Etats-Unis

14 juillet 2018 11:56; Act: 14.07.2018 17:01 Print

Garrett, 5 ans, s'en est allé: «À plus, les pigeons!»

Atteint d'un cancer en phase terminale, un petit Américain a participé à la rédaction de sa propre nécrologie. Un texte poignant et hilarant à la fois.

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Garrett a lutté pendant neuf mois contre la malade avant de s'éteindre. Il n'a jamais perdu son sens de l'humour.

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Le petit Garrett Matthias, alias «The Great Garrett Underpants», a succombé la semaine dernière dans l'Iowa à une forme rare de cancer. Se sachant condamné, l'enfant de 5 ans a décidé de participer à la rédaction de sa propre nécrologie. Un récit aussi drôle que déchirant, que ses parents ont réalisé en essayant de respecter au mieux les mots utilisés par leur fils. Dans la rubrique intitulée «les choses que je préfère», Garrett a cité «mon lapin bleu»,« les Lego», «mes amis de la crèche» ou encore «jouer avec ma soeur».

Parmi les choses qu'il «déteste», le petit garçon a évoqué «ce sale cancer stupide», «les aiguilles» et le masque d'anesthésie «qui sent comme des pets à la cerise», entre autres. «Garrett était un individu très particulier. Je ne voulais vraiment pas que sa nécrologie soit ordinaire et que son enterrement soit trop triste. Nous avons pleuré des océans de larmes pendant ces neuf derniers mois», explique au «Des Moines Register» Emilie, la maman du garçonnet.

«Des châteaux gonflables, Batman et des granitas»

A en croire les dernières volontés du petit garçon, ses funérailles promettent en effet d'être très surprenantes: «Les enterrements, c'est triste. Je veux 5 châteaux gonflables (parce que j'ai 5 ans), Batman et des granitas.» Garrett précise encore qu'il souhaite être «brûlé (comme quand la maman de Thor est morte) et transformé en arbre pour pouvoir y vivre quand je serai un gorille». Pourquoi un gorille? De manière à pouvoir «jeter du caca sur papa», explique l'enfant.

L'adieu à Garrett doit se dérouler ce samedi et sera conclu par un feu d'artifice. Une crémation suivra ultérieurement, une fois que ses parents auront trouvé «comment diable transformer ses cendres en un arbre et localisé un endroit où son arbre pourra être protégé», explique le texte. La nécrologie du petit garçon se conclut par ses propres mots d'adieu, plutôt rock n'roll: «See ya later, suckas!», que l'on pourrait traduire poliment par «A plus, les pigeons!»

(joc)