Présidentielle en Haïti

21 mars 2011 07:05; Act: 21.03.2011 07:17 Print

Forte participation au second tour

Les Haïtiens se sont rendus en nombre dans les bureaux de vote dimanche pour élire un nouveau président lors d'un scrutin globalement calme.

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En Haïti, le peuple se choisit un président. (Photo: Keystone)

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En Haïti, dans un pays dévasté par le séisme qui a fait plus de 300'000 tués en janvier 2010, le chanteur Michel Martelly, 50 ans, était opposé à l'ex-première dame Mirlande Manigat, 70 ans.

De récents sondages donnaient une légère avance à Mme Martelly. Même si le dépouillement a débuté immédiatement après la fermeture des bureaux de vote - à 16h (22h en Suisse) dans l'ensemble du pays, à 17h à Port-au-Prince - les résultats préliminaires ne seront pas communiqués avant dix jours, le 31 mars, comme le veut la loi électorale. Les résultats définitifs doivent être annoncés le 16 avril.

Le président du Conseil électoral provisoire, Gaillot Dorsinvil, s'est félicité de la forte participation à ce premier second tour d'une élection présidentielle dans l'histoire du pays caraïbe.

La police et des responsables locaux ont déclaré que les violences électorales avaient fait trois tués, deux dans la région centrale d'Artibonite et un autre à Mare Rouge, dans le Nord-Ouest.

Suggestion

Les casques bleus de la MINUSTAH, la mission des Nations unies dans le pays, sont intervenus à plusieurs reprises lors d'incidents disséminés. Ils ont tiré en l'air pour séparer des partisans des deux camps.

Mais en dépit de retards initiaux à Port-au-Prince, où certains bureaux ne disposaient pas du matériel nécessaire, les observateurs internationaux ont déclaré que le scrutin semblait s'être déroulé de manière bien moins chaotique que le premier tour le 28 novembre, marqué par des accusations de fraude.

«Globalement, la journée semble avoir été bien meilleure. L'atmosphère était plus détendue», a noté le chef de la mission des observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de la Communauté caraïbe, Colin Granderson.

A l'heure d'ouvrir les bureaux de vote, certains ne disposaient pas de l'encre nécessaire pour marquer le doigt des personnes ayant voté, de bulletins de vote, d'étiquettes pour identifier les urnes, et même parfois des urnes elles-mêmes.

Appel par Préval

Dans plusieurs bureaux, les électeurs, d'abord mécontents, ont applaudi l'arrivée du matériel manquant.

Quelque 4,7 millions d'électeurs au total étaient appelés à choisir entre un nouveau venu sur la scène politique, Michel Martelly, et Mirlande Manigat, une figure de l'opposition.

Le président sortant René Préval, qui votait dans la capitale, a lancé un appel au calme. Il a qualifié le vote de pas important pour consolider la démocratie dans le pays.

(ats)