France

03 avril 2019 15:52; Act: 03.04.2019 17:04 Print

Ils projetaient d'attaquer une école maternelle

Deux jeunes hommes, suspectés de préparer un attentat dans un établissement scolaire ou de s'en prendre aux forces de l'ordre, ont été arrêtés à Paris fin mars.

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Deux hommes, qui voulaient s'en prendre à une école maternelle et des fonctionnaires de police, ont été arrêtés fin mars. (Photo: AFP)

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Deux hommes d'une vingtaine d'années, dont l'un souffre de problèmes psychiatriques, ont été mis en examen à Paris et écroués vendredi dernier après avoir projeté d'attaquer une école maternelle ou un policier, a-t-on appris mercredi.

Les deux suspects, nés en 1998, ont été interpellés le 25 mars en France, dans le cadre d'une enquête confiée trois jours auparavant à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour un projet d'action violente, a indiqué mercredi le parquet de Paris, confirmant en partie une information de la chaîne BFMTV.

Présentés à un juge antiterroriste le 29 mars, ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et placés en détention provisoire. Selon une source proche de l'enquête, le principal suspect, arrêté en Seine-et-Marne (région parisienne), souffre d'«une très forte instabilité psychiatrique» et d'une «tendance suicidaire» qui aurait pu le pousser à passer à l'acte.

Admirateur de Mohamed Merah

Il voulait s'en prendre à une école maternelle ou à des fonctionnaires de police, dont un en particulier, qui l'avait arrêté dans le passé dans une affaire de droit commun, a expliqué une source.

C'est lorsqu'il a commencé à vouloir se procurer des armes que la justice a été saisie et que le parquet a décidé de son interpellation.

«Il n'y a pas eu d'acte de préparation, pas de repérage», a souligné une autre source proche de l'enquête, indiquant qu'il évoquait «ses projets à l'oral».

Le deuxième homme, lui aussi né en 1998 et arrêté pour sa part à Paris, n'était pas autant impliqué dans le projet, selon des sources concordantes. Il est soupçonné d'avoir pu lui apporter une aide, sans être totalement au courant de ses desseins.

Présenté comme «un admirateur de Mohamed Merah» - tué par la police après avoir abattu trois militaires, un enseignant et trois enfants juifs en France en mars 2012 -, le principal suspect était connu des services de renseignement, selon une source proche des investigations.

Menace terroriste constante

Toutefois, même s'il s'est intéressé entre 2015 et 2016 à la mouvance islamiste, il n'a pas donné suite et n'a de fait «aucun lien» avec elle, a assuré une autre source.

Reste qu'il voulait s'en prendre à des établissements scolaires ou à des policiers, deux cibles que l'organisation Etat islamique (EI) a appelé à de nombreuses reprises à viser.

Même si l'EI est désormais défaite sur ses terres depuis la chute du dernier réduit du «califat», la France, touchée depuis 2015 par une vague d'attentats sans précédent qui a fait 251 morts, vit toujours sous une menace terroriste constante.

(nxp/afp)