Joggeuse disparue

28 février 2011 13:09; Act: 12.03.2019 10:16 Print

Information judiciaire pour meurtre

Alors que la joggeuse française disparue près de Toulouse reste toujours introuvable, le procureur a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire.

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Le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, a annoncé lundi matin l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide volontaire dans le cadre de la disparition de Patricia B., la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne) dont la famille est sans nouvelle depuis le 14 février dernier.

Les investigations sont désormais placées sous la conduite de la juge d'instruction Nicole Bergougnan. Jusqu'à présent, le cadre des recherches était celui d'une enquête de flagrance pour enlèvement, séquestration et violences volontaires.

«On ne sait pas ce qui s'est passé puisque nous n'avons pas retrouvé de corps. La qualification de l'homicide volontaire paraît la plus probable mais il sera toujours possible de changer de qualification plus tard», a déclaré à l'Associated Press Michel Valet.

Après 15 jours d'enquête de flagrance, «l'information judiciaire va permettre aux enquêteurs de bénéficier des pleins pouvoirs d'enquête mais dans la durée», a précisé le représentant du parquet.

Suspect relâché

Samedi matin, un éboueur de 38 ans, travaillant dans le Frontonnais selon des sources policières, avait été relâché à l'issue de sa garde à vue sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. «Nous n'avions pas de raison de prolonger la garde à vue. Aucun élément n'a été retenu contre cet homme», avait déclaré samedi Michel Valet.

Le 14 février, comme à son habitude, Patricia B., 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats à Toulouse et résidant avec son mari à Bouloc, avait quitté son domicile aux environs de 4h30 pour faire son jogging. Ne voyant pas son épouse revenir, son mari avait donné l'alerte vers 6h30.

Les premiers gendarmes étaient intervenus sur place vers 8h. Du sang, des cheveux ainsi que des effets personnels retrouvés le lendemain de la disparition, sur un chemin situé à 1km du domicile de Patricia B., ont été formellement identifiés comme lui appartenant. La disparition de la joggeuse a donné lieu au déploiement d'un important dispositif de recherche. Une centaine de gendarmes et des plongeurs étaient toujours sur le terrain ce week-end pour continuer les recherches et sonder les points et cours d'eau dans un vaste périmètre autour de Bouloc.

(ap)