Iran

07 juillet 2018 09:35; Act: 07.07.2018 09:35 Print

Huit exécutions après les attentats de Téhéran

En juin 2017, 17 personnes ont été tuées à Téhéran dans un double attentat. A l'issue du procès, huit hommes ont été mis à mort.

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Sept personnes, soupçonnées d'avoir aidé les auteurs du double attentat de Téhéran, ont été arrêtées. (Samedi 10 juin 2017) Sous une chaleur écrasante, des dizaines de milliers d'Iraniens ont assisté aux funérailles des victimes de l'attaque de l'EI ce vendredi 9 juin 2017. Sous une chaleur écrasante, des dizaines de milliers d'Iraniens ont assisté aux funérailles des victimes de l'attaque de l'EI ce vendredi 9 juin 2017. Sous une chaleur écrasante, des dizaines de milliers d'Iraniens ont assisté aux funérailles des victimes de l'attaque de l'EI ce vendredi 9 juin 2017. Le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif a dénoncé jeudi la réaction «répugnante» de Donald Trump aux attaques survenues la veille à Téhéran. (Jeudi 8 juin 2017) Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde à l'Iran après les attaques meurtrières perpétrées à Téhéran, affirmant que ceux qui soutiennent «le terrorisme» s'exposaient à en être les «victimes». (Jeudi 8 juin 2017) Les assaillants qui ont tué 13 personnes mercredi, selon un dernier bilan, étaient des Iraniens qui avaient rallié le groupe EI. (Jeudi 8 juin 2017) Le guide suprême iranien Ali Khamenei a minimisé les attentats menés mercredi, évoquant des «pétards». Il a estimé qu'ils n'auront aucun effet sur le peuple iranien. (Mercredi 7 juin 2017) Autour des deux lieux des attaques, les forces de sécurité ont pris place. Des stations de métro ont été fermées. (Mercredi 7 juin 2017) Au coeur de Téhéran, des ambulances se fraient un passage. (Mercredi 7 juin 2017) Une photo de l'intérieur du Parlement. (Mercredi 7 juin 2017) On aperçoit de la fumée entourant le Parlement iranien, après une fusillade et l'explosion d'une bombe par l'un des assaillants. (Mercredi 7 juin 2017) Un policier iranien est en faction près du Parlement. (Mercredi 7 juin 2017) Un policier tente de faire évacuer des civils du Parlement, alors que le bâtiment est pris d'assaut par des assaillants. (Mercredi 7 juin 2017) On aperçoit ici un homme armé à la fenêtre du Parlement. (Mercredi 7 juin 2017) Un soldat en poste près du Parlement. (Mercredi 7 juin 2017) Des policiers courent près du Parlement, après une attaque menée à l'intérieur du bâtiment. (Mercredi 7 juin 2017) Une ambulance arrive sur les lieux de l'attaque, près du Parlement. (Mercredi 7 juin 20) Au total, trois assaillants se sont fait exploser, un au Parlement et deux au mausolée de Khomeiny, à Téhéran, après deux attaques simultanées dans la capitale iranienne. (Mercredi 7 juin 2017) Le mausolée de Khomeiny a aussi été visé par une attaque, à Téhéran, en Iran. Le site du Parlement, également touché, est distant de 20 kilomètres. (Mercredi 7 juin 2017) Les trois assaillants auraient ouvert le feu à l'intérieur du Parlement, avant de prendre en otage quatre personnes. Un homme s'est fait exploser à l'intérieur. (Mercredi 7 juin 2017) Le corps d'un terroriste est étendu sur le sol, près du mausolée. (Mercredi 7 juin 2017) Un première bilan fait état de sept morts. Ces attaques simultanées sont une première pour ce pays musulman depuis près de 30 ans. (Mercredi 7 juin 2017) (Mercredi 7 juin 2017)

Une faute?

Huit complices des auteurs du double attentat meurtrier perpétré en juin 2017 contre le Parlement et le mausolée de l'Imam-Khomeiny à Téhéran ont été exécutés en Iran, a-t-on indiqué samedi de source officielle. «La peine de mort prononcée contre 8 membres du groupe salafiste takfiri Daech liés (à ces attentats) a été appliquée en tenant compte des règles religieuses et légales», a écrit l'agence Mizan Online, qui dépend du pouvoir judiciaire, sans préciser la date ni le lieu de ces exécutions. Selon l'agence Tasnim, la sentence a été appliquée samedi.

Daech est l'acronyme arabe du groupe État islamique (EI). Le terme «takfiri» est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les djihadistes sunnites. Il dérive du mot arabe «takfir» (anathème), accusation utilisée par ces extrémistes comme justification de la violence contre ceux qu'ils estiment être des impies. «Ces huit individus», tous des hommes iraniens, «ont coopéré directement avec les principaux agents (de l'EI) ayant tué et blessé d'innocents citoyens» le 7 juin 2017, «les ont soutenus financièrement et leur ont procuré des armes alors qu'ils étaient au courant du but et des intentions du groupe terroriste», a ajouté Mizan Online.

Attentat mortel

Le 7 juin 2017, 17 personnes ont été tuées à Téhéran dans un double attentat ayant visé le Parlement et le mausolée de l'Imam-Khomeiny, qui abrite la dépouille de Rouhollah Khomeiny, fondateur de la République islamique.

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans ces attaques, les premières (et à ce jour les seules) revendiquées par l'EI à Téhéran. Cinq assaillants avaient été tués, soit en se faisant exploser, soit en étant abattus par les forces de l'ordre iraniennes.

Avant les attentats, l'EI avait menacé de commettre des attaques sur le sol iranien en représailles au soutien militaire et logistique apporté par Téhéran aux autorités de Damas et de Bagdad contre les groupes djihadistes en Syrie et en Irak, en particulier l'EI. Le verdict contre les huit personnes exécutées avait été annoncé en mai.

A l'ouverture de leur procès, Mizan Online avait indiqué en avril que 26 personnes au total étaient accusées dans ce dossier. L'agence précise samedi que les poursuites continuent pour les autres prévenus.

(nxp/afp)