Etats-Unis

03 juin 2011 20:20; Act: 03.06.2011 20:26 Print

Ex-candidat démocrate, Edwards en tôle?

L'ancien candidat à la présidentielle américaine, John Edwards, doit faire face à la justice.

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John Edwards et son épouse, alors qu'il était en campagne. (Photo: Reuters)

Une faute?

L'ancien candidat à l'investiture démocrate John Edwards devait comparaître ce vendredi devant une Cour fédérale. Il devra notamment répondre de l'usage de près d'un million de dollars de fonds électoraux pour dissimuler une liaison hors mariage.

Un temps considéré comme un grand espoir de la scène politique américaine, John Edwards, qui est âgé de 57 ans, fait face à six chefs d'accusation, dont parjure, complot, financement illégal de campagne et fausses déclarations.

Selon l'accusation, il aurait accepté plus de 900'000 dollars de donateurs non précisés - les donations individuelles étaient plafonnées à l'époque à 2300 dollars - pour camoufler sa liaison extraconjugale avec une militante démocrate qu'il avait rendu enceinte.

Ces fonds illicites visaient à réduire les risques de voir l'affaire sortir au grand jour, de nature à porter atteinte à l'image de bon père de famille qu'il soignait et à saper ses chances dans la primaire démocrate en vue de l'élection de 2008.

Il risque cinq ans de prison et 250'000 dollars d'amende pour chacun des chefs retenus contre lui. Son avocat, Gregory Craig, a déclaré qu'il plaiderait non coupable.

Paternité niée

Ancien avocat lui-même, M.Edwards avait d'emblée nié à la télévision toute relation intime avec la militante Rielle Hunter, pour l'admettre finalement, ainsi que sa paternité. Cette relation a duré de février 2006 à août 2008. Sa femme Elizabeth, qui l'a quitté, est morte l'an dernier d'un cancer.

John Edwards nourrissait de grandes ambitions politique. Après un unique mandat de sénateur de Caroline du Nord, mais n'ayant pu obtenir le soutien suffisant du Parti démocrate, il avait formé en 2004 le ticket démocrate avec le sénateur John Kerry, candidat à la Maison blanche battu par George W. Bush.

Quatre ans plus tard, le scandale l'a contraint à jeter l'éponge prématurément, laissant le champ libre à Barack Obama.

(ats)