Génocide arménien

22 décembre 2011 17:07; Act: 22.12.2011 17:15 Print

Erdogan prévient Paris de «plaies irréparables»

La Turquie a suspendu jeudi sa coopération militaire avec la France pour protester contre l'adoption par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi réprimant la négation du génocide arménien en France.

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdpgan a menacé les relations bilatérales avec la France. (Photo: Reuters)

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La Turquie a aussi annoncé sa décision de rappeler son ambassadeur en France, et de suspendre les relations diplomatiques entre les deux pays.

La proposition de loi visant à condamner la négation des génocides, dont le génocide arménien, a été adoptée à une large majorité jeudi par l'Assemblée nationale française, malgré les menaces des autorités turques.

Le vote va ouvrir des «plaies irréparables» dans les relations franco-turques, a prévenu le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdpgan.

«Malhereusement cette proposition a été adoptée malgré tous nos avertissements (...) Cela va ouvrir des plaies irréparables et très graves dans les relations bilatérales», a-t-il dit devant la presse.

Erevan salue le vote

Les autorités arméniennes ont salué jeudi l'adoption par les députés français d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides. Elles ont exprimé leur gratitude à l'égard des autorités et du peuple français.

«Par l'adoption à l'Assemblée nationale de cette proposition de loi criminalisant la négation des génocides, la France a de nouveau confirmé sa haute mission de berceau des droits de l'homme et démontré une fois plus son engagement en faveur des valeurs humaines universelles», a réagi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edward Nalbandian, dans un communiqué.

«En cette occasion, j'aimerais renouveler notre gratitude à l'égard des plus hautes autorités de la France, de l'Assemblée nationale et de son peuple tout entier», ajoute-t-il.

La proposition de loi, déposée par la députée UMP Valérie Boyer, prévoit de punir d'un an d'emprisonnement assorti d'une amende de 45'000 euros «la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi».

(ats)