France

09 janvier 2016 11:27; Act: 09.01.2016 14:22 Print

Hollande dévoile la plaque pour la policière tuée

Le président a rendu hommage à l'agente municipale, abattue le 8 janvier 2015 par Amédy Coulibaly.

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Le chanteur Johnny Hallyday, de noir vêtu, a interprété «Un dimanche de janvier», rappel de la formidable mobilisation de l'an dernier, en hommage aux victimes du terrorisme en 2015. (dimanche 10 janvier 2016) La place de la République, surveillée par des tireurs sur les toits et dont les accès étaient étroitement contrôlés, était loin d'être bondée. Le journal 'Libération' résumait assez bien la situation sur son site Internet dimanche: «Un hommage aux victimes plus officiel que populaire». (Dimanche 10 janvier 2016). La maire de Paris, Anne Hidalgo, le président François Hollande et le premier ministre Manuel Valls ont rendu hommage aux victimes des attentats survenus en 2015. (Dimanche 10 janvier 2016) La place de la République, surveillée par des tireurs sur les toits et dont les accès étaient étroitement contrôlés, était loin d'être bondée. Le journal 'Libération' résumait assez bien la situation sur son site Internet dimanche: «Un hommage aux victimes plus officiel que populaire». (Dimanche 10 janvier 2016). Entourés de plusieurs ministres et de la maire de Paris, Manuel Valls et François Hollande se sont recueillis samedi devant la devanture du supermarché attaqué il y a un an par le terroriste Amédy Coulibaly. (Samedi 9 janvier 2016) Le président français a dévoilé la plaque à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe, du nom de cette policière municipale tuée le 8 janvier 2015 par Amédy Coulibaly. (Samedi 9 janvier 2016) Un couple se recueille place de la République à Paris (Mercredi 6 janvier 2016) Un an après les attentats qui l'ont endeuillé, le journal satirique Charlie Hebdo a publié un numéro spécial en hommage aux 12 victimes. Signe des tensions qui persistent, sa Une a été condamnée par les représentants du monde catholique et musulman. (Image 6 janvier 2016) La tension est aussi politique : le durcissement de ton après les attentats de janvier 2015 et ceux de novembre 2015 n'est pas du goût de tous, comme en témoigne la Une de gauche, édition hebdomadaire de Charlie Hebdo. (Image - 6 janvier 2016) Une plaque commémorative a été déposée là où le policier Ahmed Merabet est décédé lors de l'attaque de Charlie Hebdo. (Mardi 5 janvier 2016) Une autre plaque commémorative a été installée à l'endroit où le policier Ahmed Merabet a été tué le 5 janvier 2015, lors de la fuite des terroristes après qu'ils eurent fait feu dans la rédaction du journal satirique. (Mardi 5 janvier 2016) Hommage sur un mur de la capitale: il montre les dessinateurs Cabu (à g.) and Wolinski, tué en janvier 2015, dans les positions des deux célèbres anges de la chapelle Sixtine, auxquels ont été ajoutés un verre de vin, un pigeon et le Big Ben ( 5 janvier 2016) Une plaque commémorative a été apposée sur la façade du supermarché Hyper Cacher, le 5 janvier. (Image - 5 janvier 2016) François Hollande participe à une cérémonie devant le supermarché casher . (Mardi 5 janvier 2016) A cause de la faute d'orthographe concernant le nom de famille du dessinateur Georges Wolinski, la plaque commémorative, sitôt dévoilée, a été recouverte d'un voile noir. (Mardi 5 janvier 2016) A cause de la faute d'orthographe concernant le nom de famille du dessinateur Georges Wolinski, la plaque commémorative, sitôt dévoilée, a été recouverte d'un voile noir. (Mardi 5 janvier 2016) La plaque commémorative dévoilée ce 5 janvier 2016 comporte une faute d'orthographe sur le nom du dessinateur Wolinski. (Mardi 5 janvier 2016) Le président François Hollande et le maire de Paris Anne Hidalgo lors des commémorations de l'attentat survenu à Charlie Hebdo. (Mardi 5 janvier 2016) La Une du dernier numéro de Charlie Hebdo. La France s'apprête à commémorer les attentats meurtriers de janvier 2015. (4 janvier 2016)

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Le président François Hollande a dévoilé samedi matin à Montrouge, en banlieue parisienne, une plaque à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe, policière municipale tuée il y a un an par Amédy Coulibaly lors des attentats djihadistes de janvier 2015, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette plaque «à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe», «assassinée en ce lieu le 8 janvier 2015, victime du terrorisme, dans l'accomplissement de son devoir», a été dévoilée après celles pour les victimes de Charlie Hebdo, pour le policier Ahmed Merabet et pour les morts de l'Hyper Cacher, inaugurées mardi à Paris.

Les attentats de janvier 2015 avaient fait 17 morts.

Proches présents

Un choeur d'enfants de la commune et l'harmonie municipale ont entonné la Marseillaise à l'issue du dévoilement de la plaque et d'une minute de silence.

Une quinzaine de proches de Clarissa Jean-Philippe étaient présents, ainsi que les ministres de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de la Justice Christiane Taubira, plusieurs élus des Hauts-de-Seine, la présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse et la maire de Paris Anne Hidalgo.

Plusieurs dizaines de badauds ont assisté d'un peu plus loin à cette sobre cérémonie, retenus une centaine de mètres en amont.

Hollande parle à la famille

Le président Hollande s'est ensuite longuement entretenu en privé avec la famille de la victime. «Je trouve ça un peu satisfaisant», «on a discuté, tout va aller dans le bon sens», a ensuite dit à la presse la mère de Clarissa Jean-Philippe, saluant une «belle cérémonie» qui lui a «fait chaud au coeur».

La jeune policière municipale de 26 ans, originaire de Sainte-Marie en Martinique, avait été tuée en pleine rue le matin du 8 janvier 2015, au lendemain de l'attaque djihadiste, contre Charlie Hebdo, lorsqu'elle avait été appelée sur un banal accident de la circulation.

Amédy Coulibaly avait alors surgi et, armé de kalachnikov, avait assassiné la jeune femme. Les enquêteurs se demandent s'il ne visait pas initialement une école juive qui se trouve à proximité.

«En perdant la vie, elle a sans doute sauvé la vie de nombreux enfants», a d'ailleurs déclaré à Montrouge la ministre de l'Outre-Mer George Pau-Langevin. «Elle a été assassinée parce qu'elle portait l'uniforme, symbole de notre République et de nos valeurs», a ajouté le maire de la ville Jean-Loup Metton.

Prise d'otages

Le lendemain, Coulibaly prenait en otages les clients et employés d'un supermarché casher à Paris, tuait quatre d'entre eux avant d'être abattu par la police.

La jeune femme s'était installée dans la région parisienne depuis 2008. Elle a été exécutée une semaine avant de recevoir son diplôme de policière municipale.

Perpendiculaire à l'avenue Pierre Brossolette où a été dévoilée la plaque, l'avenue de la Paix à Montrouge a été rebaptisée «avenue de la Paix - Clarissa Jean-Philippe».

(nxp/afp)