Turquie

09 juillet 2018 15:50; Act: 09.07.2018 16:11 Print

Erdogan aux manettes avec des pouvoirs accrus

Dans le nouveau système turc, le poste de Premier ministre est supprimé et le président pourra nommer la moitié du Conseil des juges.

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Pour de nombreux observateurs, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan sera une autocratie institutionnalisée.

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Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin à la tête de l'Etat turc, a prêté serment lundi après-midi avec des pouvoirs présidentiels accrus. Il dit vouloir les utiliser pour faire de la Turquie une grande puissance économique.

«En tant que président, je jure sur mon honneur et mon intégrité, devant la grande nation turque, d'oeuvrer dans toutes mes capacités à préserver et à exalter la gloire et l'honneur de la République de Turquie, et de remplir les devoirs qui sont les miens, en toute impartialité», a-t-il dit devant les députés.

Après cette prestation de serment devant le parlement, le président devait prendre part à une cérémonie au vaste palais présidentiel qu'il a fait construire dans la capitale, Ankara. Dans la soirée, il annoncera la composition de son gouvernement, une équipe resserrée dont le nombre de portefeuilles doit être ramené de 20 à 16.

La réforme constitutionnelle entrée en vigueur lundi supprime le poste de Premier ministre et autorise le président à former ou à dissoudre le gouvernement, mais aussi à limoger les membres de la fonction publique sans l'approbation du Parlement. Recep Tayyip Erdogan a annoncé vendredi que ses ministres ne seraient pas forcément issus des rangs parlementaires de sa formation islamo-conservatrice, le Parti de la justice et du développement (AKP).

(nxp/afp)