Etats-Unis

07 janvier 2016 07:04; Act: 07.01.2016 09:03 Print

Donald Trump menace la Grande-Bretagne

Le candidat à la présidentielle et milliardaire est prêt à renoncer à des investissements importants si le Royaume-Uni lui interdit son entrée.

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Donald Trump, entouré de sa famille à la Trump Tower à New York, réagit après sa victoire dans l'Indiana. (Mercredi 3 mai 2016). Donald Trump a étrillé ses adversaires. Clinton et Cruz en ont pris pour leur grade. (Dimanche 1er mai 2016) Le sénateur du Texas Ted Cruz a annoncé avoir choisi son ancienne adversaire Carly Fiorina comme colistière, le 27 avril à Indianapolis (Indiana). Fiorina, ex-PDG de Hewlett-Packard, était elle-même candidate plus tôt dans la saison. Si Cruz est élu président, Fiorina sera donc vice-présidente. (Mercredi 27 avril 2016). Le candidat républicain Donald Trump veut une politique étrangère moins interventionniste. (Mercredi 27 avril 2016) Ted Cruz à Casper, dans le Wyoming. Il a remporté tous les délégués lors de cette convention du parti local, qui n'organise pas de primaire à proprement parler. (Samedi 16 avril 2016). Corey Lewandowski, directeur de campagne de Donald Trump, ne sera pas poursuivi pour avoir empoigné une journaliste. (Jeudi 14 avril 2016) Fils et frère d'ex-présidents, Jeb Bush, âgé de 63 ans, s'est retiré de la course à l'investiture le 20 février. L'ex-candidat a apporté mercredi son soutien à Ted Cruz. (23 mars 2016) Des manifestants ont bloqué une route de Phoenix, aux Etats-Unis, protestant ainsi contre le candidat républicain Donald Trump, avant un meeting. (Samedi 19 mars 2016) Les quatre candidats restant lors du premier débat cordial et sérieux de cette campagne, le 10 mars à Coral Gables en Floride: Marco Rubio, Donald Trump, Ted Cruz et John Kasich. (10 mars 2016). Donald Trump dans son domaine de golf de Jupiter, en Floride, alors qu'il vient de remporter les primaires du Mississippi et du Michigan. (mardi 8 mars 2016). Marco Rubio a remporté la primaire de Porto Rico le 6 mars. Il est le seul candidat à avoir fait campagne sur place, ici près de San Juan le 5 mars. (dimanche 6 mars 2016). Ben Carson a confirmé, lors d'un meeting, son retrait de la course à l'investiture républicaine. Il avait évoqué sa décision il y a deux jours. (Image - 4 mars 2016) Lors du débat diffusé par Fox News, le ton a été particulièrement virulent entre Trump et Rubio, qui s'insultent par media interposés depuis une semaine. (3 mars 2016). Le débat, qui avait lieu à Detroit (Michigan, Midwest), rassemblait les 4 derniers candidats en lice. De gauche à droite : le sénateur de Floride Marco Rubio, l'homme d'affaires Donald Trump, le sénateur du Texas Ted Cruz et le gouverneur de l'Ohio John Kasich. (3 mars 2016). Le sénateur de Floride Marco Rubio, à gauche, et Donald Trum lors du débat télévisé sur Fox News le 3 mars 2016. (3 mars 2016). Mitt Romney est revenu sur le devant de la scène pour critiquer Donald Trump. Les conservateurs républicains ont en effet décidé de monter au créneau pour faire échouer le milliardaire. (Jeudi 3 mars 2016) Le candidat républicain Ben Carson a évoqué son retrait de la course à la Maison Blanche. (Mercredi 2 mars 2016) Jeb Bush a annoncé son retrait à la course à la Maison Blanche samedi, après un nouveau revers. (Samedi 20 février 2016) Le milliardaire américain Donald Trump avait déjà envisagé de se présenter aux élections de 1988, 2000, 2004 et celles de 2012 quand il a finalement soutenu Mitt Romney. Ben Carson, un proche du Tea Party, est le seul noir à concourir pour l'investiture républicaine. Il a débuté sa carrière politique récemment. Il était cependant connu comme un neurochirurgien respecté. Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride entre 1999 et 2007, est le frère de l'ex-président George W. Bush. Il est passé ces dernières semaines de favori à outsider. Chris Christie, gouverneur du New Jersey depuis 2010, a vu son image ternie par le scandale du «bridgegate» à New York. Marco Rubio s'est fait découvrir du grand public lors de son élection au Sénat pour la Floride, surfant sur la vague du Tea Party, en 2010. Rand Paul s'est fait connaître du grand public en conduisant la vague «Tea Party» lors des élections de mi-mandat en 2010. Il est sénateur du Kentucky. Le sénateur du Texas Ted Cruz est un ultra-conservateur, figure du Tea Party et proche des évangélistes. Mike Huckabee, gouverneur de l'Arkansas de 1996 à 2007, s'est déjà présenté aux primaires pour les présidentielles de 2008. La Texane Carly Fiorina est la seule femme à concourir pour l'investiture républicaine. Elle est l'ancienne directrice générale de Hewlett-Packard (HP). Le candidat malheureux à la primaire républicaine de 2012 Rick Santorum a officialisé le 27 mai son intention d'accéder à la Maison Blanche. Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, s'est lancé dans la course le 21 juillet 2015. L'ancien gouverneur de Virginie Jim Gilmore est avocat de formation. George E. Pataki a occupé le siège du gouverneur de New York entre 1995 et 2006. Il s'est retiré de la course à l'investiture républicaine le 29 décembre 2015. Bobby Jindal, fils d'immigrés indiens et converti au catholicisme, est le gouverneur de l'Etat de Louisiane depuis 2008. Il a renoncé à se présenter le 17 novembre 2015. Lindsey Graham, le sénateur de Caroline du Sud, s'est déclaré candidat pour les primaires républicaines le 1er juin dernier. Il s'est retiré de la course le 21 décembre 2015.

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Le milliardaire américain et candidat à la primaire républicaine Donald Trump est prêt à renoncer à un milliard de dollars d'investissements (quelque 1 milliard de francs) en Grande-Bretagne si on lui interdit d'entrer dans le pays, a prévenu un porte-parole mercredi.

Des députés britanniques vont débattre le 18 janvier d'une éventuelle interdiction de séjour de Donald Trump au Royaume-Uni, après qu'une pétition ayant rassemblé plus de 570'000 signatures l'eut réclamée.

Selon les règles en vigueur, les parlementaires doivent tenir un débat dès qu'une pétition dépasse les 100'000 signatures. Toutefois, aucune décision n'est prise à la fin de la session.

Pluie de critiques

Le milliardaire américain s'est attiré une pluie de critiques dans le monde entier après avoir proposé d'empêcher les musulmans d'entrer aux Etats-Unis après la mort de 14 personnes dans une fusillade à San Bernardino, en Californie.

Il avait de plus affirmé qu'il existait à Paris et à Londres des zones radicalisées où les policiers refusaient d'entrer, une assertion immédiatement démentie dans les deux capitales.

Le Premier ministre britannique David Cameron avait qualifié les déclarations de Donald Trump sur les musulmans de «clivantes, stupides et fausses».

Investissement dans deux golfs

L'empire économique de Donald Trump, la Trump Organisation, affirme que l'Américain prévoit d'investir 700 millions de livres (950 millions d'euros, un milliard de dollars) dans deux golfs qu'il possède en Ecosse.

«Toute action de restriction des déplacements obligerait la Trump Organisation à mettre immédiatement un terme à ces investissements et à tous les investissements futurs que nous envisageons au Royaume-Uni», affirme le porte-parole George Sorial dans un communiqué.

Précédent «dangereux»

Le Parlement britannique «créerait un précédent dangereux et enverrait au monde le terrible message que le Royaume-Uni s'oppose à la liberté d'expression et ne souhaite pas attirer d'investissements sur son sol», poursuit-il.

L'Ecosse, d'où est originaire la mère de Donald Trump, a pris ses distances avec le milliardaire à la suite de ses déclarations sur les musulmans. Il s'est vu retirer un doctorat honorifique et un titre d'ambassadeur d'affaires.

(nxp/afp)