États-Unis

19 janvier 2020 00:33; Act: 19.01.2020 00:33 Print

Donald Trump raconte la frappe contre Soleimani

Le président américain a fait le récit des derniers instants du général iranien à des donateurs républicains en Floride.

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Le bilan de l'attaque iranienne contre une base abritant des militaires américains en Irak début janvier est monté à 109 blessés américains. (Mardi 11 février 2020) Ce sont finalement 50 soldats américains qui ont été victimes de commotions cérébrales après le raid iranien contre une base américaine en Irak. (Mardi 28 janvier 2020) Des caméras «à des kilomètres dans le ciel», un compte à rebours et puis «boum»: Donald Trump a raconté les derniers instants de Qassem Soleimani. (18 janvier 2020) Les Etats-Unis n'ont pas l'intention de discuter avec les autorités irakiennes d'un «retrait des troupes» américaines, malgré la demande du Premier ministre irakien. (Vendredi 10 janvier 2020) Deux roquettes se sont abattues mercredi soir sur la Zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine. (Mercredi 8 janvier 2020) Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi de nouvelles sanctions économiques «immédiates» contre l'Iran, après les frappes menées par Téhéran en Irak. (Mercredi 8 janvier 2020) En riposte à la mort du général Soleimani, Téhéran a tiré 22 missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains mercredi matin, sans faire de victime. (Mercredi 8 janvier 2020) Les Bourses mondiales étaient sur le qui-vive face à l'escalade des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis après les attaques menées par Téhéran contre des bases américaines en Irak, qui ont brièvement fait flamber le pétrole et le yen. (Mercredi 7 janvier 2020) Benjamin Netanyahu: «Quiconque nous attaque recevra une riposte retentissante.» (8 janvier 2020) Les démocrates du Congrès américain envisagent de limiter les pouvoirs du président Donald Trump, après des frappes qui ont tué un général iranien. (Mardi 7 janvier 2020) Au moins deux roquettes se sont abattues dimanche soir près de l'ambassade américaine dans la Zone verte de Bagdad. (Dimanche 5 janvier 2020) La réponse de l'Iran à l'assassinat du général Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe américaine à Bagdad, «sera militaire», assure le général de brigade iranien et conseiller militaire Hossein Dehghan. (Dimanche 5 janvier 2019) Deux attaques ont visé quasi-simultanément samedi soir l'ultrasécurisée Zone verte de Bagdad et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains au nord de la capitale. (Samedi 4 janvier 2019) Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov (droite) s'est entretenu samedi au téléphone avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif (gauche) au lendemain de la mort du général Qassem Soleimani. (Samedi 4 janvier 2019 L'ambassadeur iranien à l'ONU Majid Takht Ravanchi a affirmé vendredi qu'il y aura «certainement une vengeance dure» suite au raid américain qui a causé la mort du général Soleimani. (3 janvier 2020, photo d'illustration) Les Etats-Unis ont décidé de déployer 3000 à 3500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient pour renforcer la sécurité des positions américaines dans la région, après la mort du général Soleimani. (Vendredi 3 janvier 2020) Le général Qassem Soleimani, émissaire iranien en Irak a été tué vendredi dans un raid américain à Bagdad. Le puissant général Qassem Soleimani était l'un des personnages les plus populaires d'Iran, et considéré comme un adversaire redouté des Etats-Unis et de ses alliés. Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, Soleimani, qui a joué un rôle important dans le combat contre les forces jihadistes, est l'homme clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient où il a renforcé le poids diplomatique de Téhéran, notamment en Irak et en Syrie, deux pays où les USA sont engagés militairement. Le raid américain a visé un convoi de véhicules dans l'enceinte de l'aéroport de Bagdad faisant 9 morts. Le convoi a été bombardé via des tirs de roquettes, selon les premiers éléments. Les projectiles se sont abattus sur un convoi du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran. Des dizaines d'Irakiens qui conspuent depuis plus de trois mois le pouvoir à Bagdad et son parrain iranien chantaient et dansaient vendredi matin sur la place Tahrir de Bagdad. L'autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis (à droite) véritable chef opérationnel du Hachd et lieutenant du général Soleimani pour l'Irak depuis des décennies.

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Des caméras «à des kilomètres dans le ciel», un compte à rebours et puis «boum»: Donald Trump a raconté les derniers instants de Qassem Soleimani. Le puissant général iranien a été tué par l'armée américaine dans une frappe qui a «secoué le monde».

Ce récit, le président des États-Unis l'a livré vendredi soir à des donateurs du Parti républicain réunis dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, pour l'un des nombreux dîners privés de levée de fonds qu'il enchaîne. La chaîne CNN a diffusé samedi un enregistrement sonore qu'elle s'est procuré.

On y entend le milliardaire parler du haut gradé des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, éliminé le 3 janvier à l'aéroport de Bagdad avec son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis. «Il était censé être invincible», a-t-il lancé.

Selon lui, avant la frappe qui l'a visé dans la capitale irakienne, «il disait des mauvaises choses sur notre pays». «Il disait, genre, 'nous allons attaquer votre pays, nous allons tuer vos gens'. J'ai dit: 'combien de temps est-ce qu'on doit encore écouter cette merde?'»

«Deux minutes et onze secondes à vivre»

Donald Trump a ensuite reproduit la scène, imitant les militaires qui s'adressaient à lui alors qu'il suivait l'opération en simultané depuis les États-Unis.

«Ils ont dit: 'Monsieur -et vous savez, ça vient de caméras à des kilomètres dans le ciel. Ils sont ensemble, Monsieur (...) Ils ont deux minutes et onze secondes à vivre. Ils sont dans la voiture. Ils sont dans un véhicule blindé qui est en marche. Monsieur, ils ont environ une minute à vivre, Monsieur... 30 secondes, 10, 9, 8... Et puis soudain, 'boom'. 'Ils ne sont plus là, Monsieur.'»

Le président américain s'est réjoui d'en avoir éliminé «deux pour le prix d'un» - Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis. Il a reconnu que la frappe avait «secoué le monde», mais, a-t-il dit, «il méritait qu'on le frappe durement». «Parce qu'il était méchant, il a tué (...) des centaines de milliers de personnes et des milliers d'Américains», a-t-il ajouté au sujet du général iranien.

L'Iran a riposté quelques jours plus tard en tirant des missiles contre des cibles américaines en Irak, sans toutefois faire de morts. Dans le sillage de ces représailles, l'armée iranienne a toutefois abattu «par erreur» un avion de ligne ukrainien au départ de Téhéran, tuant 176 personnes.

(nxp/ats)