Proche-Orient

17 juillet 2018 10:32; Act: 18.07.2018 06:40 Print

Israël a interdit la livraison de fioul aux Palestiniens

Israël renforce encore le blocus de Gaza en réaction aux cerfs-volants incendiaires lancés depuis l'enclave.

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Le jeune adolescent palestinien (chemise à carreaux) qui avait blessé au couteau deux juifs en octobre 2015, a été condamné à 12 ans de prison. (7 novembre 2016) . Un adolescent palestinien est tué par balle par l'armée israélienne, faisant redoubler les heurts. islamiste et Israël frappe la bande de Gaza ainsi que les domiciles de trois Palestiniens de Cisjordanie identifiés comme étant les auteurs du rapt. Après des jours de tensions, La communauté internationale et l'ONU appellent au calme. Sans succès. Une proposition égyptienne de trêve est acceptée par Israël mais rejetée par le Hamas, qui exige une levée du blocus de Gaza, l'ouverture de la frontière avec l'Egypte et la libération de dizaines de détenus. Après l'échec de la trêve, Israël reprend ses frappes. , tués par des frappes israéliennes alors qu'ils étaient en train de jouer. , la première depuis 2008 pour détruire les tunnels du Hamas. Celui-ci Le a prévenu que l'état hébreu allait «payer un prix élevé» pour cette décision. Les victimes se multiplient des deux côtés et israéliens à Gaza et dénonce les attaques aveugles du Hamas en Israël. où s'amoncelaient d'énormes gravats. Quelque 150 corps sont retirés des décombres. Nouveau bain de sang, avec près de 120 Palestiniens tués. Un marché à Chajaya et (nord) accueillant des déplacés sont touchés. Washington condamne l'attaque de l'école mais confirme avoir réapprovisionné Israël en munitions. Israël porte à . La première trêve acceptée à la fois par Israël et le Hamas vole en éclats au bout de deux heures avant un nouveau Une nouvelle frappe israélienne contre une école gérée par l'ONU accueillant des déplacés (3e école atteinte en dix jours) provoque . Israël observe une . avec des tirs de roquettes palestiniennes et des frappes israéliennes après l'échec de négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens au Caire. Après deux jours de calme, six personnes sont tuées, dont un journaliste italien de l'agence AP, lors d'une opération de démantèlement d'un missile israélien. . Restant muet sur la situation des Palestiniens de Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété qu'aucun accord ne serait conclu sans garanties pour la sécurité d'Israël. Après un mois de papillonnage, de l'organisation lors d'un bombardement ciblé à Rafah. dans la bande de Gaza, en plein conflit avec l'armée israélienne. Parmi eux, six ont été exécutés sur la place publique, devant la plus importante mosquée de la ville. . et prévoit l'ouverture immédiate des points de passage entre Israël et l'enclave palestinienne pour «l'entrée rapide de l'aide humanitaire». La trêve, annoncée comme «permanente» par les Palestiniens, est entrée en vigueur à 16 heures. Des tirs de joie étaient entendus à Gaza.

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Nouvelle mesure de pression contre les Palestiniens. L'interdiction de livrer du fioul et du gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, a été annoncée tard lundi par le ministère de la Défense.

Trois jours après la pire confrontation armée entre Israël et le mouvement islamiste Hamas depuis la guerre de 2014, le ministère de la Défense israélien a suspendu mardi les livraisons de fioul et de gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et l'enclave.

La semaine dernière, Israël avait déjà annoncé la fermeture immédiate de ce point de passage, le Hamas dénonçant un «crime contre l'humanité».

Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, est soumise à un strict blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël.

Le renforcement de ce blocus intensifie la pression sur le Hamas, détériorant encore la situation humanitaire déjà précaire dans l'enclave où 80% des deux millions d'habitants sont tributaires d'une aide, selon la Banque mondiale.

Rafah, l'autre point de passage des biens vers Gaza ouvrant vers l'Egypte, était aussi fermé mardi matin, a constaté un journaliste de l'AFP, sans qu'une confirmation officielle en détaille les raisons.

Il était fermé de manière quasi-permanente depuis quelques années.

«Tuer les incendiaires»

Depuis plus d'une semaine, Israël durcit sa réponse aux cerfs-volants et ballons enflammés lancés depuis Gaza, qui ont déjà dévoré plus de 2600 hectares de terres israéliennes, selon les autorités.

Après les pierres, le cerf-volant et sa déclinaison incendiaire sont devenus le symbole de la mobilisation palestinienne, embarrassant les dirigeants israéliens qui ne parviennent pas à stopper les dégâts causés par ces engins artisanaux, le plus souvent fabriqués avec un morceau de bois, du plastique et des tissus enflammés.

Ces projectiles incendiaires accompagnent les manifestations de Gazaouis qui protestent le long de la barrière qui sépare Israël de Gaza depuis le 30 mars contre le blocus et pour exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui de leurs terres en 1948 lors de la création de l'Etat d'Israël.

Au moins 144 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis le début de ce mouvement. Aucun Israélien n'a été tué.

En visite lundi dans les localités voisines de la bande de Gaza, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rappelé que son pays considérait les cerfs-volants enflammés comme des violations du cessez-le-feu avec le Hamas.

«Si je ne me fais pas comprendre par les mots, le message sera clarifié par des actions de l'armée», a-t-il prévenu.

Son ministre de l'Education, Naftali Bennett, a lui estimé mardi qu'il fallait «tuer les terroristes incendiaires et «éteindre cette vague de terrorisme».

«Jouer avec le feu»

Lundi, l'armée israélienne a attaqué deux positions du Hamas d'où, selon elle, des ballons incendiaires avaient été lancés. Ces dernières semaines, les frappes israéliennes étaient surtout dissuasives, ciblées à proximité des lanceurs de projectiles enflammés.

«L'occupation israélienne a exagéré les dégâts causés par les cerfs-volants et les ballons, afin de justifier son attaque contre Gaza», a estimé Sami Abou Zohri, un porte-parole du Hamas dans un communiqué.

«L'occupation israélienne joue avec le feu si ses avions de guerre visent les lanceurs de cerfs-volants», a-t-il averti.

Pour Israël, le Hamas a la capacité de stopper les cerfs-volants.

«Rien ne se passe à Gaza sans le consentement du Hamas», a affirmé à l'AFP Gabi Siboni, directeur de l'institut israélien des études de sécurité nationale et ancien officier de l'armée israélienne, précisant que les cerfs-volants pourraient être à l'origine d'une nouvelle escalade militaire.

Pour Jamal al-Fadi, professeur de science politique à Gaza, le Hamas pourrait stopper ces projectiles mais il les utilise pour faire pression sur Israël.

«Le Hamas est limité dans sa réponse militaire», a-t-il expliqué à l'AFP. «Il n'a pas intérêt à aller à la confrontation, car les gens ne veulent pas d'une guerre à moins qu'elle soit imposée par Israël».

Samedi, Israël a mené des dizaines de raids aériens, en réponse aux projectiles incendiaires et aux manifestations le long de la barrière qui le sépare de la bande de Gaza.

Ces frappes ont tué deux adolescents palestiniens de 15 et 16 ans, alors que 200 roquettes et obus ont été tirés en réponse depuis l'enclave vers le territoire israélien.

Le Hamas a annoncé plus tard qu'un cessez-le-feu avait été conclu grâce à une médiation égyptienne. Depuis, quelques échanges de tirs seulement sont venus troubler le calme précaire.

(nxp/ats)