Centrafrique

15 décembre 2013 16:44; Act: 15.12.2013 18:18 Print

Hollande aurait été intimidé par les rebelles

Le président de la République française François Hollande aurait échappé à une attaque à l'aéroport de Bangui mardi, selon «le Parisien». Paris minimise l'incident.

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La visite du président a failli tourner au vinaigre. (Photo: Reuters)

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La visite éclair de François Hollande en Centrafrique a été marquée par un incident, révèle «Le Parisien» dimanche. «Hollande est peut-être passé à côté d'un drame... mais n'y a vu que du feu», affirme le quotidien francilien. Des ex-rebelles de la Séléka ont tenté une manœuvre d'intimidation à l'aéroport de Bangui, alors que le président s'apprêtait à repartir après avoir salué la mémoire des deux soldats français tués la veille.

A 19h15, quand l'avion présidentiel se pose à l'aéroport M'Poko à Bangui, François Hollande s'entretient pendant une quinzaine de minutes avec le président de transition, Michel Djotodia, imposé par la rébellion Séléka qui a chassé François Bozizé du pouvoir. Armés jusqu'aux dents, des dizaines de membres de la Séléka ont alors fait irruption sur le tarmac. Ils ont fait face aux hommes des forces spéciales, chargés de la sécurité du chef de l'État.

A bord de sept véhicules, les hommes armés «se postent en face» du Falcon de la République française. La situation est tendue. Au bout de quelques minutes et après une discussion entre les deux camps, les pick-ups s'en vont. Sans un coup de feu. «Il y a bien eu ce face-à-face» a confirmé l'envoyé spécial de France 2. «Ça a été très, très tendu», a reconnu une source proche du président au «Parisien».

Le ministère de la Défense a affirmé que François Hollande n'avait «absolument pas» été en danger lors de cet épisode. Le président de transition est certes arrivé avec 10-15 hommes armés, (...) la garde personnelle du président Djotodia, qui a le droit d'en disposer», a expliqué l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.

(cga)