Ukraine

26 juillet 2014 09:58; Act: 26.07.2014 10:03 Print

Iatseniouk: pas de décision avant jeudi

Le Parlement ukrainien se réunira jeudi en session extraordinaire pour décider du sort du Premier ministre, dont la démission a plongé le pays dans l'incertitude politique.

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Il se penchera aussi sur le déploiement dans l'Est de la mission policière internationale dans le cadre de l'enquête sur le crash de l'avion malaisien.

La décision a été prise vendredi soir lors d'une rencontre entre le président Petro Porochenko, le Premier ministre Arseni Iatseniouk et le président du Parlement Olexandre Tourtchinov, a annnoncé la présidence dans un communiqué.

Une partie de cette séance parlementaire se déroulera «à huis clos» pour discuter de l'enquête sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines abattu par un missile dans l'est de l'Ukraine dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses largement montrés du doigt comme responsables de cette tragédie.

Toujours des corps sur le site du crash

Les députés doivent notamment ratifier des accords sur l'envoi d'une mission policière internationale conclus entre Kiev, les Pays-Bas et l'Australie, qui ont perdu respectivement 193 et 28 de leurs ressortissants.

Les rebelles n'ont jusqu'à présent pas réagi à un tel déploiement d'hommes armés mais se sont dits réticents quant à une présence massive d'étrangers sur le site du crash. Cela alors que selon le Premier ministre australien Tony Abbott, des restes de corps se trouvent toujours sur le site de la chute de l'avion.

«C'est la présence de ces corps qui fait qu'il est plus important que jamais qu'une mission internationale soit déployée sur ce site», a déclaré M. Abbott.

Elections anticipées

M. Porochenko a par ailleurs dit «espérer pouvoir continuer de travailler» avec Arseni Iatseniouk qui a claqué la porte jeudi après la dissolution de la coalition gouvernementale au Parlement en vue d'élections anticipées en octobre souhaitées par le chef de l'Etat.

Il a expliqué sa décision par le refus de députés de soutenir des réformes impopulaires, mais indispensables pour obtenir les crédits occidentaux pour un pays au bord de la faillite, «ayant la campagne électorale en tête».

Lagarde pour la mise en oeuvre des réformes

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a appelé vendredi les autorités de Kiev à mettre en oeuvre les réformes exigées par le Fonds en dépit de la crise ouverte par la démission de M. Iatseniouk.

Fin avril, le FMI avait approuvé une ligne de crédit de 17 milliards de dollars en faveur de l'Ukraine et a donné mi-juillet son pré-accord pour le versement d'une tranche de 1,4 milliard, à condition que les autorités continuent à adopter les réformes économiques exigées par le Fonds.

(ats)