Mauritanie

09 décembre 2011 21:09; Act: 09.12.2011 21:12 Print

Des photos des otages enlevés au Mali publiées

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a fait publier vendredi deux photos de cinq Européens, dont deux Français, enlevés les 24 et 25 novembre au Mali.

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Les clichés viennent en appui d'un communiqué publié la veille par l'organisation revendiquant ces enlèvements. (Photo: AFP)

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Ces photos ont été envoyées à l'Agence Nouakchott information (ANI, agence de presse en ligne mauritanienne), ainsi qu'au bureau de l'AFP à Rabat, déjà destinataires jeudi d'un communiqué d'Al- Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendiquant les enlèvements.

Une des photos montre les deux Français, enlevés le 24 novembre à Hombori, avec trois hommes armés derrière eux, le visage recouvert d'un turban.

L'autre montre les trois Européens - un Britannique, un Suédois et un Néerlandais enlevés le lendemain à Tombouctou (nord du Mali) - entourés de quatre hommes en armes, dont l'un a le visage découvert. Un touriste allemand qui avait résisté à son enlèvement avait été tué à Tombouctou.

Dans le communiqué publié jeudi, Aqmi écrivait avoir enlevé ces cinq Européens en «réponse aux agressions répétées de la France contre les musulmans des pays du Sahel» et comme «une réaction légitime face aux politiques permanentes et insensées de (Nicolas) Sarkozy», président français.

L'organisation ajoutait que «le Mali a été choisi sciemment en raison de l'implication du régime d'Amadou (Toumani) Touré dans une guerre contre les Moujahidine (combattants)», cédant «ainsi aux pressions exercées sur lui par la France et les Etats-Unis».

«A tes quatre sujets retenus à Arlit, s'ajoute désormais l'enlèvement de deux autres Français dont tu endosses l'entière responsabilité», ajoutait une partie du texte adressée au seul président Sarkozy, en référence aux Français enlevés en septembre 2010 sur la mine d'uranium du groupe français Areva à Arlit (nord du Niger), toujours retenus en otage.

«Nous ferons savoir prochainement nos revendications à la France et au Mali», ajoutait le communiqué. Aqmi a en revanche démenti être l'auteur de l'enlèvement de trois Européens - un Espagnol, une Espagnole et une Italienne - en octobre dans un camp de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie.

(ats)