Bolivie

16 octobre 2019 07:06; Act: 16.10.2019 07:55 Print

Fin de campagne sous tension pour Evo Morales

Des affrontements ont eu lieu mardi soir à Santa Cruz lors d'une réunion de campagne du président bolivien Evo Morales. La police a fait usage de gaz lacrymogène.

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Le président bolivien Evo Morales a tenu un discours à Santa Cruz le 15 octobre dans le cadre de sa campagne présidentielle pour l'élection du 20 octobre. (Photo: AFP)

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Gaz lacrymogène, jets de pierres, arrestations: des incidents ont éclaté mardi soir aux abords de la réunion électorale du président bolivien Evo Morales, qui se tenait à Santa Cruz, bastion de l'opposition. L'homme de gauche est candidat à un quatrième mandat.

Quelques heures auparavant, un imposant dispositif policier était déployé à proximité du terrain vague où devait s'exprimer le chef de l'Etat sortant. Une trentaine de jeunes membres de la droite bolivienne ont été arrêtés, les autorités craignant un affrontement avec les partisans d'Evo Morales, a dénoncé le comité pro Santa Cruz, une organisation civile d'opposition.

A la tombée de la nuit, alors que la réunion de campagne avait pris fin, d'autres groupes d'opposants ont affronté les forces de l'ordre à coups de pierres. La police a répondu avec du gaz lacrymogène, selon des vidéos diffusées par les médias locaux. Des barricades de pneus ont été dressées sur certaines avenues de Santa Cruz.

«Dictature» ou «constuction démocratique»

«Tant que nous serons unis, nous continuerons de vaincre ceux qui n'aiment pas le peuple bolivien», a lancé Evo Morales, au pouvoir depuis treize ans, devant des dizaines de milliers de ses supporters.

Au cours de son avant-dernière réunion publique, le président de gauche a également vanté son bilan économique. Le taux de pauvreté extrême est passé entre 2006 et 2018 de 38% à 15%, a-t-il annoncé. Il a promis que «l'extrême pauvreté sera à moins de 5% en 2025», à la fin d'un éventuel nouveau mandat.

Pendant ce temps, son principal adversaire, le centriste Carlos Mesa, qui a rallié mardi une série de soutiens, tenait un discours dans le centre de La Paz. Durcissant son discours, il a appelé le pays à choisir «entre le chemin autoritaire vers la dictature et le chemin vers la construction démocratique».

Evo Morales est donné vainqueur par les sondages de l'élection présidentielle du 20 octobre face à son rival Carlos Mesa, même si un second tour le 15 décembre pourrait être nécessaire pour les départager.

(nxp/ats)