France

08 avril 2019 04:40; Act: 08.04.2019 07:11 Print

Grand débat: l'heure de la conclusion

Le Premier ministre français doit remettre lundi les conclusions du Grand débat national initié par la crise des Gilets jaunes.

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Plusieurs centaines de «gilets jaunes» ont défilé samedi dans plusieurs villes de France, alors que le mouvement fêtera bientôt une année d'existence. (Samedi 2 novembre 2019) Près de six mille «gilets jaunes», selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé en France samedi lors de l'acte 33, qui marque un nouveau recul de la mobilisation. (Samedi 29 juin 2019) Réunis ce week-end en Saône-et-Loire, quelque 600 «gilets jaunes» de toute la France se retrouvaient pour évoquer la suite du mouvement avant les vacances d'été. (Samedi 29 juin 2019) Selon le ministère de l'Intérieur,«gilets jaunes» étaient quelque 7000 manifestants sur l'ensemble du territoire - contre 10'300 la semaine dernière. (Samedi 15 juin 2019) Quelque 12'500 «gilets jaunes» ont manifesté samedi en France, ce qui marque la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a plus de six mois. (Samedi 25 mai 2019) Un noyau dur de «gilets jaunes» continuait samedi à défiler dans toute la France, lors de l'acte 28 du mouvement. À Amiens, ville natale d'Emmanuel Macron, entre 1200 et 2000 personnes ont manifesté. (Samedi 25 mai 2019) Le président français dévoile lundi soir ses réponses au grand débat et à la crise des «gilets jaunes». (15 avril 2019) La tension est montée samedi à Toulouse dès le début de la manifestation de milliers de «gilets jaunes». Moins d'une heure après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement. (13 aVRIL 2019) Ces rassemblements, à Toulouse, Marseille, Grenoble ou Lille sont les premiers à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement ciblée par les manifestants. (13 avril 2019) Toulouse est samedi la «capitale» d'un acte 22 des gilets jaunes sous le coup de la loi anticasseurs. (13 avril 2019) Le Premier ministre français doit remettre lundi les conclusions du Grand débat national initié par la crise des Gilets jaunes. (8 avril 2019) Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron retourne sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac, cité paisible du Lot qui tente de renaître loin des grandes villes. (Vendredi 18 janvier 2019) Les autorités redoutent un regain de mobilisation dans les manifestations des «gilets jaunes» samedi. (12 janvier 2019) Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux.

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Plus de deux mois de consultation, des centaines de milliers de propositions citoyennes, parfois contradictoires ou coûteuses: Edouard Philippe tire lundi le bilan du grand débat lancé face à la crise des «gilets jaunes», en attendant les premières décisions concrètes d'Emmanuel Macron.

Près de la moitié du gouvernement, les cinq «garants» du grand débat, des citoyens, représentants d'associations et partenaires sociaux, maires, et une centaine de directeurs d'administration seront réunis dans la matinée sous la verrière du Grand Palais à Paris pour cette synthèse baptisée «restitution», au surlendemain de l'«acte 21» des «gilets jaunes».

Quand le mouvement a enregistré samedi sa plus faible mobilisation, avec 22'300 participants selon l'Intérieur, le grand débat a «redonné» à la société française son «vrai visage», a jugé dimanche Sébastien Lecornu, un des deux ministres chargés de l'animer. Plus de 1,5 million de personnes y ont participé directement d'après les comptages officiels: un tiers via le site dédié, un tiers dans les quelque 10'000 réunions locales, un tiers dans les 16'000 cahiers de doléances ou par courrier libre.

«Grand blabla»

Aux quatre thèmes fixés par Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français mi-janvier - écologie, impôts, services publics, démocratie - s'en sont ajoutés d'autres qui ont spontanément émergé dans la consultation: la santé, beaucoup, mais aussi les retraites ou encore la dépendance. D'autres sujets, comme l'immigration, sont eux restés en retrait.

Quand l'opposition fustige un «grand blabla» et un exercice biaisé par le gouvernement, le risque pour l'exécutif est d'apparaître comme celui qui ne retient que ce qui l'arrange. La synthèse sera «représentative de la diversité des points de vue exprimés» dans le grand débat, a assuré Emmanuelle Wargon, l'autre ministre chargée du débat. «Toutes les analyses» seront mises en ligne en parallèle, en gage de «transparence».

Les organismes missionnés pour cette «restitution» (le sondeur OpinionWay, les cabinets Roland Berger, Res Publica et Missions Publiques) en donneront les résultats dans la matinée, avant un discours du Premier ministre à la mi-journée.

Les contributions font apparaître une demande «massive» de baisse d'impôts, avec une priorité accordée à la TVA puis l'impôt sur le revenu, selon une source gouvernementale. Le flou est beaucoup plus grand quant aux dépenses à baisser, même si les contributeurs avancent les pistes de la défense ou du logement.

ISF et RIC «dilués»?

Le rétablissement de l'ISF et l'instauration du référendum d'initiative citoyenne (RIC), réclamés dès les débuts du mouvement par les «gilets jaunes», se sont eux «progressivement dilués avec d'autres préoccupations», a ainsi affirmé M. Lecornu.

Lors de débats sans vote mardi devant l'Assemblée puis au Sénat mercredi, Edouard Philippe dira ensuite «ce que nous retenons, les thèmes que nous voulons privilégier, les orientations que nous fixons». Le Premier ministre a déjà promis des «solutions puissantes» et évoqué un travail à venir avec «les corps intermédiaires» et «les élus locaux».

Le verdict reviendra alors mi-avril à Emmanuel Macron, au terme d'un tour de France en 80 jours dont une centaine d'heures de débats. Les mesures pourront être distillées jusqu'à l'été. Le président a promis de répondre sans «reniement» ni «entêtement» aux souhaits des Français, un «en même temps» qui maintient le flou.

«Rien ne serait comme avant»

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a promis que «rien ne serait comme avant» à l'issue du grand débat, avec notamment une meilleure association des Français aux décisions. Mais le patron du PS Olivier Faure dit déjà s'attendre à «un approfondissement du cap initial».

«Il est temps de sortir (du grand débat) avec une vraie vision et des actes vigoureux», a plaidé de son côté dimanche le président des Républicains Laurent Wauquiez, accusant Emmanuel Macron de «faire l'histrion». Toujours chez LR, Valérie Pécresse estime que l'exécutif «promène le chien jusqu'aux européennes» fin mai.

En attendant les arbitrages, plusieurs ministres avancent leurs pions. Pour financer la dépendance, les ex-LR Gérald Darmanin et Bruno Le Maire ont poussé cette semaine l'idée d'un possible report de l'âge de départ à la retraite, avec l'assentiment de Matignon. Soulignant l'envie de «plus d'écologie» lors du grand débat, François de Rugy s'efforce lui de dessiner un avenir à la fiscalité écologique, déclencheur de la crise il y a six mois.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Info le 08.04.2019 09:50 Report dénoncer ce commentaire

    gilet jaune

    Rien ne va sortir du grand blabla ...

  • Jean Neymar le 08.04.2019 09:52 Report dénoncer ce commentaire

    C'est ça, un débat ?

    Un monsieur debout au milieu d'une assemblée et qui parlotte durant 7 heures ? :-(

  • D.Mago le 08.04.2019 07:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Spectaculaire

    Le mammouth va accoucher d une puce!

Les derniers commentaires

  • Albinet le 08.04.2019 21:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Peu crédible

    Bla-bla-bla bla-bla bla-bla et la marmotte elle change de trou ....

  • L Americain le 08.04.2019 14:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pipo

    La France ??sont gouvernement ??le service public ?? et le plus important orchestre de flûte au monde ou théâtre de guignol avec un répertoire incroyable

  • Dam dam le 08.04.2019 12:40 Report dénoncer ce commentaire

    Pueblo

    C'est quand même incroyable de se dire que tous ces énarques ont besoin d'un débat national pour se rendre compte de ce dont le peuple à besoin. Une preuve en plus qu'ils sont déconnectés de la population qui trime. La monarchie dans son plus bel appareil..

  • Samuel le 08.04.2019 12:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La France

    donne au monde une remarquable leçon avec cette gigantesque consultation.

    • Fabien le 08.04.2019 15:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Samuel

      C'était pas une consultation mais un monologue interminable de Macron au profit des européens et ce au frais des contribuables!

  • jules césar le 08.04.2019 12:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est pas la rose

    L'enfumage est enfin terminé. Macron ne pourra pas ddévoiler des solutions. En cause les caisses vides et l'endettement monstrueux du pays. Tout ce qu'il à gagné c'est du temps pour proroger l'échéance de son échec. L'important c'est d'occuper le terrain et enfumer les moutons.