Canada

09 mars 2017 14:25; Act: 09.03.2017 14:53 Print

Ils demandent l'asile après avoir aidé Snowden

Des migrants pauvres avaient caché à Hong Kong le lanceur d'alertes en 2013. Ils craignent aujourd'hui pour leur sécurité et demandent l'asile au Canada.

Voir le diaporama en grand »
Des migrants pauvres avaient caché dans leurs appartements à Hong Kong Edward Snowden en 2013. Aujourd'hui, les réfugiés craignent pour leur sécurité et ils demandent l'asile au Canada. (9 mars 2017) La justice norvégienne a de nouveau débouté mercredi l'ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden. Il demandait des garanties contre une éventuelle extradition s'il venait chercher une récompense en Norvège. (Mercredi 28 septembre 2016) Le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange a recommandé à l'Américain Edward Snowden d'être «extrêmement prudent» s'il sortait de Russie, pays qui vient de lui renouveler l'asile et de lui permettre de voyager à l'étranger. (7 août 2014) Edward Snowden a demandé une prolongation de son permis de séjour pour rester en Russie. Celui arrive, en effet, à expiration en août. (9 juillet 2014) Edward Snowden a pris la parole, depuis Moscou, lors d'une visioconférence à l'occasion de l'édition 2014 du festival South by Southwest au Texas..Sa dernière interview remonte à janvier 2014, où il avait affirmé à la chaîne allemande ARD que les Etats-Unis espionnaient aussi de grandes entreprises.(Lundi 10 mars 2014) Edward Snowden a donné dimanche soir sa première interview filmée depuis son exil à Moscou en juin 2013. L'ancien consultant de la NSA a déclaré lors de cet entretien que la chancelière Angela Merkel (photo) n'était sans doute pas la seule personnalité allemande espionnée par les Etats-Unis. (27 janvier 2014) Edward Snowden a utilisé des identifiants de collègues pour avoir accès à certains documents confidentiels. (8 novembre 2013) Le père d'Edward Snowden, Lon, sur une chaîne de télévision russe à son arrivée à l'aéroport de Moscou jeudi matin. (10 octobre 2013). Un site internet russe a publié ce qu'il présente comme la première photo d'Edward Snowden depuis qu'il se cache en Russie où il a obtenu l'asile en août. (7 octobre 2013) David Miranda, compagnon du journaliste du «Guardian» lié aux révélations Snowden, a été arrêté le 18 août dernier à Londres. L'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden a quitté l'aéroport de Moscou Cheremetievo, où il était confiné depuis plus d'un mois, après avoir reçu un asile temporaire en Russie, annonce le 1er août 2013 son avocat russe. Après les révélations de Snowden, les utilisateurs s'organisent pour garantir leur anonymat sur internet. Twitter a reconnu que les demandes du gouvernement américain a son égard représentaient plus de trois-quart du total. Ici, des utilisateurs lors d'une 'Cryptoparty' à Dallas le 18 juillet 2013. S'exprimant sur la chaine américaine NBC, le père d'Edward Snowden a pris la défense de son fils. (26 juillet 2013) Le porte-parole du Kremlin a affirmé que le sort d'Edward Snowden, toujours bloqué à l'aéroport de Moscou, n'était «pas à l'agenda» de Vladimir Poutine. (26 juillet 2013) Edward Snowden est toujours bloqué mercredi 24 juillet à l'aéroport de Moscou. L'avocat russe de Snowden, Anatoly Kucherena. Au bout de 19 jours d'attente dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo, Edward Snowden a demandé l'asile politique à la Russie. (Vendredi 12 juillet) Debout, Edward Snowden s'exprime devant un parterre militants de droits humains réunis à l'aéroport de Moscou-Cheremetievo. (Vendredi 12 juillet) Promesse. Selon le célèbre avocat russe Henry Reznik, Edward Snowden a promis de ne plus «nuire aux Etats-Unis» s'il obtient l'asile politique en Russie. (Vendredi 12 juillet) Un homme regarde sur l'écran de son ordinateur Edward Snowden lors de sa rencontre à l'aéroport de Moscou avec des représentants d'associations de défense des droits humains. (Vendredi 12 juillet) La police surveille l'entrée de la zone de transit de l'aéroport international Moscou- Cheremetievo où se trouve Edward Snowden.(Vendredi 12 juillet) Tatiana Lakshina de la section russe de l'ONG Human Rights Watch à son arrivée à l'aéroport de Moscou pour rencontrer Edward Snowden (Vendredi 12 juillet) Sergei Nikitin, le chef de la section russe d'Amnesty International. (Vendredi 12 juillet) Un image du Terminal F Terminal F de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo. Olga Kostina, directrice de l'ONG de défense des droits de l'homme «Resistance» (Vendredi 12 juillet) Invisible depuis trois semaines, Snowden a convié vendredi 12 juillet des avocats et des représentants des droits de l'homme à l'aéroport Cheremetievo à Moscou. Le 9 juillet 2013, un parlementaire russe tweete que Edward Snowden, toujours coincé à l'Aéroport de Moscou, aurait accepté la proposition d'asile du président vénézuélien Nicolas Maduro. Mais le tweet est ensuite retiré. Incertitude. Le Nicaragua révèle le 7 juillet qu'Edward Snowden explique, dans sa lettre de demande d'asile, sa crainte de ne pas être jugé de façon équitable aux Etats-Unis. «Je risque la prison à vie ou même la mort», écrit-il. Le 5 juillet, le président du Venezuela Nicolas Maduro et le président du Nicaragua Daniel Ortega affirment qu'ils sont disposés à accorder l'asile à Edward Snowden. Le site WikiLeaks révèle parallèlement que Snowden aurait demandé l'asile à 6 pays supplémentaires. 3 juillet 2013: Nouvel imbroglio diplomatique. Soupçonné d'avoir emmené Snowden dans son avion en provenance de Moscou, le président bolivien Evo Morales doit faire une escale forcée de 13 heures à Vienne après le refus de survol de leur territoire par plusieurs pays européens. 2 juillet 2013: l'ancien consultant de la National Security Agency demande l'asile à 21 pays dont la Suisse. Les pays cités par le site Wikileaks sont, outre la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne et la Russie. L'Europe est divisée! Le programme secret nommé Prism, en place depuis 2007, a été autorisé par une loi votée sous le mandat de George W. Bush et renouvelée en décembre 2012. Le 30 juin, l'hebdomadaire allemand , notamment dans ses représentations à Washington et à l'ONU, s'appuyant sur des documents confidentiels fournis par Snowden. L'UE, la France et l'Allemagne exigent des explications, le président Hollande demandant que ces pratiques «cessent immédiatement». Le 29 juin, le vice-président américain , au cours d'un entretien téléphonique rapporté par M.Correa. Ce dernier annonce que son consul à Londres sera sanctionné pour avoir remis à Snowden un sauf-conduit sans l'autorisation de Quito et donc sans validité. Le président équatorien Rafael Correa dit avoir parlé avec le vice-président américain Joe Biden à propos d'Edward Snowden le 29 juin. Depuis l'éclatement de l'affaire, les tensions sont palpables entre les deux pays. Le 27 juin, le site internet Ars Technica publie les protocoles de chat d'Edward Snowden après que son nom d'utilisateur a été rendu public. Le siège de la National Security Agency à Fort Meade, dans le Maryland, où vivait Edward Snowden. Edward Snowden s'y exprimait sur différents sujets dont des considérations sur son séjour à Genève, lorsqu'il était employé par la CIA. (27 juin 2013). Le 27 juin 2013, le directeur de la NSA (Agence de sécurité nationale) Keith Alexander est acculé. Il doit s'expliquer sur le programme de surveillance PRISM dénoncé par Edward Snowden, à Baltimore, dans le Maryland. Le conseiller fédéral Ueli Maurer a déclaré vouloir lancer des poursuites contre Edward Snowden, l'espion de la CIA qui a opéré à Genève, si ses actes sont confirmés. Le 27 juin, Quito renonce à son accord douanier avec les Etats-Unis, qualifié d'«instrument de chantage», et dément avoir émis un laissez-passer pour Snowden lui permettant de rejoindre l'Equateur. Le 26 juin, . Quito indique que l'examen de sa demande d'asile pourrait prendre des mois. Le 25 juin, alors que (on l'attendait dans un avion entre Moscou et La Havane), le président russe Vladimir Poutine confirme qu'il se trouve toujours en zone de transit dans un aéroport moscovite. Le 23 juin, Edward Snowden et d'où il a demandé l'asile à l'Equateur. Le gouvernement hongkongais confirme le départ volontaire de Snowden «pour un pays tiers de façon légale et normale». , visé par un mandat d'arrêt et dont le passeport a été annulé. L'Equateur déclare avoir reçu une demande d'asile de la part de Snowden. Washington menace Moscou et Pékin de conséquences sur leurs relations bilatérales. , à l'intérieur du terminal F de l'aéroport de Moscou, depuis qu'il est arrivé de Hong Kong. La chambre d'hôtel où Snowden est «coincé», à l'intérieur du terminal F de l'aéroport de Moscou, depuis qu'il est arrivé de Hong Kong. Le 22 juin, on apprend selon des documents dévoilés par l'ex-consultant, les services britanniques de renseignement ont accès à des câbles à fibres optiques qui en font un acteur majeur dans la surveillance des communications mondiales. Le 22 juin, le département américain de la Justice annonce . Ici, Hong Kong. , le 15 juin. Le 13 juin, le FBI confirme qu'une enquête pénale a été lancée contre Snowden et justifie les programmes de surveillance par la lutte contre le terrorisme. Le 12 juin, Snowden accorde un entretien au quotidien , dans lequel il affirme que les Etats-Unis surveillent des «centaines de milliers d'ordinateurs» dans le monde, y compris à Hong Kong et en Chine. Ici, des manifestations en soutien à Edward Snowden à Hong Kong. La maison d'Edward Snowden et sa petite amie à Waipahu, à Hawaii. Ils y vivaient encore il y a peu, avant que l'homme ne se décide de partir à Hong Kong pour y faire ses révélations (10 juin 2013). Depuis l'éclatement de l'affaire, des manifestations en soutien à Edward Snowden ont eu lieu un peu partout dans le monde. Ici, à New York, le 10 juin 2013. Le 9 juin, Edward Snowden arrivé à Hong Kong le 20 mai en provenance de Hawaï, révèle dans le être la source des fuites. Ici à l'image, l'hôtel où a séjourné Edward Snowden à Hong Kong. La jeune fille a posté ses photos coquines sur son blog. Lindsay Mills était la petite amie d'Edward Snowden, jusqu'à ce qu'il fasse ses révélations et la quitte pour, pensait-il, la mettre à l'abri des médias. Le 7 juin, le président Barack Obama défend un nécessaire «compromis» entre vie privée et sécurité. Le 6 juin, le affirment que la NSA et la police fédérale (FBI) ont sollicité neuf géants américains de l'internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour surveiller et intercepter les communications d'internautes étrangers situés hors des Etats-Unis. Edward Snowden dévoile son identité et son visage dès le début ses révélations le 5 juin. Manifestations de soutien à Edward Snowden devant le consulat des Etats-Unis à Hong Kong. Le directeur général de la NSA Keith Alexander. Tout commence le 5 juin, quand le quotidien britannique révèle l'existence d'une ordonnance de justice secrète forçant l'opérateur américain Verizon à livrer quotidiennement à la NSA la totalité des «métadonnées» téléphoniques de ses abonnés (numéro appelé, durée d'appel), d'avril à juillet. A man looks in Moscow on July 12, 2013, at a computer screen displaying a photo US National Security Agency (NSA) fugitive leaker Edward Snowden (C) during his today's meeting with leading Russian rights activists and lawyers at Moscow's Sheremetyevo airport where he has been stuck in transit for the last three weeks. Snowden met today around a dozen Russian rights activists, lawyers and other figures in a closed-door meeting at Moscow's Sheremetyevo airport, an official said. AFP PHOTO / STR

Sur ce sujet
Une faute?

Des réfugiés avaient caché à Hong Kong dans leurs petits appartements Edward Snowden qui venait de lancer l'une des plus grande fuites de données de l'histoire des Etats-Unis.

L'histoire n'avait été révélée qu'en septembre dernier, et leurs avocats les disent depuis dans le viseur de Hong Kong et de leurs pays d'origine.

Des migrants ont indiqué avoir été interrogés par les autorités de Hong Kong sur leurs liens avec Snowden.

Deux d'entre eux, originaires du Sri Lanka, l'ont également été par des agents sri lankais venus pour cela à Hong Kong.

«Circonstances exceptionnelles»

Jeudi, l'un de leurs avocats, le Canadien Marc-André Seguin, a annoncé avoir officiellement demandé aux autorités canadiennes de leur accorder le droit d'asile, invoquant une «question de vie ou de mort».

Ils espèrent que le Canada, considéré comme un pays ouvert aux réfugiés, fera de leurs cas une «priorité» et les acceptera au regard des «circonstances exceptionnelles», a ajouté Marc-André Seguin, en soulignant que «trois enfants apatrides» sont concernés.

Après avoir livré à des journalistes des milliers de documents mettant en lumière la surveillance américaine tentaculaire sur les communications dans le monde, Edward Snowden avait fui son hôtel de Hong Kong pour passer dans la clandestinité, trouvant refuge pendant deux semaines dans un quartier pauvre où s'entassent une partie des 11'000 migrants de la ville. Il vit aujourd'hui à Moscou.

Dans la peur de l'expulsion

Hong Kong n'est pas signataire de la convention de l'ONU sur les réfugiés et n'octroie pas l'asile, mais est tenu par la Convention de l'ONU contre la torture et les traitements dégradants d'examiner les demandes de protection introduites au titre de ce type de risques, et du risque de persécution.

De nombreux migrants y passent des années à attendre que le gouvernement hongkongais leur accorde sa protection. Mais moins de 1% de ces demandes sont satisfaites, et la plupart vivent dans la peur de l'expulsion.

Originaires des Philippines et mère d'une fille de cinq ans, Vanessa Rodel, qui a aidé Snowden à se cacher et a demandé l'asile au Canada, a déclaré à l'AFP n'avoir aucun regret, espérant désormais pouvoir «aller au Canada et y redémarrer une vie en toute liberté et sécurité».

(nxp/afp)