Elections

11 janvier 2019 11:23; Act: 11.01.2019 11:37 Print

Européennes: Ségolène Royal jette l'éponge

Ségolène Royal annonce qu'elle ne sera pas candidate aux élections européennes, en mai prochain. Elle critique l'égo de certains cadres.

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Ségolène Royal met devant leur «responsabilité ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les égos avant le rassemblement». (Photo: AFP)

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L'ancienne ministre de l'Écologie ne se présentera pas en tête de liste d'une gauche élargie aux élections européennes, en mai 2019. Un rassemblement de la gauche n'a pas été possible, a-t-elle déploré.

«Je ne serai pas sur une liste», a affirmé Ségolène Royal sur France Inter , tout en assurant qu'elle serait «présente dans le débat européen». Elle avait annoncé à l'automne réfléchir à l'hypothèse d'une candidature à la tête d'une liste dépassant l'appareil socialiste, précisant qu'elle donnerait sa réponse en janvier.

Des conditions

«J'avais posé pour condition, pour répondre à l'aimable pression de mes amis, de pouvoir structurer et créer une convergence et un rassemblement des écologistes, de la gauche, des démocrates, de la société civile également. Ces conditions ne sont pas remplies, puisqu'un certain nombre de partenaires ont refusé, et par conséquent je reprends ma liberté de ne pas être candidate», a expliqué Mme Royal.

Le chef de file des écologistes, Yannick Jadot, a refusé le 21 décembre la proposition de Mme Royal d'être numéro deux sur une liste qu'il conduirait. Celui de Générations, Benoît Hamon, a fermé la porte lundi à une alliance avec le PS, tant qu'il siège avec le PSE. Le député PS Guillaume Garot avait recontacté M. Jadot mercredi par SMS, en vain, a-t-il confié à l'AFP.

«Assez désolant»

«Je suis désolée que ce rassemblement ne se fasse pas, parce que nous avons devant nous des défis absolument considérables. Il y a l'urgence climatique, il y a l'urgence sociale, il y a l'urgence démocratique, il y a la montée des nationalismes, et voir qu'on n'est pas capables de s'unir au niveau des démocrates, de la gauche et des écologistes, c'est quand même assez désolant, mais j'espère qu'ils continueront leurs efforts», a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle.

Yannick Jadot et Benoît Hamon «auront des comptes à rendre», a-t-elle averti. «Car si au lendemain des élections européennes nous avons un chaos au niveau du Parlement européen, une forte montée en puissance des nationalismes, parce qu'il n'y aura pas eu d'offre politique enthousiasmante, crédible, ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les égos avant le rassemblement», a-t-elle critiqué, parlant d'une «faute grave dans un moment de basculement».

(nxp/ats)