Moyen-Orient

21 octobre 2019 11:09; Act: 21.10.2019 15:43 Print

Des troupes américaines quittent la Syrie et entrent en Irak

Des dizaines de véhicules blindés arborant un drapeau américain sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr.

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Des troupes américaines en provenance de Syrie ont traversé lundi la frontière avec le Kurdistan irakien voisin, ont rapporté des témoins à l'AFP.

Des véhicules militaires américains avec des soldats à bord sont passés sur le pont du poste-frontière de Fichkhabour, aux confins des territoires irakien, syrien et turc, ont-ils précisé.

Le 13 octobre, les États-Unis ont annoncé le retrait de quelque 1000 militaires américains déployés dans le nord et l'est de la Syrie en guerre, cinq jours après le début d'une offensive turque dans ce secteur contre une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme «terroriste» par Ankara.

C'est un premier retrait, le 7 octobre, de soldats américains des abords de la frontière turque dans le nord de la Syrie, après une annonce du président américain Donald Trump en ce sens, qui avait ouvert la voie à l'offensive de la Turquie contre les combattants kurdes.

L'offensive est suspendue depuis jeudi par une fragile trêve négociée par Washington. Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères, sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr (est), a constaté un correspondant de l'AFP.

5200 militaires en Irak

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le convoi s'était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, plus à l'ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville clé de Minbej et d'une autre, située également près de Kobané, à la frontière turque.

Les États-Unis ont actuellement 5200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antidjihadiste emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak, alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

(nxp/afp)