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18 février 2011 22:26; Act: 18.02.2011 23:05 Print

Etre bilingue protégerait de la démence

Parler plus d'une langue dope les capacités mentales, selon une recherche présentée vendredi aux Etats-Unis.

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Le fait d'être bilingue ou même d'apprendre une autre langue à l'âge adulte a révélé des effets positifs sur le cerveau, en atténuant le processus de détérioration mentale, a expliqué Ellen Bialystok, de l'Université York de Toronto, lors d'une présentation à la presse.

«Des expériences menées auprès d'adultes bilingues plus âgés indiquent que (...) le bilinguisme pourrait avoir un effet protecteur contre la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence», a-t-elle dit.

Selon l'étude, menée à partir de 211 malades atteints d'Alzheimer dont 102 étaient bilingues et 109 monolingues, la maladie a été diagnostiquée 4,3 ans plus tard chez les personnes qui parlaient plus d'une langue que chez les autres.

Pour Mme Bialystok, co-auteur de l'étude présentée à la Conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), cette meilleure résistance s'explique par le fait que le bilinguisme maintient l'activité du cerveau.

«Plus une personne a été longtemps bilingue, plus elle parle couramment sa deuxième langue», une gymnastique mentale qui contribue à faire travailler les méninges, a expliqué la spécialiste devant la presse.

«Mais même si l'on commence à apprendre une autre langue à 40, 50 ou 60 ans, il est peu probable que l'on devienne bilingue, mais on maintient l'activité du cerveau», a observé la chercheuse.

(ats)