Etats-Unis

26 septembre 2018 19:10; Act: 27.09.2018 02:34 Print

Elle accuse Kavanaugh d'avoir assisté à son viol

Une fonctionnaire accuse à son tour le candidat à la Cour suprême Brett Kavanaugh d'abus sexuels commis durant les années 1980.

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Brett Kavanaugh est désormais visé par des accusations d'abus sexuels émanant de trois femmes. (Photo: Keystone)

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Une femme a accusé mercredi le candidat de Donald Trump à la Cour suprême d'avoir fait partie dans sa jeunesse d'un groupe de garçons qui tentaient de faire boire ou droguer des filles en vue d'abuser d'elles.

«Comportement totalement inapproprié»

Dans une déclaration sur l'honneur rendue publique par son avocat, Julie Swetnick affirme également avoir été elle-même victime d'un viol collectif lors d'une fête où Brett Kavanaugh était «présent» vers 1982.

Cette fonctionnaire devient ainsi la troisième femme à porter des accusations à caractère sexuel contre le magistrat conservateur, qui a affirmé à plusieurs reprises avoir toujours traité les femmes avec respect.

Julie Swetnick explique dans sa déclaration avoir participé à une dizaine de fêtes à Washington entre 1981 et 1983 où se trouvaient aussi Brett Kavanaugh et un de ses camarades, Mark Judge, déjà cité par la première accusatrice.

«A plusieurs reprises lors de ces fêtes, j'ai vu Mark Judge et Brett Kavanaugh boire de manière excessive et avoir un comportement totalement inapproprié, notamment en devenant très agressifs avec les filles et en n'acceptant pas qu'elles puissent dire 'non'», écrit-elle, en les accusant aussi d'avoir «caressé et peloté des filles sans leur consentement».

«Victime d'un de ces viols collectifs»

«Brett Kavanaugh et d'autres tentaient de soûler et de désorienter les filles à un point qu'elles pouvaient être violées en réunion dans une pièce ou une chambre à l'écart, par une série de nombreux garçons. J'ai un souvenir vivace de garçons alignés à l'extérieur de ces chambres lors de ces soirées, attendant de prendre leur tour avec la fille à l'intérieur», assure-t-elle encore.

«En 1982, j'ai été victime d'un de ces viols collectifs», confie-t-elle, en expliquant avoir été incapable de se défendre probablement sous l'effet d'une drogue. «Mark Judge et Brett Kavanaugh étaient présents», affirme-t-elle sans donner plus de détails.

«Accusations fausses et non prouvées»

Brett Kavanaugh a dénoncé des calomnies «de dernière minute» dans des remarques préparées, publiées mercredi.

«Ces derniers jours, d'autres accusations fausses et non prouvées ont été propagées», écrit le juge conservateur dans des remarques prévues pour son audition jeudi au Sénat, visant à répondre à une première accusatrice.

Tout a été fait «pour trouver quelque chose, quoi que ce soit, aussi improbable et odieux que ce soit, qui puisse bloquer ma nomination. Ce sont des accusations calomnieuses de dernière minute, purement et simplement», poursuit-il, sans qu'il soit clair qu'il réponde avec ces mots à une troisième accusatrice connue mercredi.

L'opposition démocrate au Sénat américain a demandé la «suspension immédiate» du vote de confirmation de Brett Kavanaugh comme juge à la Cour suprême, évoquant des «allégations multiples et corroborées» qui doivent selon elle faire l'objet d'une enquête.

Soutien de Trump

Donald Trump a estimé mercredi que les nouvelles accusations d'abus sexuels portées contre son candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, étaient «fausses», et a attaqué, dans un message sur Twitter, l'avocat qui les a rendues publiques.

Michael Avenatti, qui défend déjà l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels engagée dans une bataille judiciaire avec Donald Trump, «est un avocat de bas étage qui n'est que bon à porter de fausses accusations, comme il l'a fait contre moi et comme il le fait aujourd'hui contre le juge Brett Kavanaugh», écrit le locataire de la Maison Blanche. «Il cherche juste à attirer l'attention, poursuit le dirigeant américain: »C'est un minable".

Témoignage examiné

La déclaration de Julie Swetnick a été transmise à la commission judiciaire du Sénat, chargée d'évaluer les candidats à la Cour suprême, par Michael Avenatti.

Les avocats de la commission ont commencé à l'examiner, selon un porte-parole. Ce nouveau témoignage intervient à la veille d'une audition publique au Sénat d'une universitaire de 51 ans, Christine Blasey Ford, qui affirme avoir été agressée sexuellement par le jeune Kavanaugh lors de leurs années de lycée.

Egalement accusé d'avoir exhibé son sexe au nez d'une camarade d'université lors d'une soirée arrosée à Yale, le magistrat, qui doit également témoigner sous serment jeudi, assure être victime d'une «campagne de calomnies».

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • ruedu le 26.09.2018 19:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    qui ment

    qu'en sait M.Trump, seul les impliqués le savent. mais on le dit beaucoup plus tard... qui ici ment??? En attendant d'être accusé a tord peut "tuer" une personne et démolir sa famille et cela n'est pas sympa.

  • Christian50 le 26.09.2018 21:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    À réfléchir

    Malgré toutes les remarques qui sont ou non développées dans les commentaires il faut être conscient que les démocrates américains n ont absolument rien à voir avec la gauche mode européenne mais bien plus proche des radicaux ou PDC Suisse. Cela dit j aurai tendance à appliquer le proverbe, il n y a pas de fumée sans feu, dans ce cas si. Et surtout arrêtez de vous étonner du temps qu elles ont mis pour témoigner, imaginez vous être à leurs place, comme ça ne doit pas être facile de raconter ce genre de malheur et de l étaler devant sa famille, des inconnus juges policiers médecins.

  • Lerastaqouère le 26.09.2018 19:28 Report dénoncer ce commentaire

    Une montagne d'accusations ouais ouais

    Quand on veut abattre son chien on dit qu'il a la rage. Il est si facile d'accuser quelqu'un d'abus ou de harcèlement sexuel surtout si ces accusations s'exercent dans un cadre politique. Les démocrates ne veulent pas ce juge alors ils auront recours à tous les moyens pour le discréditer.

Les derniers commentaires

  • David le 27.09.2018 06:19 Report dénoncer ce commentaire

    Business juteux

    Toutes ses agressions sexuelles, quel marché juteux pour les avocats. On attaques n'importe qui et hop on demande une réparation financière. Un business à la mode.

  • Theskytrotter le 27.09.2018 01:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Seriously !?

    Et voilà Trump après avoir défendu son poulain corps et âmes le voilà une fois n est pas coutume être sur le point de retourner sa veste...mais bon est-ce réellement nouveau !?

  • JeanL le 26.09.2018 23:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    crédibilité zéro

    Je ne vois pas comment on peut accorder la moindre légitimité à ces "témoignages" qui surviennent à un moment fort opportun. Quand on accuse, on apporte des preuves. Si elles n'en ont point, alors ces femmes devraient être condamnées pour diffamation.

    • Enzo le 27.09.2018 06:23 Report dénoncer ce commentaire

      @JeanL

      Diffamation ou pas, cette candidature est bancale. Tant qu'il y a suspicion on ne peut placer cette personne à un poste d'intouchable. Et si vous avez vu la conférence de presse du bonhomme, ça sent l'honnêteté à l'américaine à plein nez, une bonne campagne de communication plus que des éléments probants.

  • kolerick le 26.09.2018 22:58 Report dénoncer ce commentaire

    Potus

    Pervert Of The United States depuis 2016, voila ce que cela veut dire on peut pas dire qu'il va laisser les USA grandis lorsqu'il quittera la présidence... tout au moins au vue de son bilan actuel...

  • Sanjuba le 26.09.2018 22:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Argent tjrs l'argent

    38 ans de silence et tout-à-coup elle parle...y a un moment faut arr ter les conneries... Quelqu'un a dû la payer très très cher pour qu'elle parle...