Iran

14 février 2011 11:38; Act: 14.02.2011 11:47 Print

Domicile de Moussavi bloqué par la police

Le domicile de l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi a été bloqué par la police iranienne.

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La police iranienne a bloqué l'accès au domicile d'un des leaders de l'opposition, l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi, pour l'empêcher de participer à une manifestation, a rapporté lundi Kaleme.com, le site internet de ce dernier. Les lignes téléphoniques de l'opposant ont également été coupées.

«Toutes les lignes des téléphones fixes et portables de M. Moussavi et de sa femme Zahra Rahnavard sont coupées depuis hier. Depuis ce matin, l'impasse dans laquelle se trouve sa maison a été barrée par des voitures de la police», a rapporté le site.

Des forces de la police anti-émeutes étaient par ailleurs visibles dans le centre de la capitale. L'autre leader de l'opposition, l'ancien chef du Parlement Mehdi Karoubi, est également de facto en résidence surveillée depuis jeudi.

Les deux leaders de l'opposition avaient demandé une autorisation pour organiser ce lundi des rassemblements de soutien aux révoltes en Tunisie et en Egypte. Le pouvoir a cependant interdit toute manifestation, estimant qu'il s'agissait d'un stratagème pour manifester contre le gouvernement.

Samedi, le ministère iranien de l'Intérieur a interdit toute manifestation de l'opposition, la qualifiant d'»illégale». Le procureur général de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a également mis dimanche en garde contre toute manifestation de l'opposition.

Arrestations confirmées

Le procureur général de Téhéran a également confirmé des arrestations dans les milieux de l'opposition. Il s'agirait d'une vingtaine de personnes privées de liberté au cours des derniers jours, selon les sites de l'opposition.

Malgré tout, les sites Kaleme.com (appartenant à M. Moussavi) et Sahamnews.org (appartenant à M. Karoubi) ont publié des appels de divers groupes d'opposition pour organiser lundi après-midi une manifestation dans la capitale.

Le pouvoir iranien a sévèrement réprimé le mouvement de contestation né après la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Cette répression a résulté en des dizaines de morts et des milliers d'arrestations suivies par des dizaines de condamnations souvent très lourdes.

Le Bassidj, milice islamique iranienne qui regroupe plusieurs centaines de milliers de membres actifs rattachés aux Gardiens de la révolution (l'armée idéologique du régime), a joué un rôle de premier plan contre les manifestations de l'opposition.

(ats/afp)