RDC

16 juin 2019 23:52; Act: 17.06.2019 06:46 Print

Ebola: incidents contre une équipe sanitaire

Dans le nord-est du pays, des motards s'en sont pris à une équipe de prévention du virus Ebola, avant d'être dispersés.

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Un membre du personnel soignant en RDC. (Image d'illustration) (Photo: AFP)

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Un point de contrôle du virus Ebola a été détruit puis incendié dans la nuit de samedi à dimanche en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche des autorités sanitaires. Les équipes sanitaires sont régulièrement la cible d'attaques.

Dans le cadre de la lutte contre cette fièvre hémorragique, les points de contrôle servent à prélever la température et à laver les mains, aux frontières et sur les routes des zones où la maladie est signalée.

Outre la destruction du poste sanitaire Mudzipela, un groupe de motards a essayé de s'en prendre à une équipe de prévention et contrôle des infections (PCI) qui était en train de décontaminer le ménage d'un cas confirmé d'Ebola à Hoho, a précisé le ministère de la santé dans son bulletin quotidien.

Plus de 1000 morts

Des renforts envoyés par les autorités urbaines de Bunia, chef-lieu de l'Ituri ont pu «disperser les motards et permettre à l'équipe de PCI de rentrer à la coordination. Aucun agent de la riposte n'a été blessé», indique le bulletin.

«Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 2148, dont 2054 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1440 décès (1346 confirmés et 94 probables) et 588 personnes guéries», ajoutent les autorités. La RDC a jusqu'à présent échoué à enrayer l'épidémie, notamment en raison des attaques des milices ou de l'hostilité de la population vis-à-vis des centres de soins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que cette dixième épidémie d'Ebola en RDC, depuis l'apparition de la maladie en 1976, constituait une urgence pour la région. Même si elle a gagné l'Ouganda voisin près de dix mois après sa déclaration, elle ne nécessite pas une alerte sanitaire mondiale, le risque de propagation restant «faible», a ajouté l'OMS.

(nxp/ats)