Etats-Unis

24 juillet 2018 20:44; Act: 24.07.2018 22:18 Print

Ivanka arrête sa propre marque, devenue une cible

La fille du président américain annonce qu'elle met fin aux activités de sa marque de vêtements dont elle avait limité le développement pour éviter des conflits d'intérêt.

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Ivanka Trump. (Photo: AFP)

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Ivanka Trump a annoncé mardi qu'elle allait mettre fin aux activités de sa marque de vêtements, chaussures et accessoires, dont elle avait limité le développement pour éviter des conflits d'intérêt avec sa fonction de conseillère à la Maison Blanche.

Après avoir connu une forte hausse de ses ventes en 2016 à la faveur de la campagne présidentielle, la marque avait subi le contrecoup de l'élection de Donald Trump, plusieurs chaînes de magasins décidant notamment de la déréférencer.

«Après 17 mois à Washington, je ne sais pas si je reprendrai un jour cette activité, mais je sais que jusqu'à nouvel ordre, mon attention se porte sur ce que je fais ici», a expliqué Ivanka Trump dans une déclaration transmise à l'AFP. «Cette décision est la seule voie juste pour mon équipe et mes associés», a-t-elle ajouté. Les 18 employés de la société vont être licenciés.

Lancée sous sa forme actuelle en 2014, la marque bénéficiait d'un partenariat avec le groupe G-III Apparel Group, qui fabriquait et distribuait vêtements et accessoires. Positionnée sur le segment de moyenne gamme, à des prix abordables, elle avait réalisé un chiffre d'affaires de 47,3 millions de dollars lors de l'exercice 2016/17, clos fin janvier 2017, en hausse de 61%, selon des chiffres publiés par G-III.

Après l'élection de son père et sa nomination comme conseillère à la Maison Blanche, cette mère de trois enfants avait conservé sa participation majoritaire dans la marque mais l'avait versée dans un trust afin de minimiser les risques de conflits d'intérêt.

Une source proche de la marque a rappelé qu'après la création du trust, la société avait travaillé avec un spécialiste pour s'assurer qu'elle respectait bien les recommandations du Bureau pour l'éthique gouvernementale (OGE) et avait «pris des mesures qui allaient au-delà des dispositions légales». Plusieurs élus du Congrès se sont pourtant régulièrement inquiétés des risques de conflits d'intérêt que posait la participation d'Ivanka Trump dans sa société.

Après avoir été alertée par la Commission des Lois de la Chambre des représentants, la marque avait renoncé, en 2017, à un partenariat avec le groupe textile japonais Sanei, dont l'un des actionnaires était, indirectement, l'Etat japonais.

Fin mai 2018, l'association américaine anti-corruption Citizens for Responsability and Ethics in Washington (Crew) avait relevé que la société Ivanka Trump s'était vu accorder l'enregistrement de marque par la Chine quelques jours avant que Donald Trump ne lâche du lest sur le dossier de l'équipementier télécoms chinois ZTE.

Une image abîmée

De manière générale, les activités de la marque à l'étranger étaient suivies de près et souvent soupçonnées de bénéficier de l'influence du clan Trump. En mai 2017, trois militants chinois avaient été interpellés en Chine alors qu'ils enquêtaient dans des usines produisant des chaussures pour la ligne Ivanka Trump. Détenus durant plusieurs semaines, ils avaient été relâchés fin juin 2017.

Après avoir un temps incarné la voix de la raison dans le clan Trump, à même de pousser son père à modérer sa position sur certains dossiers, elle a vu son image se détériorer, critiquée pour son inaction et son manque d'impact sur l'administration Trump.

Depuis l'investiture de Donald Trump, plusieurs chaînes de magasins, notamment Nordstrom et Neiman Marcus aux Etats-Unis et Hudson Bay au Canada, avaient choisi de ne plus vendre d'articles portant le nom de la fille du président des Etats-Unis.

La décision d'arrêter ses activités «n'a rien à voir avec les performances de la marque et est uniquement liée à la décision d'Ivanka de rester à Washington jusqu'à nouvel ordre», a indiqué une source proche de la marque.

«La structure de la marque était construite sur un modèle de croissance», a néanmoins ajouté cette source. Le départ de la fondatrice pour Washington et les restrictions imposées à la marque pour éviter des conflits d'intérêt «ont limité sa capacité à croître, aux Etats-Unis ou à l'étranger», rendant son développement difficile.

«Les perceptions de la marque sont désormais très polarisées et elle est devenue un paratonnerre pour la contestation et le boycott», a estimé Neil Saunders, directeur du cabinet GlobalData Retail.

«Même si la société est toujours viable», a-t-il ajouté, «la poursuite de ses affaires est devenue beaucoup plus compliquée et ces problèmes ne seraient allés que croissant».

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • évita taxes le 24.07.2018 22:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    taxes

    de toute manière tout ou partie made on china !

  • Ivan K. le 24.07.2018 23:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ca serait pas plutôt dû au fait que sa marque est

    Je ne vois pas le rapport. En Suisse nous avions bien un Villiger qui détenait des fabriques de vélos et cigares. On veut des gens du terrain, il faut laccepter. Mais pour la fille Trump je pense que cest plutôt une bonne excuse, sa marque ne fonctionnant pas

  • mje le 24.07.2018 22:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    triste

    elle fait se quelle veut, ne se pose surement pas la question des gens quelle va mettre au chômage.

Les derniers commentaires

  • Donatella le 25.07.2018 14:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    hypocrites de gauche

    et si quelqu'un harcelait les filles obama aussi méchamment qu'ivanka...les junky de l'exotisme crieraient au racisme...

  • Jean Luc le 25.07.2018 10:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Peu crédible....

    Le vieux rouquin nous fait son cirque sur les produits chinois et sa propre fille implante son usine en Chine plutôt que de faire de l'emploi aux USA, voilà toute la contradiction de Trumpy, moi je fais, mais pas vous.......

  • Jeanne le 25.07.2018 09:53 Report dénoncer ce commentaire

    Business is business

    Elle ne peut pas être et avoir été ! C'est déjà made in China.

    • Papou le 25.07.2018 12:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jeanne

      quel belle phrase intelligente... rien compris le ce que vous vouliez faire passer comme message.

  • Gino le 25.07.2018 08:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On ne choisi pas sa ?

    Quel mélange dans les commentaires essayez de prendre un peu de hauteur et vous verrez des personnes aigries et si tristes de leur vie qu ils ne font que critiquer les autres. Je n ai pas d atome avec Ivanka et encore moins avec son géniteur mais bon sang lâchez lui les barquettes. Cela dit je constate qu en général lorsque la gauche passe dans une élection il n y a jamais de mouvement contestataire de la part de la droite ce qui n est apparemment pas le cas lorsque la droite passe. Je dis ça mais je peux me trumper.

    • Jean Luc le 25.07.2018 10:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Gino

      Rien à voir, on ne peut pas exiger des autres de ce que l'on ne fait pas déjà soi-même....

  • Nikita le 25.07.2018 08:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ivanka

    Elle devrait arrêter sa fonction a la Maison blanche. Comme conseiller auprès de son père elle nest pas crédible et fait un peu la Barbie.