France

21 mars 2018 21:09; Act: 22.03.2018 14:19 Print

Nicolas Sarkozy mis en examen

Entendu depuis mardi matin dans l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007, l'ex-président français a été présenté aux juges.

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La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a reporté au 25 octobre sa décision sur le recours de Nicolas Sarkozy. Elle doit statuer sur le renvoi de l'ancien président français devant un tribunal correctionnel pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. (20 septembre 2018) L'ancien président Nicolas Sarkozy saura le 20 septembre s'il sera effectivement jugé en correctionnelle pour financement illégal de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012. (16 mai 2018) L'ancien président français Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ex-magistrat Gilbert Azibert ont été renvoyés devant la justice dans l'affaire dite des écoutes téléphoniques ce jeudi. (29 mars 2018) L'ancien chef de l'Etat, qui avait été placé en garde à vue mardi matin à Nanterre, a été mis en examen pour «corruption passive», «financement illégal de campagne électorale» et «recel de fonds publics libyens» et placé sous contrôle judiciaire. (Mercredi 21 mars 2018) La garde à vue de l'ancien chef de l'État français Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement de sa campagne pour la présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi s'est achevée mercredi. (Mercredi 21 mars 2018) Les affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy a été impliqué. (Mercredi 21 mars 2018) L'ex-président français a été placé en garde à vue pour des soupçons de financement libyen pendant la campagne de 2007. (Mardi 20 mars 2018) La justice française a ordonné le renvoi en procès de l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes dans l'enquête sur ses dépenses de campagne pour la présidentielle de 2012. (mardi 7 février 2017) Nicolas Sarkozy, ici avec son épouse Carla Bruni, risque un procès dans l'affaire Bygmalion. (Jeudi 15 décembre 2016) Dénonçant «une instrumentalisation politique», Nicolas Sarkozy qualifie de «grotesques» les chefs d'accusation retenus contre lui. (2 juillet 2014) «Il y a eu une volonté de m'humilier» avec la garde à vue déclare-t-il. (2 juillet 2014) Nicolas Sarkozy sort du bois et contre-attaque. Il organise une interview avec deux journalistes afin de s'expliquer. (2 juillet 2014) Les juges décident d'inculper l'ancien chef de l'Etat français pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. (2 juillet 2014) Son avocat, Thierry Herzog, est mis en examen. (1er juillet 2014) Cette garde à vue intervient dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour trafic d'influence présumé. (1er juillet 2014) Il est arrivé dans une voiture noire aux vitres teintées, qui s'est engouffrée dans le parking de la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre. (1er juillet 2014) La justice décide de placer Nicolas Sarkozy en garde à vue suite aux écoutes. C'est une première pour un ancien président français. (1er juillet 2014) Des échanges entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog (à gauche) peuvent laisser croire qu'ils ont cherché à obtenir des informations auprès du magistrat Gilbert Azibert (à droite) sur une décision attendue dans l'affaire Liliane Bettencourt. Cela en échange de la promesse d'un poste de prestige à Monaco. Cette mise sur écoute intervient dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement par la Libye de Kadhafi de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. (septembre 2013) En 2013, les juges décident de placer Nicolas Sarkozy sur écoutes. Ils surveillent notamment le téléphone qu'il utilise sous l'identité d'emprunt de «Paul Bismuth» pour converser avec son avocat Me Herzog. (septembre 2013)

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Une faute?

Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi soir dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen de sa campagne électorale de 2007, a-t-on appris de source judiciaire. L'ex-président français nie les faits qui lui sont reprochés.

L'ancien chef de l'Etat, qui avait été placé en garde à vue mardi matin à Nanterre, a été mis en examen pour «corruption passive», «financement illégal de campagne électorale» et «recel de fonds publics libyens» et placé sous contrôle judiciaire, a précisé cette source, confirmant une information du quotidien «Le Monde».

Il a en outre été placé sous contrôle judiciaire, ajoute la même source, selon laquelle «Nicolas Sarkozy nie les faits qui lui sont reprochés». Sa mise en examen signifie toutefois que les juges estiment avoir assez d'«indices graves et concordants» pour poursuivre les investigations.

C'est la troisième fois que M. Sarkozy est inculpé dans une affaire politico-judiciaire en cours. L'ancien président était déjà en examen dans l'affaire dite des «écoutes», pour laquelle le Parquet national financier (PNF) a demandé son renvoi en correctionnelle, et dans le dossier Bygmalion, lié cette fois au financement de sa campagne de 2012.

Hortefeux aussi entendu

Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2013 pour corruption active et passive, trafic d'influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions.

L'un des plus fidèles lieutenants de M. Sarkozy, Brice Hortefeux, a aussi été interrogé mardi, mais en audition libre. «Les précisions apportées doivent permettre de clore une succession d'erreurs et de mensonges», a écrit mardi soir sur Twitter le député européen Les Républicains.

Dénégations de Sarkozy

Défait en mai 2012 par François Hollande et battu lors de la primaire de la droite en 2016, Nicolas Sarkozy a toujours nié jusqu'ici avoir bénéficié pour sa campagne victorieuse de 2007 d'argent du régime libyen de Mouammar Kadhafi, qu'il contribuera à renverser quatre ans plus tard.

Il a poursuivi pour diffamation l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui soutient avoir apporté des valises d'argent de Libye en 2006-2007 à celui qui était alors ministre de l'Intérieur et à son directeur de cabinet, Claude Guéant.

Cet intermédiaire sulfureux, lui-même mis en cause dans cette affaire, a de son côté confirmé à LCI avoir remis en trois fois cinq millions d'euros en liquide à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, dont 1,5 million «directement» au premier.

Ziad Takieddine affirme cependant aujourd'hui que cela n'avait rien à voir avec le financement de la campagne présidentielle qui aurait été selon lui financée par d'autres fonds libyens n'ayant pas transité par lui. «J'ai donné toutes les preuves à la justice. Ils en font ce qu'ils en veulent», a-t-il dit. Claude Guéant, lui, a déclaré mardi n'avoir «jamais vu un centime de financement libyen».

«Le menteur, ce n'est pas moi», a réagi M. Takieddine après l'inculpation de l'ex-président. «Petit à petit, l'étau se resserre, tout commence à tomber et la mafia aussi», a-t-il ajouté.

Ex-dignitaires de Kadhafi

La justice française dispose notamment de déclarations d'anciens dignitaires du régime Kadhafi évoquant le versement d'argent à Nicolas Sarkozy, comme l'ex-patron du renseignement militaire libyen Abdallah Senoussi ou un proche collaborateur de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh, récemment blessé par balles en Afrique du Sud.

Les juges disposent également d'un carnet de l'ancien ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, retrouvé mort en 2012, à Vienne. Selon le site d'information Mediapart, des versements destinés à la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy y sont mentionnés.

La justice française voudrait entendre un autre intermédiaire, l'homme d'affaires français d'origine algérienne Alexandre Djouhri, réputé proche de Bechir Saleh, qui nie cependant toute implication dans cette affaire. Elle a émis un mandat d'arrêt européen contre ce résident suisse aujourd'hui détenu en Grande-Bretagne, qui refuse d'être extradé en France.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Hulot le 21.03.2018 20:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah, le pouvoir !

    Que ne ferait-on pas pour atteindre le pouvoir suprême ! Tout les coups sont permis! Corruption, mensonges, fake news, éliminations d'opposants etc! Les exemples pullulent !

  • Swiss Warrior le 21.03.2018 20:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Flippant

    Un type retrouvé mort, un autre blessé par balle... la réalité a-t-elle dépassé la fiction. Honnêtement, je pense que Sarko et autres ont tellement à perdre que les scénarios d'assassinats sont possibles. Cela fait vraiment droit dans le dos.

  • Bande De le 21.03.2018 20:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Voleur

    Au trou!!!!

Les derniers commentaires

  • O.Pluvite le 22.03.2018 11:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'emmerdant c'est .......

    Chez Sarko il y a tout ce qu'il faux alors la justice vite au boulot

  • Capitaine Sulu le 22.03.2018 11:16 Report dénoncer ce commentaire

    Ça y est!

    j'ai compris pourquoi sous sa présidence N.Sarkozy a fait supprimer le crime de haute-trahison,parce que lui-même avait peur d'y passer... très prévoyant de sa part!

    • Trump le 22.03.2018 11:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Capitaine Sulu

      ouais ben en Suisse les socialistes y ont violé la moitié de toutes nos loi sur la trahison et y sont toujours pas en taule !

  • I.Nthepoket le 22.03.2018 10:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est mal à droite

    50 millions, 25 pour la campagne, 25 pour ses poches.

  • Jacques Médecin le 22.03.2018 08:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pour qui vos tétons ?

    Les Français avaient voter pour lui me semble.t-il ???

    • C. Orrection le 22.03.2018 09:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jacques Médecin

      Ceux de droite seulement

  • Stef le 22.03.2018 08:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nico le Baron

    Ça y est tu y es mon Nico, cest pas toi qui disais avoir confiance en la justice de ton pays, pourvu quelle fonctionne jusqu au bout, enfin pas pour toi, pour l état de droit, ce qu il y a de loufoque dans tout cela cest un africain qui prête de l argent a un juif cest un peu le monde à l envers, quand les choses ne sont pas faites dans lordre cest désordre pas bon, l adage bien mal acquis ne profite jamais prend tout son sens, mais tu n auras pas le costume de bagnard soit tranquille une anguille comme toi.