Attentats à Paris

16 novembre 2015 14:39; Act: 16.11.2015 14:51 Print

Google Maps associe le Bataclan et Daech

A cause d'un algorithme associant les recherches récentes et l'actualité, la salle de spectacle semble liée au groupe terroriste. Google dit y remédier.

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(Photo: Google Maps)

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Le géant américain de l'internet a assuré lundi tenter de remédier au lien apparaissant dans son service de cartographie Google Maps entre la salle de spectacle parisienne Le Bataclan, principale cible des attentats de vendredi, et le groupe terroriste Etat Islamique.

«Nous avons été informés de ce problème sur Google Maps et nos ingénieurs travaillent dessus en ce moment même», a déclaré à l'AFP un porte-parole de Google.

Google Maps place en effet son curseur sur la salle de spectacle parisienne lorsqu'une recherche est effectuée en utilisant l'acronyme arabe du goupe terroriste, daesh ou daech.

Liens entre les recherches et l'actualité

En mai dernier, confronté à un problème similaire sur son service de cartographie, le groupe avait expliqué, dans un article posté sur le blog de Google Maps, que «nos systèmes fonctionnent de manière à proposer les résultats qui sont en rapport avec la recherche effectuée».

Les algorithmes du service se basent sur les recherches réalisées sur le moteur de recherche ou les conversations en lignes pour proposer des mises en rapport entre les lieux et les sujets cherchés.

Epicentre tragique de la vague d'attentats qui a frappé Paris dans la soirée de vendredi, le Bataclan se voit donc associé à l'acronyme arabe de l'organisation Etat Islamique lorsque la recherche est réalisée sur Google Maps.

Face à des cas similaires, Google expliquait en mai vouloir «réaliser des modifications des clés algorithmiques afin d'éviter que ce type de résultats se présentent à l'avenir».

Pour l'heure, le groupe tente donc de déterminer comment, malgré ces modifications, le lien entre la salle de spectacle parisienne et le groupe terroriste a pu se créer sur son service de cartographie, tout en tentant d'y remédier rapidement, explique-t-on à l'AFP.

(nxp/afp)