Affaires étrangères

15 juillet 2014 06:03; Act: 15.07.2014 10:24 Print

Hague démissionne et Hammond lui succède

Le ministre britannique des Affaires étrangères, poids lourd du parti conservateur, a provoqué lundi la surprise en démissionnant de son poste à dix mois d'élections législatives.

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Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé mardi sur son compte officiel Twitter qu'il avait nommé l'actuel ministre de la Défense Philip Hammond comme nouveau ministre des Affaires étrangères, en remplacement de William Hague. «Philip Hammond est le nouveau ministre des Affaires étrangères», a-t-il twitté.

Hommage appuyé

Le premier ministre David Cameron a rendu un hommage appuyé au chef de la diplomatie sans indiquer immédiatement le nom de son successeur. Mais selon la BBC, le poste reviendrait au ministre de la Défense Philip Hammond, plus eurosceptique encore que M. Hague qui s'est pourtant illustré sur ce front.

William Hague, 53 ans, qui a servi pendant 20 ans dans divers gouvernements conservateurs, a été député pendant 26 ans. Il dirigeait depuis quatre ans le Foreign Office.

Référendum sur l'UE

La relève aux Affaires étrangères intervient à un moment particulièrement critique de la relation de Londres avec l'UE. M. Cameron a promis aux Britanniques d'obtenir des réformes de l'UE et du lien de leur pays avec l'UE, avant de convoquer un référendum en 2017 sur le maintien du Royaume-Uni au sein du club des 28.

William Hague restera cependant quelques mois encore au gouvernement, en tant que Leader de la chambre des communes (la chambre basse du Parlement), afin de mener la bataille législative de 2015 pour le compte du parti. Il a précisé que lui-même ne briguerait pas un nouveau mandat de député.

L'autre départ le plus remarqué de l'équipe gouvernementale est celui d'un baron de la politique britannique, Kenneth Clarke, 74 ans, qui était ministre sans portefeuille après avoir occupé de nombreux hauts postes ministériels depuis 1972. Connu pour son franc-parler, l'homme a pour autre originalité d'être europhile.

Sept départs

Le 10 Downing street a annoncé lundi soir que le premier ministre avait aussi accepté la démission du ministre aux universités, du ministre à l'énergie et au changement climatique, du ministre à l'Irlande du Nord et du ministre au Pays de Galles.

Un porte-parole de l'opposition conservatrice a vu dans le remaniement, «un massacre des modérés». C'est une preuve supplémentaire que les Tories souhaitent «battre la retraite en Europe».

Le premier ministre, chef de file d'un parti conservateur devancé par les travaillistes dans les intentions de vote, procède à ce qui devrait être son dernier remaniement avant les élections de mai 2015. Une série de nominations est attendue mardi.

Plusieurs femmes devraient faire leur entrée dans son gouvernement, où certains les jugeaient trop peu nombreuses. L'équipe doit en outre être rajeunie.

(afp)