Annecy (F)

21 mai 2019 10:06; Act: 21.05.2019 10:18 Print

Il avait tué sa fille de 3 ans pour punir son ex-femme

Le procès d'un père infanticide s'est ouvert lundi. Léa était morte en 2016 près de Thonon-les-Bains.

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Après le meurtre, C. M. avait disparu pendant six mois. (Photo: DR)

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C’est un procès particulièrement sordide qui a débuté, lundi, devant la Cour d’assises de la Haute-Savoie (F), à Annecy. C. M., 38 ans, est accusé d’avoir tué Léa, sa fillette de 3 ans, en mai 2016, pour «pourrir la vie» de son ex-épouse. Le corps de l’enfant avait été découvert au domicile de la famille, que le père avait conservé seul, à Margencel, entre Thonon-les-Bains et Yvoire.

Menaces, harcèlement et disparition

Devenu alcoolique après son mariage, C. M. vivait mal le divorce obtenu par son ex-femme. Il la harcelait et la menaçait, ce qui l’avait poussée à demander la garde exclusive de Léa. Après son passage à l’acte, C. M. avait pris la fuite, abandonnant sa voiture sur un parking de Douvaine, puis il avait envoyé à son ex-femme une lettre insoutenable, dans laquelle il disait avoir voulu la punir et s’en réjouissait (lire encadré).

Le trentenaire avait été arrêté six mois plus tard à La Ciotat, près de Marseille, où il travaillait sous une fausse identité. Il s’était fait repérer par les enquêteurs en recherchant des photos de Léa sur internet.

De la haine à la résurrection

Lors de la première journée d’audition, lundi, C. M. a confié: «J’ai l’impression que Léa est là, elle est dans la tombe des souvenirs, elle n’est pas morte.» Selon France 3, il a aussi parlé de résurrection. L’homme est devenu membre des Témoins de Jéhovah depuis son incarcération.

Mais à l’époque des faits, selon le portrait dressé au tribunal, C. M. n’était que haine, violence et jalousie. Il a été dépeint par l’expert psy comme dépressif, alcoolique, accro aux jeux et immature.

(aia)