Financement du terrorisme

19. Oktober 2019 22:41; Akt: 19.10.2019 22:49 Print

L'Iran et le Pakistan mauvais élèves

Le Pakistan et l'Iran n'ont pas fait suffisamment de progrès en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

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Créé en 1989 dans le but de coordonner les efforts mondiaux pour assainir le système financier international, le Gafi réunit 39 membres, dont une quinzaine d'Etats de l'UE, la Suisse, la Chine, le Brésil, les Etats-Unis ou encore le Japon. (Bild: AFP)

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Le Groupe d'action financière international (Gafi) a exigé vendredi de nouvelles mesures de vigilance à l'égard de l'Iran. La République islamique reste donc sur la liste noire de l'institution internationale, avec la Corée du Nord, tandis qu'Islamabad obtient un nouveau sursis en restant pour l'instant placé sur la liste grise.

Malgré ses engagements, Téhéran «a encore échoué à respecter les exigences» du Gafi, a affirmé vendredi le président de cette instance, Xiangmin Liu, lors d'une conférence de presse. Il n'a en particulier toujours pas adopté la Convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée ni celle sur le financement du terrorisme, votées par le Parlement mais bloquées par le Conseil de discernement, un organe de contrôle tenu par les ultraconservateurs.

Si cela n'est pas fait d'ici à février 2020, de nouvelles sanctions pourraient être prises contre l'Iran. En attendant, l'instance a notamment demandé à ses membres de renforcer leur contrôle des transactions impliquant ce pays.

«Manquements» du Pakistan

En ce qui concerne le Pakistan, le Gafi a constaté «des améliorations récentes», mais reste «très inquiet» des «manquements» du pays pour appréhender les risques liés au financement du terrorisme, selon la synthèse de la réunion tenue vendredi.

Il demande à Islamabad de mener à bien le plan d'action convenu d'ici à février 2020, date de la prochaine rencontre du Gafi. Si ce n'est pas le cas, l'organisation demandera à ses membres une vigilance accrue sur les relations commerciales et financières avec ce pays.

39 membres

Le Pakistan est depuis longtemps sous pression pour agir contre plusieurs organisations soupçonnées d'être des groupes islamistes. Il a été placé en juin 2018 sur la liste grise des pays ne faisant pas assez contre le financement du terrorisme. Il est depuis sous la supervision du Gafi pour renforcer ses contrôles et respecter les exigences de l'organisation. La menace plane d'un placement sur la liste noire, aux côtés de l'Iran et de la Corée du Nord.

Créé en 1989 dans le but de coordonner les efforts mondiaux pour assainir le système financier international, le Gafi réunit 39 membres, dont une quinzaine d'Etats de l'UE, la Suisse, la Chine, le Brésil, les Etats-Unis ou encore le Japon, ainsi que la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe.

(sda)