Amérique latine

07 octobre 2019 05:48; Act: 07.10.2019 05:48 Print

Equateur: les blocages de routes se poursuivent

Dimanche était le cinquième jour de protestations contre la suppression des subventions sur les carburants.

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Les forces armées équatoriennes sont mobilisées pour rétablir l'ordre. (Photo: AFP)

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Des blocages de routes et des manifestations se sont poursuivis dimanche en Equateur dans une dizaine de provinces pour protester contre une hausse massive des prix des carburants. Un homme est mort après avoir été renversé par un véhicule pendant une manifestation dans le sud du pays.

Selon le service de presse de la présidence équatorienne, cet homme âgé de 35 ans a été trouvé mort après avoir été «renversé par un véhicule qui fuyait apparemment après avoir été attaqué par des personnes qui bloquaient la voie publique» dans la province d'Azuay.

Les forces armées équatoriennes sont mobilisées pour rétablir l'ordre dans le pays dans le cadre de l'état d'exception instauré pour 60 jours par le président équatorien Lenin Moreno.

Les indigènes menacent

Dimanche était le cinquième jour de la vague de protestations contre la décision du président Moreno de supprimer des subventions des carburants d'un montant total de 1,3 milliard de dollars. L'abandon de ces subventions a entraîné des hausses des prix des carburants allant jusqu'à 123%.

Dans le cadre d'un accord entre l'Equateur et le Fonds monétaire international (FMI), en échange de l'élimination de ces subventions, Quito peut accéder à des crédits d'un montant de 4,209 milliards de dollars (quasiment autant en francs).

L'instauration de l'état d'exception n'a pas empêché la poursuite de manifestations antigouvernementales quotidiennes auxquelles participent paysans, étudiants et opposants politiques.

Pour répliquer au gouvernement, la principale organisation des indigènes équatoriens, la confédération des nationalités indigènes de l'Equateur (Conaie), a annoncé, elle aussi, «un état d'exception dans tous les territoires indigènes». Elle a indiqué que les militaires et les policiers qui s'approcheraient des territoires indigènes seraient capturés.

(nxp/ats)