Diplomatie

25 août 2016 03:45; Act: 25.08.2016 03:46 Print

Echec à l'ONU sur le tir de missile nord-coréen

Pour Pyongyang, le tir de missile est salué comme un «immense succès».

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Kim Jong-un à Pyongyang. (10 mai 2016) (Photo: Keystone)

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Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU n'ont pas réussi à adopter une réponse commune mercredi à la suite du nouvel essai balistique nord-coréen, selon des diplomates. Pour Pyongyang, le tir de missile est salué comme un «immense succès».

La Corée du Nord «a rejoint l'avant-garde des puissances militaires dotées de capacités nucléaires d'attaque» et les Etats-Unis sont désormais «à la portée des frappes» de Pyongyang, a affirmé le leader nord-coréen Kim Jong-un, selon des propos rapportés jeudi par l'agence de presse officielle KCNA.

Il a insisté sur la nécessité d'intensifier les efforts en vue d'acquérir un missile balistique surmonté d'une tête nucléaire opérationnel afin de «faire face à une guerre totale et (...) nucléaire imprévue avec les impérialistes américains», selon KCNA.

«J'ignore, quelles remarques ridicules feront les Etats-Unis et leurs affidés au sujet de ce tir d'essai, mais je peux dire que leurs actes irréfléchis ne feront que précipiter leur autodestruction», a-t-il poursuivi.

500 km

Provoquant la colère de ses voisins et celle de Washington, la Corée du Nord a tiré d'un sous-marin un missile (SLBM), qui a parcouru un demi-millier de kilomètres en direction du Japon. La distance a dépassé de beaucoup celle de précédents missiles de ce type, qui était de 30 km au maximum.

Le dernier lancement laisse donc penser que la Corée du Nord a réalisé d'importants progrès techniques. Une véritable capacité SLBM ferait monter d'un cran la menace nucléaire nord-coréenne, car Pyongyang pourrait porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule coréenne.

En réponse, le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu une réunion de deux heures à huis clos à la demande des Etats-Unis et du Japon.

Washington doit proposer à ses partenaires un projet de déclaration condamnant ce tir, a indiqué le président du conseil pour le mois d'août, l'ambassadeur malaisien Ramlan Bin Ibrahim. «Nous l'examinerons alors», a-t-il ajouté à l'issue des consultations.

Il a affirmé que «la plupart» des membres du conseil avaient «exprimé de manière générale une condamnation» de ce tir qui viole les résolutions de l'ONU. Mais «il reste à décider, comment formuler la déclaration», a-t-il expliqué.

(nxp/ats)