christine Courtot, directrice de l'établissement.

«Nos enfants sont pris en otage depuis septembre»

Le rectorat a indiqué que le cas de ce professeur «qui est un stagiaire» est «connu et suivi par l'inspection académique». «Depuis que ce stagiaire est arrivé, la directrice est en conflit avec lui. Le directeur diocésain et le directeur de l'Institut de formation pédagogique Saint-Cassien (n.d.l.r.: qui forme cet enseignant) ont été reçus par l'inspection académique et le stagiaire est convoqué mercredi», a précisé le rectorat.

Dans la soirée, les parents d'élèves ont été contactés. On leur a fait part de ces informations avant de leur «donner l'assurance que ce professeur sera déplacé aujourd'hui», selon la même source.

Des gendarmes se sont présentés à l'école pour prendre la mesure de la situation et ont quitté les lieux, escomptant une fin imminente du mouvement, a indiqué la brigade de gendarmerie de Berre-l'Etang. Peu avant 23h, les parents d'élèves ont cependant indiqué qu’ils refusaient de libérer l'école où ils comptent passer la nuit, bien qu'ils aient reçu une demande de mutation du professeur visé, transmise par fax par l'inspection d'académie, et malgré les assurances du rectorat.

«Nous voulons un document écrit définitif», a dit Mme Planes, porte-parole des parents d'élèves. «Nous prenons les enseignants en otage, mais nos enfants sont pris en otage depuis septembre», a-t-elle fait valoir, consciente de «risquer le pénal si les enseignants portent plainte».


(afp)