«Parapluies de Hong Kong»

24 avril 2019 06:07; Act: 24.04.2019 12:49 Print

Des figures de la démocratie condamnées

Plusieurs leaders de la «révolte des parapluies» de Hong Kong en 2014 ont écopé jusqu'à 16 mois de prison ce mercredi.

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Chan Kin-man (gauche), 60 ans, professeur de sociologie, et Benny Tai (centre), 54 ans, professeur de droit, ont écopé de 16 mois de prison. (Mercredi 24 avril 2019) Les leaders de la «révolte des parapluies» jugés coupables: le pasteur baptiste Chu Yiu-ming (à droite), le professeur de droit Benny Tai (à gauche) et le professeur de sociologie Chan Kin-man ( au centre), encourent sept ans de prison. (Lundi 9 avril 2019) Des figures du mouvement prodémocratie sont jugés pour leur participation à la «révolte des parapluies» de l'automne 2014 qui avait réclamé en vain à Pékin des réformes politiques. (Lundi 9 avril 2019) Nathan Law (g), Joshua Wong (c) et Alex Chow (d) ont été condamnés à des mois de prison pour leur soutien au mouvement prodémocratie de l'automne 2014 à Hong Kong. (17 août 2017) La police a évacué les derniers manifestants, mettant fin à plus de deux mois d'occupation de la rue. (Lundi 15 décembre 2014) La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). Des huissiers de justice se sont présentés au matin sur le campement d'Admiralty, un village de tentes occupant une autoroute urbaine à neuf voies au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). Ils ont lu aux manifestants une injonction d'évacuation et leur ont donné jusqu'à 11 heures pour démanteler le camp. (11 décembre 2014) Les étudiants qui occupent toujours le centre de Hong Kong ont été invités par les fondateurs du mouvement pro-démocratie à quitter les lieux et à adopter d'autres mesures de résistance. (5 décembre 2014) Les étudiants qui occupent toujours le centre de Hong Kong ont été invités par les fondateurs du mouvement pro-démocratie à quitter les lieux et à adopter d'autres mesures de résistance. (5 décembre 2014) La «révolution des parapluies» s'essouffle à Hong Kong. Mercredi, les fondateurs du mouvement Occupy Central se sont symboliquement rendus à la police. (4 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central, Benny Tai, Chan Kin-man et Chu Yiu-ming préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Trois leaders étudiants ont entamé une grève de la faim après de nouveaux affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre. (1er décembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Des heurts sont survenus devant le Parlement de Hong Kong quelques heures après le démantèlement de barricades. (19 novembre). Des huissiers assistés de policiers se préparent ce mardi à agir pour disperser les manifestants prodémocratie qui campent depuis plus de six semaines à Hong Kong. (11 novembre 2014) De nouvelles manifestations ont éclaté dans l'ancienne colonnie britannique. (6 novembre 2014) Les organisateurs cherchent à maintenir la dynamique du mouvement. Ils ont demandé aux manifestants de se rassembler près du siège du pouvoir de l'ancienne colonie britannique passée dans le giron chinois. (28 octobre 2014). Les consultations entre le gouvernement de Hong Kong et des représentants du mouvement pro-démocratie ont commencé (21 octobre 2014) De violents affrontements ont eu lieu à Hong Kong entre les forces de l'ordre et les manifestants pro-démocratie. (19 octobre 2014) Hong Kong a connu une nouvelle nuit de violences entre la police et les manifestants pro-démocratie. (Samedi 18 octobre 2014) De violents affrontements ont eu lieu entre les manifestants pro-démocratie et la police (15 octobre 2014) La police de Hong Kong s'en prend au gros des barricades qui restent encore (14 octobre 2014) Des hommes masqués s'en sont pris aux manifestants (13 octobre 2014) La police a commencé à démanteler les barricades mises en place par les manifestants (13 octobre 2014) Le chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, très contesté a réaffirmé dimanche qu'il ne démissionnerait pas. (12 octobre) Le mouvement étudiant en faveur de la démocratie semble regagner en vigueur après l'annulation jeudi par les autorités des négociations qui étaient prévues avec les contestataires. Des centaines de manifestants ont campé dans la nuit de vendredi à samedi sur les principaux sites de protestation à Hong Kong. (11 octobre 2014) Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Hong Kong pour continuer à réclamer plus de démocratie. (vendredi 10 octobre 2014) Les étudiants de Hong Kong ont lancé un nouvel appel à la mobilisation ce vendredi. (10 octobre 2014) Le gouvernement de Hong Kong a annulé la rencontre avec les étudiants pro-démocratie censée mettre fin aux manifestations. (9 octobre 2014) Les manifestants étant presque tous rentrés chez eux, Hong Kong retourne peu à peu à la normale. (lundi 6 octobre 2014) Les manifestants pour la démocratie poursuivent leur lutte tout en annonçant un retrait de certains sites. (5 octobre 2014). «Paix! Anti-violence!», ont scandé les manifestants massés dans le quartier d'Admiralty, près du siège du pouvoir local, devenu le point de ralliement de la contestation. (5 octobre 2014). La police est intervenue pour éviter une escalade de la violence. (4 octobre 2014). La tension reste toujours vive à Hong Kong. Des manifestants se sont heurtés à la police. (4 octobre 2014). Le gouvernement a demandé aux manifestants pro-démocratie de se «disperser pacifiquement le plus tôt possible», estimant que leur mouvement avait eu «de graves conséquences» pour la ville. (2 octobre 2014) Les manifestants, plus nombreux que jamais, demande la démission de l'exécutif. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise (Mercredi 1er octobre 2014) Les manifestants restaient toujours très mobilisés à Hong Kong, jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des milliers de manifestants continuaient de braver le pouvoir dans la nuit de lundi à mardi à Hong Kong (Mardi 30 septembre 2014). Les étudiants, qui observent depuis une semaine une grève des cours, sont le fer de lance de la campagne de désobéissance civile lancée pour dénoncer ce que nombre de Hongkongais perçoivent comme une mainmise grandissante de Pékin sur les affaires locales. (29 septembre 2014) Dans des scènes de rue chaotiques, auxquelles Hong Kong n'est guère habituée, les policiers avaient tiré dimanche jusque tard dans la nuit des salves répétées de gaz lacrymogène pour tenter de disperser les protestataires. (29 septembre 2014) Dans des scènes de rue chaotiques, auxquelles Hong Kong n'est guère habituée, les policiers avaient tiré dimanche jusque tard dans la nuit des salves répétées de gaz lacrymogène pour tenter de disperser les protestataires. (29 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014)

Une faute?

Quatre figures de proue du mouvement prodémocratie qui avait paralysé Hong Kong en 2014 ont été condamnées mercredi à des peines de prison ferme. Leur procès a été dénoncé par les défenseurs des droits de l'homme.

Trois vétérans du mouvement et six co-prévenus avaient été reconnus coupables il y a deux semaines de trouble à l'ordre public. Ils attendaient depuis leur sentence. Mercredi, ils ont été reconnus responsables des manifestations monstres qui avaient paralysé en 2014 l'ex-colonie britannique, revenue en 1997 dans le giron de la Chine.

Chan Kin-man, 60 ans, un professeur de sociologie, et Benny Tai, 54 ans, un professeur de droit, deux des fondateurs en 2013 du mouvement «Occupy Central», ont écopé des peines les plus longues, 16 mois de détention. Deux co-prévenus, le militant Raphael Wong et l'élu Shiu Ka-chun, ont été condamnés à huit mois de prison. Quatre autres ont été condamnés soit à des peines d'emprisonnement avec sursis, soit à des travaux d'intérêt général.

Détermination

La peine de la neuvième prévenue, Tanya Chan, membre du Conseil législatif («LegCo», le Parlement de Hong Kong), sera prononcée ultérieurement car elle doit subir une opération du cerveau. Il s'agit des peines les plus lourdes prononcées en lien avec le «mouvement des parapluies», qui avait illustré pendant 79 jours le ressentiment d'une partie des Hongkongais.

«Notre détermination à nous battre pour la démocratie ne changera pas», a déclaré M. Wong en étant emmené par des policiers. MM. Tai et Chan sont deux des fondateurs du mouvement «Occupy Central» avec le pasteur baptiste Chu Yiu-ming, 75 ans, qui a écopé de prison avec sursis.

Leur idée était d'occuper le quartier d'affaires de Hong Kong si un suffrage universel libre n'était pas instauré pour élire le président du gouvernement local, lequel est désigné par un comité pro-Pékin. Mais les anciens furent débordés par la jeunesse, la situation explosant à l'automne 2014.

Le trio d'Occupy avait appelé la population à rejoindre cette révolte des «parapluies», baptisée en référence à ces objets dont se servaient les manifestants pour se protéger du gaz. Chaque condamné encourait jusqu'à sept ans de prison aux termes de la «Common law», l'ancien système britannique.

«Prisonniers de conscience»

«Ces longues peines adressent un avertissement à tous pour dire que le combat pour la démocratie aura des conséquences graves», a déclaré Maya Wang, de l'ONG Human Rights Watch. Amnesty International a qualifié les quatre prévenus incarcérés de «prisonniers de conscience».

Le consulat des Etats-Unis s'est dit «préoccupé par la décision du gouvernement hongkongais de lancer ces poursuites». Londres a estimé qu'il serait «profondément inquiétant» que ces condamnations «dissuadent les habitants de Hong Kong de manifester à l'avenir».

La «révolte des parapluies» avait paralysé des quartiers entiers de l'une des capitales mondiales de la finance pendant plus de deux mois. Au final, Pékin n'avait fait aucune concession. Depuis 2014, plusieurs militants ont été poursuivis par le ministère de la Justice, certains purgeant des peines de prison.

En vertu du principe «Un pays, deux systèmes» qui a présidé à sa rétrocession, Hong Kong jouit sur le papier de droits inconnus dans le reste de la Chine, dont la liberté d'expression. Mais nombreux sont ceux qui perçoivent une emprise de plus en plus marquée du gouvernement chinois.

(nxp/ats)