Elections européennes

23 mai 2019 22:03; Act: 24.05.2019 00:12 Print

Victoire surprise des travaillistes aux Pays-Bas

Les travaillistes ont devancé les nationalistes lors des élections européennes, jeudi, aux Pays-Bas, selon les premiers sondages.

Elections européennes: comment ça marche?
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Les partis pro-européens néerlandais et notamment les travaillistes ont déjoué jeudi sondages et analystes qui annonçaient une victoire des populistes aux élections européennes et sont sortis vainqueurs du scrutin, selon les premières estimations, sous la houlette de Frans Timmermans, candidat à la présidence de la Commission européenne.

Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ouvraient le bal ce jeudi, mais rien ne devrait filtrer du Royaume uni avant que les autres Etats membres aient fini de voter, dimanche soir. Les travaillistes néerlandais (PvdA) de M. Timmermans, qui brigue la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, ont devancé selon les estimations les libéraux (VVD) et les populistes (FvD), aui étaient censés remporter le scrutin.

Avec 18,1% des suffrages, le PvdA devrait remporter cinq des 26 sièges alloués aux Pays-Bas, le Parti pour la liberté et la démocratie (VVD) du Premier ministre Mark Rutte, pro-européen, quatre sièges avec 15% des suffrages, et le Forum de la démocratie (FvD) du populiste eurosceptique Thierry Baudet trois sièges avec 11% des suffrages, selon les estimations Ipsos pour la télévision publique NOS.

«Une autre Europe»

«Je me rends compte qu'il y a partout en Europe un besoin d'une autre Europe, d'une Europe qui lutte beaucoup plus contre le changement climatique», a commenté M. Timmermans. «Une Europe qui voit que nous devons plus collaborer ensemble au niveau social, que les grandes entreprises doivent payer plus d'impôts. Ce sont des thèmes pour lesquels oeuvre la social-démocratie», a-t-il ajouté sur NOS.

Les résultats officiels seront publiés dimanche soir, après la clôture du scrutin à travers le continent pour lequel plus de 400 millions d'électeurs voteront dans 28 pays pour élire 751 députés européens lors de ces élections qui se tiennent jusqu'à dimanche. Ce sera au tour vendredi de l'Irlande et la République tchèque, la plupart des autres pays de l'UE se prononçant dimanche.

Un envol des mouvements nationalistes et populistes était attendu lors du scrutin, qui devait selon les sondages faire perdre du terrain aux deux groupes les plus importants au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), groupe de la droite pro-européenne, et le Parti socialiste européen (PSE).

D'après les derniers sondages, le parti de Marine Le Pen (extrême droite) devance celui du président Emmanuel Macron en France tandis qu'en Italie, la Ligue de Matteo Salvini fait la course en tête avec un discours anti-UE.

Brexit omniprésent

Au Royaume-Uni, les Britanniques ont voté dans un climat plombé par le Brexit, qui monopolise les débats politiques depuis le référendum de juin 2016. Faute d'être sorti de l'UE dans les temps, le Royaume-Uni a été contraint d'organiser ce scrutin d'autant plus surréaliste que les députés britanniques pourraient ne siéger que quelques semaines au parlement européen.

Le pays devait quitter l'UE le 29 mars mais faute d'avoir obtenu le soutien des députés, qui ont rejeté à trois reprises l'accord de sortie qu'elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, la Première ministre Theresa May a dû repousser la date du divorce, désormais fixé au 31 octobre au plus tard.

Pour éviter une sortie sans accord, elle tente de convaincre les députés de soutenir un projet de loi qu'elle présente comme la «dernière chance» de mettre en oeuvre le Brexit. Mais elle a dû repousser à une date indéterminée le vote sur le projet, attaqué de tous côtés et qui a provoqué mercredi la démission fracassante de la ministre chargée des relations avec le Parlement, l'eurosceptique Andrea Leadsom.

Dans cette campagne insolite, le Parti du Brexit, de l'eurosceptique Nigel Farage, réclame une sortie de l'UE immédiate et sans accord. Ce nouveau parti, créé en février, caracole en tête des sondages. «On a déjà voté Brexit, ils nous ont ignoré, donc on va leur dire de nouveau», a déclaré M. Farage jeudi à l'AFP. Il espère être «le député européen au mandat le plus court de l'histoire», comptant sur un Brexit rapide.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Greg le 23.05.2019 23:43 Report dénoncer ce commentaire

    Présages douteux .

    Chaque fois on annonce une victoire "écrasante " des populistes pour ensuite se réjouir d une victoire " pas si grande que ça". On nous fait le coup à chaque votation. Arrêtez les pronostics hasardeux et attendons la fin. Merci.

  • Jaime lapolémique le 24.05.2019 02:52 Report dénoncer ce commentaire

    Au centre..A gauche.. a droite..

    Démocratie européenne des caniveaux ! Choisir entre la peste et le choléra ! Des taux d absentéisme records chez les élus et cumuls des mandats! Salaires et indemnités de pacha! Bienvenue chez les politico tocards même combat dans la magouille!

  • vivaEU le 23.05.2019 23:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    VVD et pas PVV

    VVD n'est pas le parti pour la liberté (PVV, de Wilders) qui lui est d'extreme droit. Le VVD est le parti populaire pour la liberté et la démocratie, parti libéral du primaire ministre au pouvoir. A ne pas confondre.

Les derniers commentaires

  • Jean-Paul SAINT-MARC le 24.05.2019 17:32 Report dénoncer ce commentaire

    Comparer le comparable.

    Effectivement, par rapport aux législatives, les travaillistes doublent leur pourcentage. Les hollandais ont pensé protéger leur pays lors des législatives... Pour les européennes, les Pays Bas grand bénéficiaires économiques, encore plus que l'Allemagne (17 millions hab. contre 88 si je ne me trompe), ils ne vont pas casser l'UE, ou du moins auront moins tendance que d'autres... En 2014, le PVV de Wilders avait 4 sièges pour 13%. En 2019 le FvD a 3 sièges, le PVV 1 siège et totalisent 15% !

  • Idriss le 24.05.2019 14:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Que les autres pays Européens s'en inspirent

    Excellente nouvelle dans cette peur ambiante que véhiculent les partis populistes qui ne proposent rien d'autre que la haine des étrangers et le rejet de l'Union Européenne ! L'Europe doit jouer un rôle de continent modèle , d'espoir et d'ouverture afin d'être plus forte, plus harmonieuse et capable de lutter contre ses vieux démons de la haine , la guerre et la division .

    • Patriote féminine 1971 le 24.05.2019 18:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Idriss

      Savez-vous planter les choux à la mode, à la mode? Savez-vous planter les choux à la mode DE CHEZ NOUS!

    • Miaou mix le 24.05.2019 18:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Idriss

      Pas d'accord. Je trouve qu'il y a trop d'étrangers sur Terre.

    • Avygael le 24.05.2019 20:22 Report dénoncer ce commentaire

      @Idriss

      Je vous rappelle que vous êtes un étranger pour plus de 7.6 milliards de personnes... Le terme même "étranger" est une aberration, de nos jours... Au final, qu'est-ce qui distingue un français d'un suisse, de nos jours, à part que leurs ancêtres ne se sont pas établis au même endroit?!

    • Nak le 24.05.2019 23:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Patriote féminine 1971

      Puéril

  • Golden le 24.05.2019 07:30 Report dénoncer ce commentaire

    La peur vend plus.

    La presse européenne anti droite y sera pour beaucoup. A force de hurler plus fort que les loups la peur du populisme les moutons suivront ? Je n espère pas.

    • Drzz le 24.05.2019 13:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Golden

      Apparemment ce sont les populistes qui n'ont pas assez fait peur.

    • Avgael le 24.05.2019 20:23 Report dénoncer ce commentaire

      @Golden

      Mais arrêtez de parler de "presse européenne"... Il n'y a pas de presse européenne. Il y a divers médias et journaux mais il n'y a pas quelqu'un derrière en train de leur dire quoi publier et qui leur demande d'écraser les populistes. C'est juste qu'au bout d'un moment, les discours des populistes s'essoufflent parce que les gens réalisent que c'est du vent, comme pour le Brexit.

    • Patriote féminine 1971 le 24.05.2019 22:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Avgael

      Allons, par QUI sont détenues la presse et la finance?? Qui détient ces groupes comme Facebook, Google... et le pseudo philanthrope George Soros...

  • Claude-Henri le 24.05.2019 07:24 Report dénoncer ce commentaire

    Vive la neutralité.

    Heureusement que la Suisse n est pas dans cette calamité qu est l Ue. Les Français seuls, ne sont que 10% des euro-députés avec env. 60 millions de personnes. Imaginez la Suisse avec 8 millions. Autant rester bien à l écart de ce truc. Surtout que c est la commission européenne qui décide de tout, pas les députés. Une farce.

    • Texintox le 24.05.2019 13:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Claude-Henri

      Mais c'est parlement européen qui valide les directives de la commission européenne ainsi que le conseil des ministres.

    • Avygael le 24.05.2019 20:25 Report dénoncer ce commentaire

      @Claude-Henri

      Bah justement... il y a un nombre minimum de représentants qui fait que la voix de chaque suisse serait proportionnellement plus importante que celle des citoyens des gros pays comme la France, l'Allemagne ou l'Espagne.

  • Leila le 24.05.2019 07:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    LOL

    Bizarre je croyais que les résultats ne devaient pas être connus avant dimanche soir 20h..... Un vice de procédure devrait être invoqué vu que ces résultats peuvent influer sur les votes des autres pays. Même pas capable de faire voter tous les pays en même temps ... A moins que ceci arrangent les nantis de Bruxelles.

    • Drzz le 24.05.2019 13:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Leila

      Justement on reproche tout le temps à L'UE de vouloir tout harmoniser et de détruire l'autonomie des états membres.