Etats-Unis

10 novembre 2019 11:55; Act: 10.11.2019 11:56 Print

Il habite en ville mais ne se nourrit que de la nature

Afin de réduire son empreinte écologique et servir d'exemple, Rob Greenfield a décidé de faire de la nature son jardin, son garde-manger et sa pharmacie.

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Rob Greenfield est Américain et se déplace beaucoup en auto-stop. C'est l'une des techniques qu'il a adoptées pour réduire son empreinte environnementale. Une autre est plus radicale: depuis un an, il n'a pas dépensé un centime pour de la nourriture.
Il ne s'alimente que de ce qu'il peut faire pousser lui-même dans un jardin, pêcher - ou de ce qu'il récupère le long des routes. Car oui, les animaux morts retrouvés au bord de l'autoroute sont aussi une option pour cet activiste de 33 ans.

Son défi prendra fin le 10 novembre: en résumé, ne vivre que de ce qu'il peut trouver dans la nature. Ou plutôt dans la ville d'Orlando, capitale des parcs d'attraction dont l'aire urbaine compte quelque 2,5 millions d'habitants, choisie par Rob Greenfield pour son climat tropical.

«Cette année, j'ai fait pousser ou récupéré 100% de mon alimentation - pas de supermarché, pas de restaurant, pas de bière au comptoir d'un bar», a raconté Rob Greenfield à l'AFP. «La nature a été mon jardin, mon garde-manger et ma pharmacie.»

«Je veux inspirer les gens», explique celui qui a documenté toute son aventure dans des vidéos postées sur YouTube. «Les inciter à questionner leur nourriture, à changer leur régime alimentaire, à cultiver leurs propres aliments, à soutenir les agriculteurs locaux et à manger d'une façon qui soit meilleure pour la planète, nos communautés et nous-mêmes.»

Ferme urbaine

Pendant une année, lui qui vit pieds nus («Je pense que les pieds fonctionnent tout à fait bien», dit-il) a habité une petite maison dans le jardin d'un propriétaire qui l'avait autorisé à y vivre pour mener à bien son projet.

Autrefois bien taillé, cet espace est aujourd'hui transformé en ferme urbaine où poussent papayes, bananes, patates douces, aubergines et concombres. Il s'y est construit une cuisine à l'air libre, où il conserve le miel produit par ses quatre ruches. A côté des toilettes, il range les feuilles veloutées d'une plante, qui font office de papier hygiénique: «C'est plus doux que tout ce que vous pouvez acheter en magasin», affirme-t-il.

Pendant l'interview, il déguste du cerf dans un bol, assaisonné à l'ail, poivre, coriandre, aneth et cuit dans du lait de coco. Il a trouvé l'animal sur une route du Wisconsin, où il a passé des vacances. Et il termine son repas avec des feuilles de moringa, aux nombreux bienfaits médicinaux.

Et pour le sel? «Je récupère de l'eau de l'océan. Je remplis un pot ou une carafe, puis je la mets sur un réchaud pour la faire bouillir et s'évaporer. Cela donne du bon sel», explique-t-il.

Une vie simple

Sa décision de mener «une vie simple», il l'a prise en 2011. Avant cela, il vivait «une vie d'Américain plutôt classique (...) avec l'objectif d'être millionnaire à 30 ans».

En 2014, il a dissous son entreprise de marketing. Il s'est ensuite fait connaître en 2016 avec un autre projet choc: marcher à travers New York en portant toutes les ordures qu'il produisait, afin de sensibiliser les Américains à la quantité de déchets générés.

«Je crois en une vie humble»

Visant toujours à inciter les gens à vivre de manière durable, il ne sait pas quel sera son prochain défi. Il souhaite en tout cas voyager à travers le monde.

Il vit aujourd'hui uniquement de ce que lui rapportent ses livres ou ses conférences - même s'il participe souvent à des événements sans réclamer d'argent. Cette année, il a gagné 9760 dollars. L'année précédente, c'était 8000. Le seuil de pauvreté pour un individu seul est de 13'000 dollars aux Etats-Unis.

Rob Greenfield dit qu'il reverse la plupart de ce qu'il gagne à des ONG, car il ne souhaite pas que sa popularité - acquise notamment grâce à de nombreux articles de presse - le rende riche.

«J'ai inventé un système pour m'aider à ne jamais perdre mes bonnes intentions. Je crois en une vie humble et je ne pense pas qu'il soit possible de vivre humblement avec beaucoup d'argent.»

(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • veropop le 10.11.2019 12:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    selon les climats

    C est bien de moins consommer. Mais bon.. Il s est établi dans une région où les papayes et bananes poussent sans problème... Ici ça va être difficile de faire pareil en hiver...

  • Luc le 10.11.2019 12:38 Report dénoncer ce commentaire

    Une inspiration

    Des intentions et des paroles qui sont concrétisées par des actes. Un grand bravo à cet homme ! Que certains manifestants écolos qui se gargarisent d'idéologies en prennent de la graine!

  • Figue le 10.11.2019 12:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une goutte d'eau dans l'océan

    Bel exemple, il est certainement plus heureux que bon nombre d'entre nous, pas d'antidépresseurs, pas de contrainte matérielle. C'est courageux.

Les derniers commentaires

  • CL le 11.11.2019 14:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Avant le passage en force

    Si jamais, si vous comprenez son message, il montre juste qu'on peut le faire. Il n'est pas là pour dire aux petits suisses, bien campés dans leur zone de confort, de passer au même régime du jour au lendemain. C'est impossible. Par contre, on peut petit à petit utiliser plus le vélo, planter deux trois trucs dans son jardin ou sur son balcon, consommer un peu plus local, boire l'eau du robinet, faire des sports et des loisirs un peu moins énergievore. En fait il y a 25'000 possibilités de participer, un peu, à améliorer notre environnement et notre santé...

  • lézard vert le 10.11.2019 16:37 Report dénoncer ce commentaire

    "Western green lizard"

    Poitrine de poulet hongrois de Slovénie au restaurant "Naturaplan - Coop", concombre bio "Migros Restaurant" sans odeur, épinards surgelés "Migros Restaurant santé", smartphone "M-Electronics" abonnement "Swisscom", Mercedes-Benz" AMG Performance Center", station de lavage "Migrol" automatique, 5 pneus "Yokohama" pas chers chez "Suisse SA"...

    • lézard vert le 11.11.2019 12:51 Report dénoncer ce commentaire

      encore une année sabbatique

      Rob Greenfield a pris une année sabbatique, qu'il compte prolonger de quelques années pour s'amuser. Il n'est pas l'unique car depuis une septantaine d'années je fais pareil, et je m'amuse aussi.

  • Mouais le 10.11.2019 16:34 Report dénoncer ce commentaire

    Mais bien sur

    On est trop sur cette terre! Comment voulez vous trouver l espace necessaire pour que tout le monde vive comme ca? C'est joli mais irrealisable. Sans compter que ca marche pas a toutes les lattitudes

    • Andrew le 11.11.2019 11:40 Report dénoncer ce commentaire

      C'est sur!

      Quel pessimisme, en effet, on se rejoins sur l'idee qu'il y a trop de gens comme vous sur Terre. Il y a bien assez de place pour tout le monde, c'est l'ignorance des gens comme vous qui poussent les autres au suicide et non a la reflexion. A mediter.

  • Chris le 10.11.2019 15:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bla-bla-bla

    L'auto stop qui utilise la voiture des autres... Voilà un parasite au sens étymologique du terme... Et si il ne bouffe que de la bestiole crevée mais pas avariée au bord des routes, il n'a pas dû manger de la viande souvent pendant 1 an. Un beau conte de fées...

    • Chris bis le 10.11.2019 16:03 Report dénoncer ce commentaire

      Bla-bla-bla bis

      Et il s'est installé chez un propriétaire qui lui a permis de faire ses expériences...

    • Lopet de Vegas le 10.11.2019 17:42 Report dénoncer ce commentaire

      Pollution

      Qui est le vrai parasite, celui qui compte sur la générosité des uns ou celui qui pollue seul dans sa voiture et jamais ne se remet en question ? Le blabla est le non-respect est bien dans votre façon de voire et pas le contraire

    • Torens le 11.11.2019 11:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Chris

      Il bouffe des asticots et des pisseenlits

  • Aa le 10.11.2019 15:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vivre sans avoir besoin des autres une utopie

    C'est une expérience qu'il a menée une année. On ne fait pas cela toute une vie. Si un jour il devait tomber sérieusement malade dans un pays où les coûts médicaux sont très élevés il est fichu. Je crois qu'il a juste voulu passer un message sur le gaspillage et pas prôner ce mode de vie pour tout le monde. Dans un pays le travail de chacun apporte quelque chose dans la communauté car il permet de verser dans un pot commun de quoi améliorer la qualité de vie. Ce monsieur a besoin d'eau et d'électricité comme tout le monde. Il a peut-être un puit avec de l'eau potable dans sont jardin.