Espagne

09 juillet 2014 16:54; Act: 09.07.2014 23:32 Print

Deux coureurs reçoivent des coups de corne

Deux hommes ont été blessés à Pamplune lors d'une course de taureaux, mercredi.

storybild

Un coureur américain s'est fait encorner, mercredi. (Photo: Keystone/AP/Daniel Ochoa de Olza)

Une faute?

Faisant face aux coureurs vêtus de blanc et rouge, sur les pavés mouillés de Pampelune, un taureau de combat a chargé et blessé deux hommes mercredi à coups de corne lors de la troisième journée de la San Fermin.

Trois autres coureurs ont été hospitalisés pour des contusions plus légères après être tombés lors de l'un des célèbres lâchers de taureaux de cette ville du nord de l'Espagne, selon les données actualisées par l'organisation.

Peu avant d'entrer dans les arènes de la ville, où aboutit le parcours, l'un des six taureaux, accompagnés de six boeufs s'est séparé des autres et retourné vers les coureurs.

600 kilos qui chargent

Après un temps d'hésitation, la bête, appelée Brevito et pesant 600 kilos, a chargé contre un homme tombé au sol, qui tentait de se protéger sous une barrière en bois tandis qu'un autre essayait de détourner son attention en lui tirant la queue.

Un Américain âgé de 32 ans et originaire de Chicago a reçu un coup de corne dans la cuisse droite tandis qu'un Espagnol de 35 ans a reçu un autre coup dans la poitrine avant que le taureau ne reparte finalement et finisse la course.

Journaliste blessé

Les autorités n'ont identifié le blessé américain que par ses initiales «B.H». Mais selon la presse locale, il s'agirait de Bill Hillman, un journaliste qui participe aux fêtes de la San Fermin pour la dixième année de suite.

Bill Hillman a publié le mois dernier un livre intitulé «Comment survivre aux taureaux de Pampelune» (How to survive the bulls of Pamplona), écrit à quatre mains avec John Hemingway, petit-fils d'Ernest Hemingway.

L'écrivain américain a rendu célèbres les fêtes de la San Fermin dans le monde entier avec son livre «Le soleil se lève aussi», publié en 1926.

Toujours hospitalisé

Mercredi, les six taureaux de l'élevage prestigieux de Victoriano del Rio ont parcouru les 848,6 mètres du lâcher en trois minutes et 23 secondes, soit la plus longue course depuis lundi.

Le danger est plus grand encore lorsque les taureaux se séparent lors des lâchers: désorientés, irrités par la foule, les bêtes risquent plus de charger contre les coureurs.

Un homme blessé par un coup de corne lors de la première course restait hospitalisé mercredi, mais son état n'était pas jugé préoccupant.

Fête mondialement connue

Jusqu'au 14 juillet, chaque matin à huit heures, des milliers de coureurs s'élanceront sur le dangereux parcours de ces lâchers de taureaux, ou «encierros», qui rythment les fêtes de la San Fermin.

Mondialement connues, celles-ci attirent chaque année dans la capitale de la Navarre des centaines de milliers de personnes, vêtues de blanc et rouge, venues de toute l'Espagne ou de l'étranger, France, Italie, Etats-Unis, Australie ou Canada notamment.

(afp)