Etats-Unis

08 février 2019 19:03; Act: 08.02.2019 19:03 Print

Donald Trump va passer sur la balance

Le président américain va passer sa traditionnelle visite médicale, vendredi à Washington. Non fumeur, il est en revanche un adepte du fast food.

storybild

Le 14 janvier dernier lors d'une visite officielle, Donald Trump avait offert un fast food à la Maison Blanche en raison du shutdown (Photo: Keystone/Chris Kleponis / Pool)

Sur ce sujet
Une faute?

Donald Trump est de retour chez le docteur. Le rendez-vous est pris pour vendredi en début d'après-midi à l'hôpital militaire de Walter Reed, dans la proche banlieue de Washington.

Le président américain, 72 ans, ne boit pas d'alcool et ne fume pas. Mais c'est un gros consommateur de Coca Light et un amateur revendiqué de fast food.

A l'issue de son premier check-up présidentiel, il y a un an, Ronny Jackson, médecin de la Maison Blanche, avait dressé le tableau d'un homme en «excellente santé» sans le moindre indice de troubles cognitifs.

«Gènes incroyables», mais surveille sa ligne

Lors d'une surprenante conférence de presse, il avait assuré que le magnat de l'immobilier, qui s'est lui-même qualifié de «génie stable», avait des «gènes incroyablement bons».

«Il est apte à exercer ses fonctions. Je pense qu'il le restera jusqu'à la fin de son mandat et même jusqu'à la fin d'un autre mandat s'il est réélu», avait-il ajouté, s'éloignant de la réserve et la prudence à laquelle s'en tiennent d'ordinaire les médecins militaires.

Seul petit bémol au milieu d'une série d'indicateurs au vert: le 45e président américain de l'histoire, 108 kg pour 1m90, avait reçu comme consigne de surveiller sa ligne et s'était vu prescrire un programme d'exercice.

Régime pas respecté

«Le président reconnaît qu'il ne l'a pas suivi religieusement», a souligné Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche, interrogé par CNN.

Le locataire de la Maison Blanche n'a aucune obligation de se soumettre à un bilan de santé, ni d'en rendre publics les résultats. Mais c'est devenu une tradition.

Et l'exécutif a assuré que Donald Trump, homme le plus âgé de l'histoire américaine à accéder à la présidence, s'inscrirait dans les pas de ses prédécesseurs.

Le débat avait été vif lors du deuxième mandat de Ronald Reagan, dans les années 80, où certains observateurs s'interrogeaient sur la détérioration de ses capacités intellectuelles. Plusieurs années après avoir quitté le pouvoir, ce dernier annoncera être atteint de la maladie d'Alzheimer.

(afp)