Vancouver

22 juin 2011 06:33; Act: 22.06.2011 08:03 Print

Internet pour démasquer les casseurs

Une justice populaire s'est mise en place sur internet pour tenter d'identifier les émeutiers qui ont mis Vancouver à sac, après la défaite de l'équipe locale en finale de NHL.

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Choqués par les violences de rue déclenchées la semaine dernière suite à la défaite d'une équipe de hockey, certains habitants de Vancouver cherchent à punir les émeutiers en les identifiant grâce aux réseaux sociaux.

La police avait annoncé avoir procédé au total à 117 arrestations, pour la plupart après les incidents. Huit hommes âgés de 17 à 27 ans ont été ou devaient être inculpés pour coups et blessures, «participation à émeute» ou encore «incendie volontaire», ce dernier chef d'inculpation se rapportant à la destruction par le feu de voitures de police.

Appel à l'aide de la police

Elle a aussi demandé aux citoyens de lui fournir toute photo ou vidéo qui aurait été tournée durant l'émeute afin qu'elle puisse identifier les vandales et voleurs.

Mais alors que le calme venait seulement de revenir dans le centre ville, des internautes ont créé des pages internet et invité les témoins des violences à y poster leurs photos pour dénoncer les pilleurs.

Certains sont apparemment allés plus loin et ont menacé plusieurs suspects et leurs familles, a averti la police dans un communiqué publié lundi, mettant ainsi en garde contre «le risque croissant de voir les réseaux sociaux utilisés pour administrer une justice populaire».

Au chômage après avoir été identifiée

Nathan Kotylak, étudiant de 17 ans, fils d'un chirurgien et d'une infirmière, s'est présenté spontanément à la police et a fait des excuses publiques peu après la parution de photos le montrant en train d'essayer de mettre le feu à une voiture de police.

L'avocat de sa famille a indiqué que celle-ci avait dû déménager et que son père avait dû fermer son cabinet après avoir reçu des menaces.

Une étudiante en sciences de l'Université de Colombie-Britannique, Camille Cacnio, a également été identifiée en ligne : on la voit sourire en emportant un caleçon d'homme d'un magasin pillé. Suite à la publication de ces clichés, elle a perdu son emploi à temps partiel chez un vendeur de voitures.

L'étudiante a publié sur son blog de longues excuses dans lesquelles elle attribue sa participation à l'émeute à une «mentalité de foule». Puis elle met en garde contre une autre forme de «mentalité de foule»: celle qui s'exprime actuellement via les réseaux sociaux contre les fauteurs de troubles.

(afp)