Pays-Bas

21 décembre 2011 13:48; Act: 21.12.2011 14:34 Print

Du cannibalisme diffusé à la télévision

La télévision publique néerlandaise a assuré qu'elle diffuserait dans la soirée de mercredi une émission dont les deux présentateurs mangeront chacun un petit morceau de chair humaine!

Petite cuisine.
Une faute?

«Ce n'est pas un canular!», a assuré à l'AFP Thijs Verheij, un porte-parole de la chaîne de télévision BNN, expliquant que l'émission hebdomadaire, intitulée «Cobayes», devait être diffusée mercredi à 21h40 (20h40 GMT) après avoir été enregistrée en studio.

Visant généralement un public d'adolescents et jeunes adultes, la chaîne BNN avait diffusé en 2007 une émission canular durant laquelle plusieurs candidats ayant besoin d'un don d'organe étaient en compétition pour gagner le rein d'une femme sur le point de mourir.

«Sensibiliser sur le don d'organe»

«En 2007, c'était une émission qui voulait sensibiliser à la problématique du besoin de donneurs d'organes», a ajouté le porte-parole. «Il s'agit d'une émission où l'on essaye de répondre à des questions folles, et ici, la question est de savoir quel goût a la viande humaine.»

Sur des vidéos de lancement de l'émission diffusées sur internet, les deux présentateurs, assis à une table dressée au milieu du plateau de télévision, regardent un petit morceau de viande cuite à la poêle.

Cannibalisme pas punissable aux Pays-Bas

Selon Thijs Verheij, les deux morceaux de chair ont été prélevés sur les corps des présentateurs grâce à une opération chirurgicale. Le premier provient du côté droit de l'abdomen du présentateur Valerio Zeno, l'autre ayant été prélevé sur les fesses du présentateur Dennis Storm.

Au cours de l'émission, un avocat explique que le cannibalisme en soi n'est pas punissable aux Pays-Bas mais que le prélèvement de chair humaine sur une personne vivante sans raison médicale valable peut faire l'objet de poursuites, selon la même source.

Des réactions contrastées

Interrogés par le quotidien néerlandais Trouw, des professeurs d'université ont eu des réactions diverses, l'un indiquant être persuadé qu'il s'agissait d'un canular, un autre, ayant participé à la conception de l'émission, assurant «n'avoir aucune indication montrant que c'est du faux».

(afp)