Espagne

27 mai 2019 02:37; Act: 27.05.2019 02:37 Print

Désillusion pour Manuel Valls à Barcelone

L'ancien Premier ministre français n'a terminé qu'à la quatrième place des élections municipales de Barcelone dimanche.

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Manuel Valls au moment de déposer son bulletin dans l'urne dimanche à Barcelone. (Photo: AFP)

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Il était venu pour «gagner» la mairie de sa ville natale de Barcelone après l'échec de ses ambitions présidentielles en 2017 en France. Mais l'ancien Premier ministre français Manuel Valls a essuyé un revers dimanche en n'arrivant que quatrième aux élections municipales.

Avec environ 13% des voix, selon des résultats définitifs, M. Valls, 56 ans, a été largement devancé par le candidat du parti indépendantiste Gauche républicaine de Catalogne (ERC) Ernest Maragall (environ 21%) et la maire sortante de gauche radicale Ada Colau (près de 21%).

«Ma liste (...) est loin de nos attentes et de mes attentes», a reconnu l'ancien Premier ministre socialiste français (2014-2016), soutenu à Barcelone par le parti libéral et anti-indépendantiste Ciudadanos.

Cette candidature à une élection municipale dans une grande métropole après une carrière politique de premier plan dans un autre pays était inédite en Europe, où tout citoyen peut se présenter à des élections locales dans un autre pays que le sien depuis le traité de Maastricht.

Ernest Maragall, 76 ans, devrait devenir le premier maire indépendantiste de la deuxième ville d'Espagne depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne à l'issue de la dictature franquiste.

Dans les rangs de l'opposition

Né à Barcelone en août 1962, Manuel Valls a été élevé à Paris par un père catalan - le peintre Xavier Valls - et une mère italo-suisse puis naturalisé français à 20 ans. Après son échec aux primaires socialistes pour la présidentielle 2017 en France et son ralliement à Emmanuel Macron, Manuel Valls avait décidé de changer d'horizon en s'engageant de l'autre côté des Pyrénées.

En couple avec Susana Gallardo, riche héritière d'une société pharmaceutique catalane, Manuel Valls avait promis que «quoi qu'il arrive», il resterait à Barcelone où sa place sera désormais sur les bancs de l'opposition au sein du conseil municipal.

(nxp/afp)