Slogan «suicidez-vous»

21 avril 2019 17:45; Act: 22.04.2019 12:15 Print

Gilets jaunes: «On atteint le paroxysme de la haine»

Les autorités françaises ont ouvert une enquête après les propos «intolérables et inacceptables» proférés par certains manifestants samedi à Paris.

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Une enquête a été ouverte en France à la suite des slogans «suicidez-vous, suicidez-vous» lancés aux policiers samedi dans la capitale lors d'une manifestation des «gilets jaunes» et qui ont suscité l'indignation, a-t-on appris dimanche auprès du Parquet de Paris.

«Le paroxysme de la haine»

Cette enquête a été ouverte pour «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion».

À plusieurs reprises dans le cortège parisien des «gilets jaunes», des manifestants ont crié «suicidez-vous, suicidez-vous» aux forces de l'ordre, alors que la police française est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année. Ces slogans ont été vivement condamnés par la classe politique et les syndicats de policiers.

«On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables», a déclaré dimanche à l'AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, le premier syndicat chez les gardiens de la paix.

«C'est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l'institution», a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

«Déferlante haineuse anti flic»

D'autres syndicats policiers ont aussi dénoncé une «ignominie» et un «scandale», appelant les autorités à mettre un terme à cette «déferlante haineuse anti flic».

La classe politique, de LRM, le parti de la majorité présidentielle, au Parti socialiste en passant par LR (droite), a aussi manifesté son indignation. «Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie!», a tweeté le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Le 23e samedi de manifestation des «gilets jaunes», mobilisés depuis cinq mois en France pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe, a été marqué par de nouvelles violences à Paris, avant les réponses attendues, jeudi, d'Emmanuel Macron à la crise.

Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale samedi en marge de cette mobilisation, parmi lesquelles six mineurs, selon un bilan du Parquet de Paris. Quelque 27 900 personnes ont défilé samedi en France, dont 9 000 à Paris, selon les chiffres du Ministère de l'intérieur, qui font apparaître un fléchissement de la mobilisation, mais qui sont régulièrement contestés par les «gilets jaunes».

(nxp/afp)