Climat

13 novembre 2019 15:29; Act: 13.11.2019 16:05 Print

Greta a quitté les Etats-Unis en catamaran

La jeune militante écologiste suédoise a quitté mercredi les Etats-Unis à bord d'un catamaran après plus de deux mois en Amérique du Nord.

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La jeune Greta Thunberg veut rejoindre l'Europe et la réunion sur le climat de l'ONU COP 25 à Madrid début décembre.

Portant un gros sac à dos et un bonnet vissé sur la tête, Greta Thunberg a embarqué avec son père, Svante, sur le voilier La Vagabonde, qui appartient à un jeune couple australien qui y vit avec leur garçon de 11 mois. «Je veux remercier tous les gens que j'ai rencontrés en Amérique du Nord pour leur incroyable hospitalité», a-t-elle tweeté depuis l'océan.

Le couple avait proposé aux Thunberg de les ramener en Europe, après que la militante, qui ne prend pas l'avion, avait lancé un appel le 1er novembre sur les réseaux sociaux pour un moyen de transport transatlantique. La navigatrice britannique Nikki Henderson a rejoint l'équipage pour la traversée.

Le bateau de 14 mètres est parti de Hampton, en Virginie, sur la côte est des Etats-Unis, et prévoit de rejoindre le Portugal, à plus de 5500 km de distance. La traversée devrait prendre au moins deux semaines, selon Nikki Henderson.

Mobilisation enflée

Pendant 11 semaines, Greta Thunberg, 16 ans, a aidé à faire enfler sur le continent nord-américain la mobilisation des «grèves de l'école» qu'elle avait lancée chez elle en Suède en août 2018. Arrivée à New York fin août à bord d'un voilier différent, elle s'est déplacée sur le continent en véhicule électrique, une Tesla mise à disposition par l'ancien acteur et gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger.

Elle a dénoncé l'inaction des dirigeants mondiaux lors du sommet spécial de l'ONU sur le climat en septembre, et a participé chaque vendredi à des manifestations de New York à Vancouver, en passant par Washington, Montréal, l'Alberta, l'Iowa, le Dakota du Nord, Los Angeles et Charlotte.

«D'un côté, beaucoup de choses ont changé dans le bon sens, mais plusieurs mois se sont écoulés sans action véritable, sans que les gens se rendent compte de l'urgence», a-t-elle dit à l'AFP à la veille du départ, confiant n'être pas vraiment plus optimiste qu'avant son périple.

Quant à Donald Trump, elle jugeait que son déni climatique avait peut-être paradoxalement dopé la mobilisation: «Il est tellement extrême, et dit des choses si extrêmes, que les gens se sont réveillés d'une certaine façon.»

Pause d'un an «Si j'arrive à temps, je participerai à la COP 25, car on m'a invitée», a dit la Suédoise de 16 ans, qui comptait au départ se rendre à Santiago du Chili pour cette conférence climat, avant que le gouvernement chilien n'annule l'événement en raison du mouvement de contestation local. «Et puis je rentrerai à la maison, je pense», confiait-elle. Pour 2020, «je n'ai pas encore de projet». Elle a fait une pause d'un an dans sa scolarité, et sa rentrée des classes sera en août. «Si je suis invitée, j'essaierai d'aller dans des endroits où je ne suis jamais allée, d'abord en Asie, et bien sûr à des réunions de dirigeants mondiaux, si je suis invitée», a dit Greta Thunberg.

(nxp/ats)