Syrie

03 décembre 2011 12:23; Act: 03.12.2011 16:44 Print

Dix-huit morts à Idleb, Homs et dans le sud

La répression syrienne a encore fait dix-huit morts, samedi.

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La répression en Syrie continue. (Photo: Keystone)

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Dix-huit personnes, dont sept militaires et membres des forces de sécurité, ont été tuées samedi en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres.

Samedi à l'aube, à Idleb, à 320 km au nord-ouest de Damas, des affrontements ont opposés l'armée régulière, les agents de sécurité et des groupes de déserteurs près des bâtiments du gouverneur de la ville, de la sécurité politique et de la direction de police.

Sept militaires et membres de la sécurité, dont un officier, de l'armée régulière ont été tués, ainsi que trois civils et cinq soldats déserteurs. Les accrochages se multiplient à travers le pays entre ces déserteurs appartenant à l'Armée syrienne libre (ASL) et l'armée régulière.

Lors de perquisitions à Tafas, dans la province de Deraa (sud) où avait commencé en mars la contestation contre le président Bachar al- Assad, un civil a été tué et cinq autres ont été blessés par les balles tirées par les services de sécurité, a indiqué l'OSDH.

Par ailleurs, à Homs, foyer de la rébellion dans le centre du pays, deux civils ont été tués, l'un par un tireur embusqué et l' autre par les forces de sécurité à Bab Amro, un des quartiers sunnites les plus engagés dans la lutte contre le régime. Des tirs étaient par ailleurs entendus dans la région.

Cette annonce intervient au lendemain de la condamnation par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU du régime de Damas. La répression a fait plus de 4000 morts, dont plus de 300 enfants, depuis le mois de mars.

Résolution biaisée

La Syrie a qualifié d'»injuste» et de «politiquement motivée» la résolution votée vendredi par le Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU. Le texte condamne «les violations répandues, systématiques et flagrantes» des droits de l'Homme par les autorités de Damas.

Cette résolution «est injuste et préparée à l'avance par les parties hostiles à la Syrie», dénonce le ministère syrien des Affaires Etrangères dans un communiqué. «Le rapport de la commission d'enquête est politiquement motivé et basé sur des informations mensongères propagées par des parties se trouvant hors de Syrie et par des organes de presse malhonnêtes, tout en ignorant les informations présentées par Damas», ajoute le communiqué.

Le CDH a condamné vendredi dans une résolution les violations des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en Syrie par les autorités de Damas, dont les actions de répression ont fait selon l'ONU plus de 4000 morts, dont plus de 300 enfants, depuis mars.

Les 47 membres du Conseil se sont prononcés en faveur de la résolution par 37 voix pour, 6 absentions et 4 voix contre - Cuba, la Russie, l'Equateur et la Chine. Pour Damas, «les décisions (du Conseil des droits de l'Homme) visent à faire perdurer la la crise et à transmettre un message d'appui aux groupes terroristes armés».

Par ailleurs, des ministres arabes des Affaires étrangères ont entamé samedi à Doha une réunion consacrée au mécanisme d'application de sanctions arabes décidées contre la Syrie après le refus du pouvoir de cesser la répression sanglante de la révolte.

La réunion du comité ad hoc à Doha se déroule avec la participation des ministres des Affaires étrangères du Qatar, d'Egypte, d'Algérie, d'Oman et du Soudan.

(ats/afp)