Grande-Bretagne

10 mai 2012 12:34; Act: 10.05.2012 14:52 Print

Et si Jack l'Eventreur était une femme?

De nombreuses thèses existent quant à la véritable identité de Jack l'Eventreur, le célèbre meurtrier du Londres de 1888. Un auteur ose une thèse rocambolesque: les crimes seraient l’œuvre d'une femme.

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Jack l'Eventreur était-il une femme? (Photo: film avec l'acteur allemand Klaus Kinski et Josephine Chaplin). (Photo: Keystone)

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L'ouvrage «Jack the Ripper: The Hand of a Woman» a créé une véritable tempête au sein de l'univers des historiens, selon le site «news.com.au». John Morris, avocat de 62 ans, affirme dans son livre que le plus célèbre des meurtriers britanniques qui frappaient Londres de terreur en 1888, Jack l'Eventreur, était en réalité une femme. Les entrailles arrachées seraient en réalité l'oeuvre de Lizzie Williams, épouse du physicien de la Cour Sir John Williams. Celui-ci avait été accusé d'être le fameux assassin dans un bouquin écrit en 2005 par l'un de ses descendants. Selon ce dernier, les victimes connaissaient le docteur; il les aurait tuées et mutilées à l'aide d'un couteau de chirurgien pour connaître les causes de l'infertilité.

John Morris, de son côté, fait endosser les crimes à la femme du physicien. Celle-ci aurait agi par jalousie, pour se venger du fait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants. Cela expliquerait que certaines des victimes aient eu l'utérus arraché. Morris étaie sa thèse en mentionnant qu'aucune des prostituées assassinées n'avait été sexuellement agressée. D'autre part, les effets personnels de l'une des victimes, Annie Chapman, avaient été disposés à ses pieds de «façon féminine».

John Morris, qui a consulté des milliers de documents légaux pour étoffer son oeuvre, estime que sa thèse ne va pas plaire aux tenants de celle de l'«Eventreur» mâle. Selon lui, il est difficile de faire bouger les croyances ancrées dans les esprits de longue date. «Il ne fait aucun doute que l'éventreur était une femme», affirme John Morris, «mais toutes les preuves qui vont dans ce sens ont jusqu'ici été ignorées.» Ainsi, les experts ont relégué dans l'ombre le fait que des boutons de bottines de femmes ont été retrouvés aux abords de l'un des cadavres, ainsi que des restes de vêtements féminins n'appartenant pas aux victimes.

Lizzie Williams est morte en 1912 d'un cancer, sans avoir jamais été interrogée par la police.

(jou)