Séisme en Italie

22 mai 2012 09:11; Act: 22.05.2012 10:56 Print

Deuxième nuit d'angoisse pour 5000 évacués

Les rescapés du séisme survenu dimanche dans le nord de l'Italie ont passé une deuxième nuitée dans des campements de fortunes. Mardi, Mario Monti se rendra sur place.

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Les quelque 5000 personnes hébergées dans des gymnases ou des campements de fortune depuis le séisme de dimanche dans le nord-est de l'Italie, ont passé une deuxième nuit d'angoisse près de Ferrare et Modène, où le chef du gouvernement Mario Monti doit se rendre mardi matin.

Un total de 34 secousses de magnitude supérieure à 2 ont été enregistrées entre 22H00 (20H00 GMT) et 7H00 mardi mais une seule a dépassé la magnitude 3 s'établissant à 3,2 à 3H55, selon la salle sismique de l'Institut de géophysique italien (Ingv).

Selon les secours, aucun effondrement majeur n'a été enregistré toutefois pendant la nuit, pas même dans la «zone rouge» de Finale Emilia, le village qui a été l'épicentre du fort séisme qui s'est produit vers 4H00 du matin, dimanche (magnitude 6) suivi dans l'après-midi d'une importante réplique (5,1).

Centres d'accueil et parkings

Nombreux sont les évacués qui ont passé la nuit dans leurs voitures, garées sur des parkings de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs ne s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés dans des salles des fêtes, des gymnases ou sur des terrains de sport. Heureusement dans la nuit la pluie a presque cessé sur les zones touchées par le tremblement de terre.

Le chef du gouvernement Mario Monti, revenu de façon anticipée lundi d'un sommet de l'Otan à Washington pour assister à Brindisi aux obsèques d'une lycéenne de 16 ans tuée dans un attentat encore inexpliqué devant son école, a passé la nuit à Ferrare.

Mille ans d'histoire

Il se rendra d'abord à Sant'Agostino, localité située près de cette grande ville réputée pour ses joyaux architecturaux, où la mairie dont la façade est percée de trous béants menace de s'effondrer, puis à Finale Emilia, qui a perdu dans le tremblement de terre, pratiquement tous ses monuments historiques: la Tour de l'horloge et de nombreuses églises. «Mille ans d'histoire qui disparaissent», s'est désespéré le maire de la ville, Fernando Ferioli.

Selon l'un des ingénieurs de l'équipe contrôlant les bâtiments, le moral des habitants est affecté par la perte de leur héritage cuturel: «Ils s'identifient aux édifices qui font partie de leur vie».

Dans le séisme de dimanche, quatre des six victimes étaient des ouvriers qui travaillaient la nuit dans des PME de la région et qui sont restés emprisonnés sous les hangars de leurs entreprises: une firme de carrelage et une fonderie. Selon le journal «Sole 24 Ore», dans cette région industrielle et prospère, un hangar d'usine sur quatre est endommagé et inaccessible et les dégâts se montent à au moins 500 millions d'euros. 

(afp)