Attentat en Turquie

01 juillet 2016 11:34; Act: 01.07.2016 16:34 Print

Ils voulaient prendre les voyageurs en otage

Les trois kamikazes de l'aéroport d'Istanbul avaient prévu de retenir des dizaines de personnes avant d'actionner leurs charges explosives, rapporte un quotidien turc.

Voir le diaporama en grand »
Les kamikazes, qui se sont faits exploser à l'aéroport d'Istanbul, voulaient faire encore un plus grand carnage en prenant des dizaines de voyageurs en otage, rapportent des médias turcs. (1er juillet 2016) Comme pour le 12 juin après la tuerie d'Orlando, l'Empire State Building, à New York (Etats-Unis) s'est éteint en hommage aux victimes d'Istanbul. (Jeudi 30 juin 2016). A Istanbul, Paris ou Bruxelles, la conviction que l'éden est au bout du sacrifice motive les kamikazes mais elle ne vient d'aucun texte, selon des experts et islamologues. (Mercredi 29 juin) Le bilan du triple attentat-suicide qui a frappé mardi soir l'aéroport international Atatürk d'Istanbul s'est alourdi à 41 morts et 239 blessés, a annoncé mercredi le gouvernorat de la première mégapole de Turquie. (Mercredi 29 juin 2016) La compagnie aérienne Swiss a décidé de suspendre ses vols en direction d'Istanbul, après l'attentat de mardi soir. (Mercredi 29 juin 2016) Le premier ministre turc Binali Yildirim, au centre, s'est exprimé devant la presse en milieu de nuit sur place. (Mercredi 29 juin 2016). Sur cette carte réalisée et diffusée par l'agence Reuters, on voit que l'aéroport international Atatürk se situe à l'ouest du centre-ville, sur la partie européenne d'Istanbul. (Mercredi 29 juin 2016). Le hashtag #prayforistanbul accompagné de cette image s'est répandue très rapidement sur les réseaux sociaux (Mercredi 29 juin 2016). Sur les réseaux sociaux, plusieurs créations visuelles rendent hommage aux victimes de l'attaque. (Mercredi 29 juin 2016). Des passages en état de choc après la tragédie, devant l'entrée de l'aéroport Atatürk. En milieu de nuit, le bilan a été relevé à 36 morts. (Mercredi 29 juin 2016). Des passagers attendent près de l'entrée principal de l'aéroport après les explosions. (Mercredi 29 juin 2016). Les autorités ont annoncé dans la nuit que l'attentat-suicide avait été mené par trois kamikazes. Une arme, sur le sol de l'aéroport Atatürk d'Istanbul. (Image fournie par 140journo/via Reuters) Les autorités ont revu le bilan à 28 morts, dans la soirée, tandis que l'agence turque Dogan évoquait 32 morts. L'attaque n'était toujours pas revendiquée, trois heures après le tripple-attentat suicide visant une nouvelle fois la Turquie. L'attentat-suicide est survenu dans un terminal de l'aéroport international d'Istanbul, le plus grand de Turquie. (Mardi 28 juin 2016) Plus d'une dizaine d'ambulances ont été dépêchées sirènes hurlantes vers le terminal des vols internationaux. (Mardi 28 juin 2016) Un grand mouvement de panique a secoué le terminal des vols étrangers lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont été entendues aux alentours de 22H00 locales (19H00 GMT). (Mardi 28 juin 2016) Un premier bilan a fait état d'une dizaine de morts et d'une vingtaine de blessés. (Mardi 28 juin 2016) Selon des témoignages, les forces de l'ordre ont essayé d'arrêter le terroriste avant qu'il ne se fasse exploser. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) Les dégâts matériels sont importants à l'intérieur du terminal. (Mardi 28 juin 2016) Tous les vols ont été suspendus mardi soir a l'aéroport international Atatürk d'Istanbul après l'attentat suicide. (Mardi 28 juin 2016) L'attaque a été menée par trois terroristes, a annoncé Vasip Sahin, le gouverneur de la première mégapole turque.

Sur ce sujet
Une faute?

Trois jours après le triple attentat-suicide qui a fait 44 morts et plus de 260 blessés à l'aéroport international d'Atatürk, l'attaque n'avait toujours pas été revendiquée, mais les responsables turcs ont pointé le groupe Etat islamique (EI).

Selon le quotidien Sabah proche du gouvernement, le bilan du carnage aurait pu être encore plus élevé si les assaillants n'avaient pas été interceptés, car ils voulaient à l'origine prendre des dizaines de passagers en otage pour se faire sauter avec eux.

«Les manteaux qu'ils portaient pour cacher leurs charges explosives, malgré la chaleur, ont attiré l'attention de civils et d'un officier de police», selon le journal.

Images de caméras

Des images extraites des caméras de surveillance de l'aéroport montrent trois hommes portant des vestes de couleur sombre. Sur l'une des captures d'écran, on peut apercevoir un policier en civil qui demande à l'un des assaillants ses papiers d'identité, puis il est agenouillé et menacé par une arme à feu.

Les trois kamikazes, qui se sont séparés avant de se faire exploser à différents endroits de l'aéroport, ont également fait des victimes en tirant avec leurs fusils-mitrailleurs.

Un Russe, un Ouzbek et un Kirghiz

Les autorités ont affirmé que les kamikazes étaient un Russe, un Ouzbek et un Kirghiz tandis que l'agence de presse Dogan faisait état de deux Russes parmi les trois assaillants.

Des médias turcs ont identifié un Tchétchène du nom d'Akhmet Chataïev comme le cerveau de l'attentat de l'aéroport. Il serait le chef de l'EI à Istanbul et aurait également organisé les attaques près de Taksim (en mars) et Sultanahmet (janvier), au coeur d'Istanbul, souligne le quotidien Hürriyet.

Trente-trois arrestations

Dans le cadre de l'enquête, la police a arrêté 24 personnes à Istanbul (13 jeudi et 11 vendredi), dont 15 étrangers, selon des sources de sécurité citées par l'agence de presse progouvernementale Anadolu. Neuf autres personnes ont été arrêtées dans la province occidentale d'Izmir mais leur lien avec l'attentat n'a pas pu être confirmé.

Les arrestations de vendredi ont été effectuées à l'aube par une unité de la police antiterroriste dans le quartier de Basaksehir, sur la rive européenne d'Istanbul.

«Au-dessus de bombes»

Selon Hürriyet, les trois assaillants avaient loué un appartement dans le quartier de Fatih, densément peuplé de Syriens, Palestiniens, Libanais et Jordaniens, payant une avance de 24'000 livres turques (8100 francs) pour un an.

Une voisine du dessus, qui ne les a jamais vus, raconte s'être plainte auprès des autorités des odeurs chimiques se dégageant de l'appartement après minuit. «La police est venue me voir après les attaques... J'ai habité au-dessus de bombes», dit-elle.

Vendredi, des diplomates d'une douzaine de pays, vêtus de noir, ont rendu hommage aux victimes. «Ils disent qu'ils font ça au nom de l'islam, mais ça n'a rien à voir avec l'islam», a lancé le président turc Recep Tayyip Erdogan. «Leur place est en enfer».

Tragédie familiale en Tunisie

En Tunisie, un médecin militaire tué dans l'attentat d'Istanbul, où il s'était rendu pour tenter de ramener son fils unique qui avait un temps rejoint le groupe extrémiste Etat islamique (EI), a été enterré vendredi avec émotion dans sa ville natale.

Des centaines d'hommes et de femmes, dont beaucoup en pleurs, se sont rassemblés dès le matin devant le domicile familial à Ksour Essef (centre-est) pour lui rendre un dernier hommage, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Cette tragédie familiale a bouleversé de nombreux Tunisiens et occupe les conversations depuis mardi. Selon sa famille, le fils n'est pas encore au courant de la mort de son père.

(nxp/ats)