Royaume Uni

15 avril 2019 18:26; Act: 16.04.2019 12:51 Print

Des parlementaires soutiennent Assange à Londres

Suite à l'emprisonnement du fondateur de WikiLeaks, des députées allemandes et espagnole ont ostensiblement affiché leur soutien à Julian Assange.

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Les députées allemandes Heike Hansel (au centre) et Sevim Dagdelen (à droite) et la députée espagnole Ana Miranda Paz (à gauche). (Photo: AFP)

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Deux parlementaires allemandes et une espagnole ont manifesté lundi devant la prison de Londres où est emprisonné Julian Assange, appelant le Royaume-Uni et l'Union européenne à empêcher l'extradition du fondateur de WikiLeaks vers les Etats-Unis.

Les députées Heike Hansel et Sevim Dagdelen, du parti allemand de gauche Die Linke, et la députée européenne espagnole Ana Miranda (Groupe des Verts/Alliance libre européenne) - auraient théoriquement dû rendre visite ce lundi à Julian Assange à l'ambassade d'Equateur de Londres, selon le parti Die Linke et WikiLeaks.

Mais l'Australien de 47 ans a été placé en détention après son arrestation jeudi dans le bâtiment diplomatique, où il avait trouvé refuge il y a sept ans afin d'échapper à un mandat d'arrêt britannique pour des accusations de viol et d'agression sexuelle en Suède, qu'il a toujours niées.

Julian Assange fait également face à une demande d'extradition des Etats-Unis, qui l'accusent d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

Devant la prison de haute sécurité de Belmarsh (sud-est de Londres), où M. Assange est écroué, les trois parlementaires ont brandi des affiches portant les messages «Libérez Assange» et «Non à l'extradition vers les Etats-Unis».

«Nous sommes confrontés à un impératif humanitaire maintenant qu'Assange est en détention au Royaume-Uni et qu'une demande d'extradition des États-Unis a été déposée contre lui», a déclaré Ana Miranda, évoquant des menaces de mort proférées, selon elle, par des responsables américains.

Une telle extradition constituerait un «dangereux précédent» pour les journalistes, a-t-elle estimé.

Sevim Dagdelen a appelé de son côté le Royaume-Uni, mais aussi l'UE, à bloquer cette extradition: «L'Union européenne doit prendre des mesures pour protéger un éditeur-journaliste politiquement persécuté», a-t-elle déclaré, appelant son pays et l'Espagne à lui accorder un droit d'asile.

Elles ont en outre affirmé attendre une réponse à une demande pour rencontrer M. Assange en détention.

(nxp/afp)